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Mettre un fichier de décideurs B2B en conformité RGPD

Des fichiers décideurs B2B 100 % conformes RGPD

Mettre à niveau votre liste de dirigeants au regard du RGPD, c’est protéger vos ventes autant que votre réputation. Ce guide s’adresse aux directions commerciales, responsables marketing B2B et managers de centres d’appels qui utilisent au quotidien un fichier décideurs B2B pour prendre des rendez-vous et alimenter le pipe. Imaginez une PME industrielle qui exploite depuis cinq ans un tableur de 8 000 contacts dirigeants : adresses issues de salons, d’anciens clients, d’achats ponctuels… Au moment de lancer une nouvelle campagne, la question surgit : ces contacts peuvent-ils encore être appelés sans risque ? Vous allez apprendre à vérifier la licéité de vos sources, à clarifier votre base légale de conformité RGPD, à informer correctement vos interlocuteurs et à organiser la gestion des droits sur leurs données personnelles. L’objectif : transformer une contrainte réglementaire en cadre de travail simple et rassurant pour vos équipes et vos partenaires, y compris avec une plateforme comme JobPhoning.

À retenir pour un fichier de décideurs conforme

  • Un fichier de décideurs B2B non conforme au RGPD crée un risque juridique et d’image immédiat.
  • Les directions commerciale et marketing doivent clarifier l’origine des données et la base légale de prospection B2B.
  • Un audit ciblé du fichier, puis la purge des contacts douteux, sécurisent rapidement les campagnes d’appel.
  • Documenter l’information des contacts, la mise à jour et la gestion des oppositions rend la conformité pilotable au quotidien.
  • Des outils spécialisés comme JobPhoning aident à suivre les contacts et à tracer les traitements sur la durée.

  • RGPD : règlement européen qui encadre l’usage des données personnelles et la prospection.
  • Fichier de décideurs B2B : ensemble structuré de contacts dirigeants ou responsables utilisés pour développer le portefeuille client.
  • Intérêt légitime : base juridique autorisant la prospection professionnelle si l’impact sur la vie privée reste limité et expliqué.
  • Base de contacts : référentiel unique où les informations sont centralisées, fiabilisées et historisées.
  • Droit d’opposition : possibilité pour un contact de demander l’arrêt de la prospection, à traiter sans délai.

Pourquoi la conformité RGPD de votre fichier de décideurs B2B est un enjeu stratégique

Un fichier structuré de décideurs d’entreprise concentre une part essentielle de votre capital commercial : contacts clés, niveau de responsabilité, historique des interactions. Lorsqu’il n’est pas aligné avec les exigences de conformité RGPD, ce patrimoine devient un facteur de risque : contrôle de l’autorité de protection des données, plaintes individuelles, dégradation de la réputation. À l’inverse, un traitement des données carrément maîtrisé rassure vos interlocuteurs, vos partenaires et vos équipes internes.

Un enjeu business, pas seulement juridique

Du point de vue commercial, un fichier non conforme est souvent un fichier mal tenu : doublons, contacts obsolètes, provenance incertaine, absence de traçabilité du consentement B2B ou de l’intérêt légitime. Ces failles compliquent la prospection commerciale, exposent les équipes à des refus agressifs et perturbent le pilotage des campagnes. Un responsable des ventes qui ignore si les droits des personnes (opposition, rectification, suppression) sont correctement gérés ne peut pas dimensionner sereinement ses actions d’outbound.

Concrètement, imaginez une équipe qui appelle un même dirigeant trois fois en quinze jours parce que son entreprise figure dans plusieurs listes mal fusionnées. Au-delà de l’agacement du contact, ce type de situation nourrit un sentiment d’amateurisme et peut déclencher une réclamation. En mettant votre base de contacts en conformité, vous clarifiez les sources de données, documentez les traitements, sécurisez la durée de conservation et facilitez la réponse aux demandes issues des recommandations de la CNIL en matière de prospection B2B.

