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Call center externalisé, respecter le RGPD et la confidentialité

Externalisez vos appels, restez conforme au RGPD.

Externaliser un centre d’appels ne doit pas mettre vos données clients en danger. Cet article s’adresse aux directions commerciales, dirigeants de PME B2B et responsables marketing ou relation client qui envisagent un call center externalisé pour gérer leurs appels sortants ou entrants. Imaginez un fichier de 8 000 contacts confié à un prestataire pour relancer des leads dormants : chaque nom, numéro direct ou email engage votre responsabilité, surtout lorsque plusieurs centaines d’appels sont enregistrés chaque semaine. Vous y trouverez des repères concrets pour concilier performance commerciale et conformité RGPD : choix du prestataire, clauses clés à exiger, organisation des accès aux bases, gestion des enregistrements et des demandes de suppression. L’objectif est de vous aider à garder la maîtrise de la protection des données clients tout en tirant pleinement parti d’une plateforme d’appels B2B comme JobPhoning.

L’essentiel RGPD pour votre call center externalisé

  • Externaliser un centre d’appels B2B impose de maîtriser RGPD et confidentialité.
  • La direction reste responsable des données, même si le call center externalisé appelle.
  • Un contrat précis encadre traitements, durées de conservation et mesures de sécurité.
  • Des procédures concrètes guident les équipes : scripts, accès outils, gestion des oppositions.
  • Un suivi régulier des enregistrements, incidents et droits exercés sécurise vos campagnes B2B.
  • Une plateforme d’appels en ligne comme JobPhoning facilite pilotage et traçabilité.

  • Responsable de traitement : entité qui décide des finalités et moyens d’usage des données.
  • Sous-traitant de données : prestataire qui traite les informations pour le compte du responsable.
  • Base légale : fondement juridique autorisant un traitement, par exemple intérêt légitime ou consentement.
  • Enregistrement d’appel : fichier audio de la conversation, utile pour qualité, contrôle et preuve.

Pourquoi la conformité RGPD est stratégique lorsque vous externalisez un call center

Confier vos appels entrants ou vos campagnes de prospection à un call center externalisé revient à lui ouvrir l’accès à votre capital le plus sensible : les données de vos prospects et de vos clients. La conformité au RGPD n’est donc pas un sujet juridique annexe, mais un critère de pilotage aussi stratégique que le coût par appel ou le taux de conversion. En cas d’incident (fuite, usage non conforme, conservation excessive), l’entreprise donneuse d’ordre reste responsable aux yeux du régulateur, même si l’erreur vient du prestataire.

Sur le terrain, la sous-traitance des informations clients impose des arbitrages concrets : quels champs du fichier sont réellement nécessaires au script téléphonique, qui peut écouter les enregistrements, combien de temps les conserver, comment gérer les demandes d’opposition ou de suppression. Un centre d’appels externalisé mal cadré peut multiplier les copies de bases, diffuser des extractions par e-mail, ou réutiliser des contacts pour d’autres campagnes, avec un risque immédiat pour votre image et pour votre conformité.

Un enjeu de performance autant que de risque

La conformité RGPD dans la prospection téléphonique influe aussi sur l’efficacité commerciale. Des règles claires sur la base légale, la gestion des consentements et la durée de conservation évitent les blocages de dernière minute, les scripts bricolés par peur de “mal faire” et les mises en pause de campagnes. Un dispositif solide, partagé entre juristes, marketing et prestataire, permet au contraire de sécuriser le cadre et de laisser les équipes se concentrer sur la qualité de la relation client.

Un exemple courant : vous lancez une campagne B2B d’appels sortants avec enregistrement systématique pour le coaching. Sans procédures écrites ni clauses de confidentialité précises, les fichiers audio peuvent être stockés trop longtemps ou consultés par des personnes non autorisées. À l’inverse, un cadrage inspiré par les recommandations de l’autorité de protection des données et mis en œuvre par une plateforme structurée comme JobPhoning réduit fortement ces risques et renforce la confiance de vos interlocuteurs.