Pour une organisation commerciale ou un centre d’appels interne, un cadre RGPD clair devient un véritable outil de gouvernance des données. Les équipes savent qui elles peuvent contacter, pour quel objectif et avec quel message d’information. Le management réduit les zones grises, améliore la qualité des reporting et peut confier plus facilement l’exploitation de cette base de décideurs à des partenaires spécialisés comme JobPhoning, en gardant la maîtrise des risques juridiques et d’image.

Définitions essentielles : fichier de décideurs B2B, prospection commerciale et principes clés du RGPD

Avant de lancer ou d’intensifier une prospection entre entreprises, il est utile de clarifier quelques notions. Une grande partie des décisions liées au RGPD se joue sur ces définitions : ce que contient exactement votre base de contacts, à quelles fins vous l’utilisez et comment vous encadrez son exploitation par les équipes marketing et commerciales.

Les notions à maîtriser pour structurer vos décisions RGPD

Dans un contexte B2B, ces concepts forment le socle de votre cadre de conformité et conditionnent vos choix d’outils, de messages et de procédures internes.

  • Fichier de décideurs B2B : ensemble structuré de données permettant d’identifier et de contacter des responsables d’entreprise (fonction, coordonnées, société, parfois historique des échanges) dans une logique de développement commercial.
  • Prospection commerciale B2B : démarche visant à proposer des produits ou services à ces responsables, par téléphone, email ou autres canaux, sur la base d’un intérêt supposé ou avéré.
  • Donnée personnelle : toute information se rapportant à une personne physique identifiable (nom, email nominatif, mobile professionnel, etc.), y compris lorsqu’elle agit pour le compte de son entreprise.
  • Base légale : fondement juridique autorisant le traitement des données, en prospection entre entreprises le plus souvent l’intérêt légitime ou, dans certains cas, le consentement explicite.
  • Droits des personnes : possibilité pour chaque contact d’accéder à ses informations, de les rectifier, de s’opposer à la prospection ou de demander l’effacement de ses données.
  • Durée de conservation : période pendant laquelle les informations sont conservées dans la base de contacts, au-delà de laquelle elles doivent être supprimées ou anonymisées.

Une direction commerciale qui maîtrise ces définitions peut plus facilement cadrer les pratiques terrain : scripts de prospection compatibles avec le RGPD, procédures de gestion des oppositions, ou encore règles de mise à jour et de purge du fichier. Cette mise au clair en amont évite de traiter chaque campagne comme un cas particulier et installe un référentiel commun entre marketing, ventes et fonction juridique.

Comment la gestion d’un fichier de décideurs s’intègre dans l’organisation commerciale et marketing

La gestion d’un fichier de décideurs B2B n’est pas un simple sujet d’outil, c’est une brique d’organisation qui touche directement le marketing, les ventes et la conformité. Concrètement, ce référentiel de contacts sert de socle commun : les équipes marketing l’utilisent pour segmenter et lancer des campagnes, les commerciaux pour prioriser leurs actions de prospection et le responsable RGPD pour s’assurer du respect des droits des personnes et de la base légale choisie (souvent l’intérêt légitime en prospection B2B).

Articuler responsabilités, processus et conformité

Pour éviter les doublons, les litiges internes et les risques juridiques, il devient utile de clarifier qui fait quoi autour de la base de contacts. Dans de nombreuses entreprises, le marketing alimente le fichier prospects B2B (événements, formulaires, achats de données), le commerce l’enrichit après chaque échange, et un référent data ou DPO valide les règles de conservation et de gestion de l’opposition. Un scénario fréquent : un SDR met à jour le numéro d’un dirigeant après un appel, signale une demande de suppression, et le processus prévoit immédiatement la mise à jour dans tous les outils connectés.

Cette intégration organisationnelle gagne à être formalisée sous forme de procédures simples :

  • règles communes de création, modification et suppression d’un contact,
  • workflow clair de traitement des demandes d’accès, de rectification ou d’opposition,
  • gestion partagée des statuts (prospect actif, à ne plus contacter, archivé au-delà de la durée de conservation),
  • indicateurs suivis en comité commercial‑marketing : taux de données obsolètes, volume de contacts opposés, traçabilité des sources.

En structurant ce cadre, le fichier de décideurs devient un actif piloté plutôt qu’un simple listing dispersé. Les équipes opérationnelles gagnent en efficacité, la conformité RGPD est mieux maîtrisée et les actions de prospection, qu’elles soient menées en interne ou via une solution spécialisée comme JobPhoning, reposent sur des données fiables et documentées.

Comparer les bases légales et les principales sources de données pour la prospection B2B

Le choix de la base légale et de la source de données conditionne la conformité RGPD de votre fichier de décideurs entreprise autant que sa performance commerciale. Pour un fichier prospects B2B, l’enjeu consiste à aligner ce qui se passe sur le terrain (collecte, import, enrichissement) avec un cadre juridique clair. Dans une direction commerciale, cela se traduit par des arbitrages concrets : peut-on utiliser une base achetée ? Faut-il demander un consentement explicite ? Combien de temps conserver les coordonnées ?

Trois grands types de sources se retrouvent dans les organisations : collecte directe lors d’échanges commerciaux, import depuis des partenaires ou événements, et recours à des prestataires de données. Chaque configuration repose sur une base légale dominante (intérêt légitime, consentement, parfois contrat) avec des exigences différentes en matière d’information, de traçabilité et de durée de conservation. Les équipes qui s’appuient sur des services de fichiers B2B doivent être particulièrement attentives à la preuve de l’origine licite des données.

Base légale dominanteSource de données typiqueAvantage principalPoint de vigilance RGPD
Intérêt légitimeCartographie interne de décideurs B2BProspection B2B ciblée, contexte bien connuÉquilibre entre prospection et droits des personnes
Intérêt légitimeCartes de visite, échanges salons / webinairesDonnées à jour, contact ayant manifesté un intérêtInformation claire sur l’usage marketing et commercial
ConsentementFormulaires en ligne, téléchargement de contenusTraçabilité forte, attentes explicites du contactPreuve du consentement, gestion des retraits
Intérêt légitime ou contratClients et ex-clientsRelation déjà établie, données qualifiéesSegmentation par finalité, durée de conservation limitée
Intérêt légitime encadréPrestataires de bases de contacts B2BAccès rapide à un volume important de contactsVérification des garanties RGPD du fournisseur

Ce tableau sert de grille de lecture pour vos propres fichiers : identifiez pour chaque bloc de contacts la source réelle, rattachez-la à une base légale cohérente et vérifiez que l’information fournie aux personnes, la gestion des droits et la durée de conservation suivent les exigences associées. Un même fichier de décideurs peut combiner plusieurs situations ; l’important reste de documenter ces différences et d’adapter vos pratiques de prospection commerciale en conséquence.

Étapes clés pour auditer et mettre en conformité un fichier existant de décideurs d’entreprise

Lorsque l’on exploite un fichier existant de décideurs d’entreprise, l’enjeu consiste à combiner conformité RGPD et continuité de la prospection commerciale. Un directeur commercial ou un responsable marketing doit disposer d’un plan simple, exécutable par les équipes, pour assainir les données sans bloquer les campagnes en cours.

Un audit RGPD court, structuré et actionnable

Dans une PME B2B, cet audit peut être mené en quelques ateliers réunissant ventes, marketing et, si possible, le référent juridique. L’objectif : savoir précisément quelles données sont utilisées, d’où elles viennent et sur quelle base légale repose la prospection. À partir de là, il devient possible de décider ce qui est conservé, corrigé ou supprimé dans la base de décideurs.

  1. Cartographier les sources : identifier pour chaque contact la provenance (achat de données, événements, formulaires, réseau, etc.).
  2. Qualifier la base légale : vérifier, pour chaque source, si l’intérêt légitime est défendable ou si un consentement explicite est requis.
  3. Contrôler le contenu des fiches : supprimer les informations sensibles ou manifestement excessives au regard de l’objectif commercial.
  4. Mettre à jour l’information : préparer un modèle de message qui rappelle aux prospects B2B qui traite leurs données, dans quel but et comment exercer leurs droits.
  5. Organiser la gestion des droits des personnes : définir qui, dans l’équipe, traite les demandes d’accès, de rectification, d’opposition ou de suppression, et sous quels délais.
  6. Fixer une durée de conservation : établir des règles claires (par exemple, archiver ou effacer les contacts inactifs après une période déterminée) et les appliquer dans le CRM.
  7. Documenter l’audit RGPD : garder une trace écrite des décisions prises, des règles adoptées et des premiers nettoyages réalisés.