Définitions clés : RGPD, sous-traitance de données clients et confidentialité en centre d’appels

Avant de signer avec un centre d’appels externalisé, les équipes juridiques, IT et commerciales doivent partager le même vocabulaire. Sans ces repères, difficile d’évaluer un prestataire, de rédiger un contrat ou de cadrer une campagne d’appels B2B impliquant des fichiers clients. Les notions ci-dessous servent directement à sécuriser vos décisions : choix du partenaire, périmètre de la mission, modalités de contrôle et gestion des incidents.

Notions RGPD essentielles pour un call center externalisé

  • RGPD : règlement européen qui encadre l’utilisation des données à caractère personnel et impose des principes comme la transparence, la minimisation des informations collectées et la sécurité des systèmes.
  • Responsable de traitement : entité qui décide des finalités (pourquoi) et des moyens essentiels (comment, à quel rythme, sur quelle cible) du traitement des informations relatives aux prospects et clients.
  • Sous-traitant de données clients : prestataire qui traite les informations pour le compte du responsable de traitement, par exemple un call center externalisé qui appelle un fichier fourni par l’entreprise.
  • Base légale : fondement juridique qui autorise l’utilisation d’informations personnelles, comme l’intérêt légitime pour la prospection B2B ou le consentement explicite dans certains contextes.
  • Confidentialité des données : obligation de limiter l’accès aux seules personnes autorisées et de prévenir toute divulgation non souhaitée, y compris lors des enregistrements d’appels et de leur réécoute.
  • Violation de données : incident de sécurité (fuite, perte, accès illégitime) qui touche des informations personnelles et qui peut déclencher des obligations de notification à l’autorité de contrôle et, parfois, aux personnes concernées.

Poser clairement ces définitions permet de structurer vos échanges avec un prestataire de relation client externalisée : vous pouvez exiger des procédures documentées, vérifier que la base légale est adaptée à votre activité, encadrer l’accès aux enregistrements et préparer un plan de réaction en cas d’incident sur les données clients.

Organiser la répartition des rôles entre l’entreprise, le centre d’appels externalisé et les équipes commerciales

Une mise en conformité sérieuse commence par une répartition des rôles claire entre l’entreprise, le centre d’appels externalisé et les équipes commerciales. Sans ce cadrage, les données clients se baladent entre plusieurs acteurs, les décisions se diluent et le risque RGPD augmente fortement.

Qui décide de quoi, et sur quelles données ?

L’entreprise reste le responsable de traitement : elle définit les finalités (prospection, relance, satisfaction), la base légale, les catégories de données utilisées, la durée de conservation et les pays où elles peuvent être traitées. Elle valide les scripts, les argumentaires et les mentions d’information lues au téléphone. Elle fixe aussi les règles de qualification : quels champs le téléopérateur doit-il renseigner, dans quel outil, avec quels niveaux d’accès.

Le centre d’appels externalisé agit comme sous-traitant de données. Il applique les instructions documentées du donneur d’ordre, assure la sécurité opérationnelle (contrôle des accès, confidentialité des appels, encadrement des enregistrements d’appels) et remonte tout incident. Dans un contrat ou un accord de traitement, il faut préciser : périmètre des données, usages autorisés, modalités de réversibilité et procédures de purge.

Les équipes commerciales, enfin, exploitent les données issues des appels pour transformer les leads en opportunités. Leur rôle doit être encadré :

  • accès donné uniquement aux informations nécessaires à la vente,
  • règles d’enrichissement des fiches (notes, commentaires) pour éviter les mentions sensibles,
  • processus de suivi des demandes des personnes (droits d’accès, d’opposition, de suppression).

Dans une campagne d’appels B2B pilotée via une plateforme comme JobPhoning, l’entreprise définit le fichier, les critères de ciblage et la base légale, le centre d’appels applique les scénarios et consigne les résultats, les commerciaux ne récupèrent que les rendez-vous et informations nécessaires à la relation d’affaires. Cette séparation fonctionnelle permet de sécuriser la confidentialité tout en conservant une organisation de vente efficace.

Comparer les scénarios d’organisation : centre d’appels internalisé, call center externalisé et plateforme d’appels B2B en ligne

Avant de choisir un mode d’organisation, il faut mesurer l’impact de chaque scénario sur la conformité RGPD et la confidentialité. Un centre d’appels internalisé donne un contrôle direct sur les données, les scripts et les enregistrements d’appels, mais impose d’investir dans des procédures, des outils sécurisés et la formation continue des équipes. À l’inverse, un call center externalisé apporte des process déjà rodés, mais oblige à cadrer très précisément le rôle de sous-traitant de données et les modalités de supervision.

Les plateformes d’appels B2B en ligne offrent un modèle hybride : l’entreprise garde la maîtrise de ses fichiers et de la base légale de prospection, tandis que l’outil structure les flux (journalisation, droits d’accès, stockage, purge). Le choix ne se fait pas uniquement sur le coût à l’appel ; il dépend du niveau de sensibilité des données clients, du volume de campagnes et de votre capacité interne à piloter la conformité.

ScénarioAtouts RGPD / confidentialitéPoints de vigilance
Centre d’appels internaliséContrôle total des fichiers, des habilitations et des lieux d’hébergement.Besoin de ressources internes expertes, risque de pratiques hétérogènes entre équipes.
Call center externaliséProcess de sécurité souvent industrialisés, équipes formées à la gestion des données.Nécessité d’un contrat de sous-traitance très détaillé et de contrôles réguliers.
Plateforme d’appels B2B en ligneTraçabilité fine des appels, paramétrage des durées de conservation, gestion centralisée des accès.Bien configurer l’outil et clarifier les responsabilités entre donneur d’ordre et prestataire.

Ce tableau sert de grille de lecture pour confronter vos contraintes métier à vos capacités de pilotage. Une direction qui doit gérer des données très sensibles, par exemple dans la santé ou la finance, n’arbitrera pas de la même manière qu’une PME avec des volumes limités.

Pour structurer ce choix, beaucoup d’entreprises s’appuient sur des services pour entreprises combinant plateforme d’appels et réseau d’opérateurs, comme peut le proposer JobPhoning, afin d’aligner performance commerciale, sécurité des données clients et conformité réglementaire.

Étapes pour cadrer un call center externalisé dans le respect du RGPD

Avant de lancer un centre d’appels externalisé, il faut verrouiller le cadre de traitement des données personnelles : qui collecte quoi, sur quelle base juridique, pendant combien de temps et avec quelles garanties de confidentialité. Un cadrage rigoureux en amont évite d’improviser sous la pression des équipes commerciales ou du prestataire, et limite fortement les risques de non‑conformité.

Processus de cadrage en plusieurs étapes

  1. Définir la finalité des campagnes : prospection, relance clients, enquêtes de satisfaction, avec une description précise des objectifs poursuivis.
  2. Identifier la base légale applicable (intérêt légitime, exécution d’un contrat, consentement) et documenter ce choix dans vos procédures internes.
  3. Cartographier les données traitées (coordonnées, fonction, historique des échanges, enregistrements d’appels) et éliminer les informations non nécessaires.
  4. Qualifier le prestataire en tant que sous‑traitant, évaluer ses mesures de sécurité et formaliser ces exigences dans un contrat ou un DPA détaillé.
  5. Organiser les flux : modalités de transfert des fichiers, droits d’accès, règles de mise à jour et de suppression, y compris côté équipes commerciales.
  6. Fixer des durées de conservation et des règles d’archivage claires, notamment pour les enregistrements d’appels et les comptes rendus de conversations.
  7. Définir le traitement des droits des personnes (accès, opposition, suppression) : qui reçoit les demandes, qui répond, dans quels délais.
  8. Mettre en place des contrôles réguliers : audits d’échantillons d’appels, vérification des scripts, revue du registre des traitements avec le prestataire.

Un call center externalisé ou une plateforme comme JobPhoning peut alors s’intégrer dans ce cadre structuré, avec des engagements contractuels clairs et des indicateurs de suivi partagés. En cas de changement de périmètre (nouvelle cible, nouveau pays, nouveau discours), ce canevas sert de base pour réévaluer rapidement les impacts RGPD sans bloquer la performance commerciale.

Cas pratique : sécuriser une campagne d’appels B2B avec un centre d’appels externalisé

Imaginez une ETI qui confie à un centre d’appels externalisé la prise de premiers contacts sur un fichier de décideurs B2B. L’objectif : qualifier les besoins et proposer un rendez-vous avec les commerciaux internes. La direction veut accélérer les volumes d’appels, tout en restant irréprochable sur la protection des données.