Une fois ce socle en place, la gouvernance des données devient plus robuste : les nouveaux contacts sont intégrés selon les mêmes critères, la qualité du fichier prospects B2B progresse, et les campagnes de téléprospection B2B reposent sur un cadre maîtrisé et défendable en cas de contrôle.

Cas concret : la mise en conformité progressive d’un fichier de décideurs dans une entreprise B2B

Dans une entreprise B2B de services aux entreprises, le directeur commercial découvre que son fichier de décideurs utilisé par les équipes terrain et par le centre d’appels provient de multiples sources, sans trace claire de l’origine ni des dates de mise à jour. Le délégué à la protection des données alerte : le risque RGPD devient trop élevé pour continuer à lancer des campagnes de prospection commerciale en l’état.

Un scénario réaliste de mise en conformité progressive

Plutôt que de repartir de zéro, l’équipe met en place un chantier en trois temps sur six mois. Une première phase de tri consiste à isoler les contacts dont l’origine est documentée (événements, formulaires web, partenaires), à supprimer les doublons évidents et à archiver les fiches incomplètes. Le volume exploitable baisse de 25 %, mais la direction assume ce choix pour sécuriser les actions de prospection B2B.

Deuxième étape : clarifier la base légale et informer les personnes. Les décideurs sont segmentés selon le canal d’acquisition et le type de relation existante. Pour ceux traités sur la base de l’intérêt légitime, un modèle d’e-mail d’information est diffusé, rappelant l’objet de la prospection, les droits des personnes (accès, opposition, suppression) et un canal simple pour se désinscrire. Les équipes commerciales reçoivent un script court pour répondre aux questions RGPD lors des appels.

Enfin, la gouvernance des données est renforcée. Un responsable est nommé pour la mise à jour de la base de contacts, la durée de conservation est fixée (par exemple 3 ans après le dernier contact actif) et un processus trimestriel de nettoyage est instauré : contrôle des rebonds, traitement systématique des demandes d’opposition, revue des segments inactifs. Au bout de quelques mois, les commerciaux constatent moins de retours négatifs liés à la protection des données et une meilleure confiance lors des échanges avec les décideurs d’entreprise.

Les erreurs RGPD les plus fréquentes liées aux fichiers de décideurs et comment les éviter

Les difficultés commencent souvent bien avant le premier appel. Une erreur récurrente consiste à agréger, dans une même base de contacts, des décideurs collectés via des cartes de visite, des salons, LinkedIn, des achats de listes… sans tracer précisément l’origine des données ni la base légale utilisée. Impossible ensuite de justifier un intérêt légitime ou un consentement en cas de contrôle, ou de répondre à une demande d’accès.

Pièges courants et parades opérationnelles

Autre écueil : la prospection B2B lancée sans information claire des personnes. Les commerciaux utilisent le fichier, mais aucun message type n’explique d’où viennent les données, pour quoi faire, ni comment exercer ses droits. Dans un scénario classique, un directeur financier contacté demande la suppression de ses informations : si le processus n’est pas défini, la demande se perd entre le CRM, les feuilles Excel et les outils de phoning.

On retrouve aussi :

  • Une durée de conservation non définie, ou jamais appliquée, conduisant à garder des contacts obsolètes pendant des années.
  • Des droits d’opposition ou de suppression mal gérés, avec des contacts réintégrés par erreur dans de nouvelles campagnes.
  • Des accès trop larges à la base de décideurs, sans règles de gouvernance ni contrôle des exports.