Un scénario de campagne cadré dès la conception

Premier réflexe : formaliser le cadre RGPD avant le lancement. L’entreprise définit la finalité du traitement (qualification et prise de contact commercial), la base légale (intérêt légitime généralement) et les catégories de données transmises. Le fichier envoyé au prestataire est épuré : seules les informations nécessaires aux appels sont partagées, en appliquant la minimisation des données.

Le contrat de sous-traitance décrit précisément :

  • les instructions documentées pour les scripts, les durées de conservation et les relances autorisées,
  • les mesures de sécurité des données clients (accès restreints, traçabilité, gestion des habilitations),
  • les règles d’enregistrement des appels et les conditions d’accès par les managers.

Sur le terrain, chaque téléopérateur du prestataire voit uniquement les contacts de la campagne, dans un outil sécurisé. Les mentions d’information sont intégrées au script d’introduction. Les refus, demandes de suppression ou de désinscription sont saisis en temps réel et remontent automatiquement vers l’entreprise donneuse d’ordre pour mise à jour du référentiel clients.

Les équipes commerciales n’accèdent qu’aux fiches qualifiées et aux rendez-vous validés, accompagnés d’un historique d’appels limité à ce qui est utile pour préparer l’échange. Les enregistrements utilisés pour le contrôle qualité restent accessibles à un nombre restreint de personnes, éventuellement via une plateforme d’appels B2B comme JobPhoning, avec des droits d’écoute définis. L’ensemble crée un dispositif dans lequel le prestataire peut travailler efficacement, la force de vente exploite des informations fiables, et la conformité RGPD est intégrée dans le fonctionnement quotidien plutôt que traitée comme un sujet annexe.

Les erreurs fréquentes qui exposent un centre d’appels externalisé aux risques RGPD

Les principaux risques RGPD naissent rarement d’un incident technique isolé. Ils viennent plutôt d’un enchaînement d’erreurs de cadrage entre l’entreprise et le centre d’appels externalisé. Première faute fréquente : ne pas formaliser clairement qui est responsable de traitement, qui est sous-traitant et pour quelles finalités précises les données sont utilisées. Dans ce flou, chacun interprète la règle à sa façon : le prestataire enrichit le fichier pour d’autres clients, les commerciaux exportent des listes sur leur ordinateur, et plus personne ne sait exactement où circulent les informations.

Pièges contractuels, fichiers mal gérés et enregistrements d’appels

Une autre source de non-conformité vient d’un contrat incomplet. Le document omet par exemple :

  • les instructions écrites sur la base légale (prospection B2B, intérêt légitime, consentement quand il est requis),
  • les durées de conservation et les modalités de purge des bases de contacts,
  • les engagements de sécurité (chiffrement, gestion des accès, sous-traitants secondaires).

Sur le terrain, cela se traduit par des fichiers non mis à jour, des numéros « opposés » qui continuent à être appelés, ou des campagnes relancées sur d’anciens prospects sans justification. Même dérive sur les enregistrements d’appels : stockage illimité, accès trop large aux écoutes, absence de procédure pour répondre aux demandes de suppression d’un client.

Enfin, beaucoup d’organisations sous-estiment les risques liés aux pratiques quotidiennes : scripts qui poussent les téléopérateurs à collecter des informations sensibles non nécessaires, partage de mots de passe entre équipes, envoi de fichiers prospects par e-mail sans protection, ou encore accès aux outils du centre d’appels externalisé accordé à des profils qui n’en ont pas besoin. Chacune de ces « petites entorses » fragilise la confidentialité des données et complique la défense de l’entreprise en cas de contrôle. Réduire ces erreurs suppose un pilotage rigoureux, des procédures écrites et des contrôles réguliers des pratiques réelles, pas uniquement des beaux process sur le papier.

Bonnes pratiques et check-list RGPD pour piloter un call center externalisé en toute confidentialité

Piloter un centre d’appels externalisé en restant serein sur le RGPD suppose de transformer les grandes exigences réglementaires en routines de gestion. Le sujet n’est pas seulement juridique : il touche la qualité des fichiers utilisés, les scripts de prospection, l’accès aux enregistrements d’appels et la coordination quotidienne avec le prestataire. Un directeur commercial ou un DPO doit pouvoir vérifier rapidement que les fondamentaux sont en place, sans passer ses semaines dans la documentation.

Check-list opérationnelle pour votre call center externalisé

Une bonne approche consiste à formaliser une check-list simple, utilisée en amont de chaque campagne puis en suivi continu. Dans une entreprise B2B qui confie ses actions de relation client à un prestataire, cette liste devient un support de pilotage partagé entre le donneur d’ordre, le centre d’appels et éventuellement une plateforme comme JobPhoning. Elle sécurise les flux de données personnelles tout en laissant aux équipes commerciales la souplesse nécessaire pour adapter leurs argumentaires.

  • Identifier clairement le responsable du traitement et le sous-traitant dans les contrats et procédures.
  • Vérifier la base légale de chaque campagne (intérêt légitime, consentement, contrat…).
  • Documenter la provenance des fichiers utilisés et la dernière mise à jour des données.
  • Limiter les informations transmises au prestataire au strict nécessaire pour l’appel.
  • Définir une durée de conservation précise pour les données et les enregistrements d’appels.
  • Encadrer par écrit l’accès aux enregistrements : qui, pour quoi faire, pendant combien de temps.
  • Mettre en place des profils et droits d’accès distincts pour les équipes internes et externes.
  • Imposer des canaux sécurisés pour tous les échanges de fichiers et rapports.
  • Prévoir un processus simple de gestion des droits des personnes (accès, rectification, opposition…).
  • Former régulièrement les téléopérateurs du prestataire aux consignes RGPD spécifiques à vos campagnes.
  • Suivre quelques indicateurs de conformité (incidents, demandes de droits, anomalies de fichier) en comité de pilotage.
  • Tester périodiquement, par échantillonnage, la bonne application des scripts et des mentions d’information.

Cette grille devient un réflexe de gouvernance : utilisée avant le lancement, puis revue à intervalles réguliers, elle aide à maintenir la confidentialité des données clients sans ralentir la performance du call center ni la montée en charge des actions menées avec JobPhoning.

Comment une plateforme d’appels B2B comme JobPhoning s’intègre dans une démarche de conformité RGPD

Une plateforme d’appels B2B comme JobPhoning s’insère souvent entre l’entreprise qui décide de la campagne et le centre d’appels externalisé ou les téléopérateurs indépendants. Cette position d’intermédiaire permet de structurer la conformité : les flux de données sont centralisés dans un outil unique, avec des droits d’accès paramétrés, un historique des actions et des enregistrements d’appels rattachés à chaque fiche contact. Le responsable des traitements garde ainsi la maîtrise des informations partagées et peut limiter les exports bruts.

Sur le terrain, la plateforme devient un levier de mise en œuvre des règles RGPD décidées en amont. Les scripts d’appels peuvent intégrer les mentions d’information, les bases de contacts être chargées avec des champs de consentement, les durées de conservation définies par campagne. Les enregistrements d’appels et les rendez-vous validés sont gérés dans un environnement commun : le donneur d’ordre peut réécouter, contrôler la conformité des échanges et, si nécessaire, supprimer un enregistrement ou marquer un contact en opposition.

Cette approche facilite aussi le pilotage d’un centre d’appels externalisé. Plutôt que de multiplier les fichiers Excel et les envois par e-mail, le prestataire opère dans un cadre technique déjà sécurisé. La plateforme de téléprospection joue alors son rôle de sous-traitant : elle fournit des statistiques d’activité, trace les tentatives d’appels, consigne les résultats et permet d’auditer la façon dont les données clients ont été utilisées. Les équipes commerciales, de leur côté, récupèrent uniquement les informations nécessaires au suivi des opportunités, sans accès superflu aux données brutes.

Dans ce modèle, JobPhoning n’est pas seulement un outil opérationnel de campagnes d’appels B2B. La solution contribue aussi à rendre applicables, au quotidien, les décisions prises par la direction juridique, la DPO ou la direction commerciale en matière de confidentialité des données et de conformité des traitements.