Pour éviter ces risques, il devient indispensable de documenter le traitement du fichier (registre, mentions d’information standardisées, politique de conservation) et de mettre en place quelques garde-fous simples : champ obligatoire “origine” dans les outils, procédure de désinscription partagée avec les équipes de vente, revue périodique des données anciennes. Un responsable désigné – marketing, data ou conformité – arbitre les cas limites et s’assure que la base reste exploitable pour la prospection tout en respectant les droits des personnes.

Bonnes pratiques et checklist RGPD pour fiabiliser votre fichier de décideurs B2B dans la durée

Pour qu’une base de contacts de décideurs reste conforme dans le temps, la question n’est pas seulement juridique. Il s’agit d’installer une vraie gouvernance des données : qui crée les fiches, qui les met à jour, qui gère les demandes d’opposition et selon quelles règles. Une direction commerciale qui pilote ce cadre réduit les risques RGPD et évite aux équipes de “bricoler” leurs propres fichiers Excel.

Checklist opérationnelle RGPD

  • Nommer un responsable métier du fichier (marketing ou ventes) clairement identifié.
  • Documenter la base légale utilisée (intérêt légitime ou consentement) pour chaque source de données.
  • Enregistrer pour chaque contact la source d’origine et la date de collecte.
  • Standardiser les champs : civilité, fonction, entreprise, email pro, téléphone, statut RGPD.
  • Créer un indicateur “opt-out” visible pour les demandes d’opposition à la prospection B2B.
  • Mettre en place une adresse ou un formulaire unique pour exercer les droits des personnes.
  • Tracer la date et le mode de recueil du consentement B2B lorsqu’il est utilisé.
  • Définir une durée de conservation cible (par exemple 2 à 3 ans après le dernier contact actif).
  • Programmer un nettoyage périodique : désactivation des fiches inactives, vérification des doublons.
  • Former les commerciaux à l’enregistrement systématique des oppositions et demandes de suppression.
  • Interdire les exports “sauvages” non tracés vers des fichiers locaux.
  • Contrôler régulièrement un échantillon de fiches dans le cadre d’un mini audit RGPD.
  • Mettre à jour les mentions d’information utilisées dans les emails et scripts de prospection.
  • Prévoir une procédure en cas d’erreur (contact ajouté à tort, mauvaise fonction, etc.).

Dans une organisation structurée, cette checklist est intégrée aux outils et aux routines de travail : revue trimestrielle du fichier par le management, indicateurs de qualité de données partagés et rappel des règles lors des onboarding commerciaux. La conformité RGPD devient alors un réflexe collectif, au service d’un fichier de décideurs fiable et exploitable sans crainte pour les campagnes de prospection.

Comment JobPhoning contribue à une utilisation maîtrisée et documentée des fichiers de contacts B2B

Pour une direction commerciale, la difficulté n’est pas seulement de constituer une base de décideurs, mais de prouver à tout moment que chaque utilisation respecte le RGPD. Une plateforme comme JobPhoning, dédiée à la téléprospection B2B, permet de structurer cette utilisation plutôt que de laisser les fichiers circuler dans des tableurs ou des carnets personnels.

Concrètement, les fichiers de contacts sont centralisés dans un environnement unique, avec des droits d’accès gérés par profil (manager, téléopérateur, prestataire). Chaque appel, chaque prise de rendez-vous, chaque mise à jour de fiche est associée à un enregistrement et à des statistiques de performance. Un responsable peut ainsi vérifier, sur un échantillon de conversations, que les messages d’information RGPD sont bien délivrés (identité de l’appelant, finalité, droit d’opposition) et corriger les scripts si nécessaire.

Le fonctionnement au rendez-vous validé ajoute une couche de traçabilité utile pour la conformité. Les échanges sont enregistrés, puis réécoutés avant validation, ce qui crée une preuve documentée du contexte de collecte ou de réutilisation des données personnelles : consentement explicite lorsqu’il est requis, opposition exprimée, demande de rectification, etc. Ces éléments facilitent la réponse à une demande de droits d’une personne ou à une question du DPO.