Trois priorités pour lancer ou réévaluer votre projet de call center externalisé conforme au RGPD

Avant d’augmenter les volumes d’appels ou de changer de prestataire, la première décision utile consiste à clarifier ce que vous faites réellement avec les données. Un projet de centre d’appels sous-traité ne sera jamais compatible avec le RGPD si les flux d’informations restent flous pour les équipes métiers comme pour le DPO.

Trois priorités opérationnelles

  1. Cartographier les traitements et les bases légales
    Dressez une vue précise : quelles catégories de prospects et clients sont appelées, pour quels objectifs, avec quels scripts, et où sont stockés les enregistrements d’appels. Associez à chaque usage une base légale (intérêt légitime, consentement, exécution du contrat…) et une durée de conservation. Par exemple, pour une campagne de relance B2B, documentez que les appels s’appuient sur l’intérêt légitime, avec une conservation limitée des enregistrements dédiée au contrôle qualité.

  2. Revoir l’encadrement contractuel du prestataire
    Votre contrat avec le centre d’appels externalisé doit refléter précisément cette cartographie : instructions écrites, engagement de confidentialité, mesures techniques et organisationnelles, modalités de suppression ou restitution des fichiers. Intégrez des clauses sur l’accès aux enregistrements, l’hébergement, la sous-traitance en cascade et les audits possibles. Une plateforme d’appels B2B comme JobPhoning peut ainsi être contractuellement tenue de ne traiter les données que dans le cadre fixé par vos instructions.

  3. Mettre en place une gouvernance et des contrôles réguliers
    Désignez un pilote interne responsable de la relation avec le prestataire et de la conformité opérationnelle : suivi des indicateurs, gestion des demandes d’exercice de droits, validation des scripts. Programmez des revues périodiques (trimestrielles ou semestrielles) pour vérifier l’application des procédures, ajuster les consignes et actualiser la documentation RGPD. Dans un dispositif s’appuyant sur JobPhoning, ces contrôles peuvent s’appuyer sur les statistiques de campagnes et l’écoute d’échantillons d’appels pour vérifier que les engagements de confidentialité sont respectés sur le terrain.

Questions fréquentes sur le RGPD et la confidentialité d’un call center externalisé

Un call center externalisé conforme au RGPD est d’abord un prestataire clairement identifié comme sous-traitant de données, avec un contrat qui précise ses obligations. La base légale des traitements (intérêt légitime, contrat, consentement) est définie par le donneur d’ordre et expliquée aux équipes. Les flux sont cartographiés : quelles données clients arrivent, où elles sont stockées, qui y accède. Le centre d’appels B2B applique ensuite des mesures de sécurité adaptées : limitation des droits, mots de passe robustes, chiffrement des enregistrements, sauvegardes contrôlées. Enfin, il sait gérer les droits des personnes (accès, rectification, suppression) dans des délais raisonnables, par exemple sous 30 jours.

L’entreprise qui confie ses campagnes d’appels B2B reste responsable de traitement : elle définit les finalités, la base légale et les catégories de données. Le call center externalisé est sous-traitant : il traite les informations uniquement sur instruction, avec un niveau de sécurité documenté. Le contrat doit préciser qui répond aux demandes des personnes, qui notifie la CNIL en cas de violation et dans quels délais. Un exemple courant : le prestataire signale tout incident en moins de 24 heures, le donneur d’ordre gère la communication externe. Un comité de pilotage trimestriel permet de vérifier que cette répartition fonctionne réellement sur le terrain.

La première étape consiste à définir votre base légale : consentement explicite ou intérêt légitime argumenté, selon le type de prospection et le pays visé. Si vous fondez vos appels sur le consentement, chaque “oui” obtenu doit être horodaté, rattaché à une personne et stocké dans le CRM ou l’outil de gestion de campagnes. En pratique, on peut exiger du centre d’appels qu’il saisisse une mention de consentement dans la fiche contact, voire qu’il valide une case obligatoire. En cas d’intérêt légitime, documentez votre mise en balance et permettez une opposition simple : une phrase claire dans le script et un champ “ne plus appeler” systématiquement mis à jour.

La clé consiste à limiter les échanges aux informations réellement utiles aux campagnes d’appels B2B. Plutôt que d’exporter tout le CRM, créez des vues dédiées avec quelques champs : coordonnées, statut de relation, contexte commercial synthétique. Privilégiez une synchronisation via API sécurisée plutôt qu’un échange manuel de fichiers, avec des droits granulaires pour le prestataire. Un exemple : accès en lecture seule aux fiches, écriture autorisée uniquement sur certains champs (compte-rendu, prochaine action). Contrôlez chaque trimestre les comptes actifs et fermez ceux des téléopérateurs qui ont quitté le projet, afin d’éviter des accès dormants.

Une plateforme d’appels en ligne centralise les flux : fichiers de contacts, scripts, compte-rendus, enregistrements. Cette centralisation permet au responsable de traitement de garder la main sur les durées de conservation, les droits d’accès et la suppression des données en fin de mission. Sur JobPhoning, le donneur d’ordre suit par exemple les performances et les appels réalisés tout en pouvant contrôler les informations partagées avec les téléopérateurs indépendants. Ce modèle réduit les échanges de fichiers par e-mail, souvent mal sécurisés, et simplifie la réponse aux demandes des personnes grâce à une vision unifiée des interactions.

Les risques majeurs tiennent souvent à un cadrage insuffisant du sous-traitant de données. Premier danger : des fichiers trop riches partagés inutilement (notes internes, données sensibles), qui augmentent l’impact d’une fuite. Autre point faible : des enregistrements d’appels conservés sans limite claire ou accessibles à trop de personnes. Enfin, l’absence de procédure pour les demandes RGPD des clients (droit d’opposition, d’accès) crée un risque de non-réponse dans les délais. Pour limiter ces risques, il faut réduire les données transmises au strict nécessaire, fixer une durée de conservation et tester une fois par an les procédures de droits des personnes.

Le contrat doit au minimum reprendre les exigences de l’article 28 du RGPD : objet du traitement, type de données, durées de conservation, obligations de sécurité et de confidentialité. Il est utile d’y ajouter des engagements opérationnels : délai maximum pour supprimer un fichier après fin de mission, fréquence des sauvegardes, modalités d’anonymisation des enregistrements d’appels. Prévoyez aussi le droit d’audit ou de vérification documentaire, même léger, au moins tous les 12 ou 24 mois. Enfin, la gestion des sous-traitants ultérieurs (hébergeur, outil de numérotation) doit être encadrée : information préalable et exigences de sécurité équivalentes.

Un plateau téléphonique sérieux limite d’abord les accès : comptes individuels, authentification renforcée, aucune session partagée entre opérateurs. Les enregistrements d’appels doivent être chiffrés au repos, hébergés sur des infrastructures sécurisées, avec des règles de conservation strictes (par exemple 3 ou 6 mois selon l’usage). Il est également prudent de journaliser les écoutes : qui a consulté quel fichier audio, à quelle date, pour quel motif. Côté poste de travail, le blocage des clés USB, l’interdiction des captures d’écran et une politique d’écran verrouillé réduisent nettement les risques de fuite discrète de données clients.

Au-delà des taux de prise de rendez-vous, quelques métriques simples donnent une vision claire de la conformité. Suivez le pourcentage de fiches complètes (mentions obligatoires remplies), le nombre de demandes liées aux droits des personnes traitées dans les délais et le volume d’appels enregistrés dépassant la durée de conservation prévue. Ajoutez un indicateur d’accès : combien de comptes ont un rôle “administrateur” sur la plateforme d’appels. Une revue semestrielle de ces chiffres, partagée avec le prestataire, permet d’identifier rapidement les dérives et d’ajuster scripts, procédures de saisie ou règles de purge automatique.

Les 30 premiers jours doivent servir à cadrer solidement le dispositif. Commencez par cartographier les données qui seront transmises au centre d’appels externalisé et supprimez tout champ non indispensable. Formalisez ensuite un avenant ou un contrat de sous-traitance conforme au RGPD, relu par le juridique. Organisez une session de formation courte (1 à 2 heures) pour les équipes internes et le prestataire, centrée sur les scripts, les mentions d’information et la gestion des oppositions. Enfin, si vous travaillez avec une plateforme comme JobPhoning, paramétrez dès le départ les droits d’accès, les durées de conservation et les règles de purge automatique.

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