Au quotidien, la plateforme contribue aussi à la gouvernance des fichiers : historique des importations, suivi des campagnes liées à un même segment de décideurs, motifs de rejet ou de refus de rendez-vous. Un directeur commercial peut, par exemple, décider de purger certaines lignes inactives depuis plusieurs années ou de mettre en place un scénario de réactivation limité, tout en gardant une trace des arbitrages pris sur la durée de conservation. Dans ce cadre, JobPhoning fonctionne comme un support de pilotage qui aide à documenter, dans la durée, la manière dont les fichiers de contacts B2B sont exploités.

Prochaines étapes : trois pistes pour sécuriser durablement vos actions de prospection à partir de vos fichiers de décideurs

Une fois votre base de contacts décisionnaires assainie, l’enjeu devient de sécuriser la suite : éviter de retomber dans les mêmes travers et garder une prospection B2B pilotable dans le temps. Trois chantiers permettent de structurer cette démarche de façon durable.

Trois chantiers prioritaires à engager

  1. Nommer un responsable et clarifier les règles de gestion
    Désignez clairement qui pilote le fichier de décideurs : direction commerciale, marketing, ou binôme avec le référent RGPD. Formalisez quelques règles simples : quelles données personnelles sont autorisées, sur quelle base légale (intérêt légitime ou consentement), qui peut créer ou modifier une fiche, dans quels cas on supprime un contact. Un court document partagé (charte de gestion des données commerciales) suffit pour aligner commerciaux, téléopérateurs et marketing.
  2. Industrialiser les procédures RGPD dans les outils du quotidien
    Intégrez vos pratiques de conformité dans vos systèmes : champs obligatoires pour tracer l’origine de la donnée, cases ou menus déroulants pour documenter la base légale, dates de dernière interaction pour gérer la durée de conservation, bouton ou statut dédié pour l’opposition. Un exemple concret : lorsqu’un décideur refuse toute prospection, le commercial sélectionne un statut “Opposition RGPD” qui bloque automatiquement toute relance future.
  3. Mettre en place un rituel de contrôle et de mise à jour
    Planifiez des revues régulières : par trimestre, extraire les contacts inactifs depuis plusieurs années, vérifier un échantillon de fiches (origine, information, droits) et corriger les écarts. Profitez-en pour nettoyer les doublons et actualiser les fonctions des interlocuteurs. Ce rendez-vous récurrent entre commerce, marketing et, si possible, juridique léger, ancre la conformité dans la routine et améliore la fiabilité des campagnes de prospection.

En combinant gouvernance claire, paramétrage des outils et rituels de contrôle, votre organisation transforme le RGPD en cadre de travail stable pour exploiter légalement et efficacement ses fichiers de contacts B2B.

Questions fréquentes sur la conformité RGPD des fichiers de décideurs B2B

Il s’agit de toute base structurée contenant des informations sur des personnes identifiables occupant des fonctions de décision dans des entreprises clientes ou prospects. On y trouve généralement nom, prénom, fonction, coordonnées professionnelles, parfois l’historique des échanges commerciaux ou des préférences. Même si les données sont “professionnelles”, le RGPD s’applique dès qu’une personne est identifiable. Un export de CRM, un tableur partagé ou une liste achetée entrent dans cette définition. Considérer cet ensemble comme un traitement de données personnelles permet de cadrer sa gestion, ses accès et sa durée de conservation.

Pour la prospection par téléphone ou email adressée à des professionnels, l’intérêt légitime est souvent la base juridique la plus adaptée, à condition de respecter le droit d’opposition et les attentes raisonnables des personnes. Le consentement explicite devient pertinent pour des envois très fréquents ou des contenus éloignés de la fonction du contact. Dans les deux cas, il est indispensable de documenter le choix dans votre registre de traitements et d’expliquer ce fondement dans vos mentions d’information, accessibles depuis vos emails ou scripts d’appel.

Au minimum, il faut indiquer l’identité de votre société, la finalité de l’usage (prospection commerciale B2B, suivi de relation, invitations), la base légale retenue, les durées de conservation envisagées et les droits dont disposent les personnes (accès, rectification, opposition, effacement). Ces éléments peuvent figurer dans une politique de confidentialité, mais aussi être résumés dans un email de bienvenue ou un script d’appel. Par exemple, le commercial peut préciser en fin de conversation comment faire pour ne plus être sollicité et où trouver les informations détaillées.

Un CRM ou un outil de prospection capable de tracer l’origine des données, l’historique des consentements et les demandes d’opposition simplifie nettement la conformité RGPD. Des champs dédiés permettent de stocker la source, la date de collecte et la base légale choisie. Il est utile également de disposer de listes d’exclusion centralisées, automatiquement prises en compte dans les campagnes. Les solutions spécialisées en téléprospection, comme JobPhoning, apportent un suivi fin des appels, des scripts uniformisés et des enregistrements qui facilitent la preuve du respect des droits des personnes.

Les commerciaux adhèrent mieux quand ils voient le bénéfice immédiat : moins de mauvais fichiers, moins de prospects irrités, plus de conversations pertinentes. Il est utile de transformer les règles RGPD en réflexes simples : noter systématiquement les refus, vérifier la fonction avant d’ajouter un nouveau contact, utiliser un script qui mentionne clairement l’usage des données. Une courte formation, intégrée à une réunion de vente mensuelle, suffit souvent si elle est illustrée par des cas concrets et des réponses types à donner aux objections des décideurs.

La conformité ne relève pas uniquement du juridique. Un fichier de décideurs B2B mal géré génère des risques de sanctions, mais aussi de réputation si un prospect se plaint publiquement. À l’inverse, un cadre clair (base légale, information, opposition) rassure les interlocuteurs et renforce la crédibilité de votre prospection B2B. La mise en conformité est aussi l’occasion de nettoyer les doublons, les contacts obsolètes et les segments non pertinents. Beaucoup d’équipes constatent alors une baisse de volume, mais une hausse nette de la qualité des rendez-vous obtenus.

Un audit RGPD peut démarrer avec trois questions simples : d’où viennent les données, sur quelle base légale vous vous appuyez, et comment les personnes sont-elles informées de l’utilisation de leurs coordonnées. Vous pouvez prendre un échantillon de votre base de contacts et retracer pour chaque entrée l’origine (événement, formulaire, achat, sourcing interne), la date de collecte et les canaux de prospection utilisés. Les lignes sans origine claire ou trop anciennes doivent être revues en priorité. Documenter ce diagnostic dans un tableau partagé facilite ensuite le plan d’actions.

Une gouvernance des données claire évite les zones grises. Le marketing peut être responsable de la structure de la base, des critères de segmentation et de la définition des durées de conservation. Les équipes commerciales gèrent plutôt la mise à jour terrain : changement de poste, refus explicite, coordonnées directes obtenues lors d’un rendez-vous. Un référent RGPD, souvent côté direction ou finance, arbitre les cas limites et valide les règles d’usage. Formaliser ces responsabilités dans une procédure simple réduit les frictions et cadre les droits d’accès aux informations sensibles.

Plusieurs métriques donnent une vision concrète. Le taux de contacts invalides ou obsolètes (emails en erreur, numéros inactifs) mesure la qualité opérationnelle de la base. La part de personnes ayant exercé leur droit d’opposition met en lumière la pertinence de vos ciblages : au-delà de 3 à 5 %, il faut réinterroger la stratégie. Vous pouvez suivre aussi l’âge moyen des données, pour déclencher des campagnes de mise à jour. Enfin, le ratio rendez-vous / volume de contacts actifs permet de vérifier que la mise en conformité ne nuit pas à la performance commerciale.

JobPhoning peut s’inscrire comme un maillon de votre dispositif, en offrant un cadre structuré pour exploiter vos contacts décideurs B2B. La plateforme permet de suivre précisément les appels réalisés, les résultats obtenus et les retours des interlocuteurs, ce qui alimente la mise à jour de votre base. Les enregistrements et statistiques facilitent la traçabilité, utile en cas de contrôle ou de réclamation. En outre, la sélection et l’accompagnement des téléopérateurs contribuent à homogénéiser les pratiques de prospection, en cohérence avec vos règles internes de conformité RGPD.

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