Une nouvelle Silicon Valley en Australie ?

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Le long de la côte Australienne, située à 25 km de Brisbane, se trouve Greater Springfield. La ville, qui a vu le jour dans les années 1990, aspire à devenir la Silicon Valley de demain.

« Le monde a beaucoup appris de la Silicon Valley », explique son fondateur Maha Sinnathamby à CNBC. Greater Springfield est la première ville construite par le secteur privé en Australie. Le magnat de l’immobilier octogénaire s’est lancé dans ce dernier projet de créer un pôle d’affaires moderne et pensé autour de la technologie, de l’éducation et des soins de santé. Pour ce faire, il est à la recherche de grands groupes technologiques prêts à investir les lieux. Le groupe est pour le moment en discussion avec une multinationale technologique.

Un centre d’innovation pour l’Asie-Pacifique

Développée sur une parcelle de 28 km carrés acheté pour 6,1 millions de dollars, la ville est déjà bien vivante. Abritant aujourd’hui 46 000 résidents, 16 500 logements, 11 écoles, un pôle universitaire, une ligne de chemin de fer ou encore un hôpital, M. Sinnathamby a déclaré que la ville était jusqu’à présent avancée à 25 % des objectifs grâce entre autres à des financements publics et privés à hauteur de 15 milliards de dollars.

Il faut désormais séduire les entreprises pour en faire réellement +pôle d’innovation et atteindre les objectifs de triplement du nombre d’habitants couplé à la création de plus de 50 000 nouveaux emplois d’ici à 2030. « Nous voulons dynamiser la ville avec des entreprises de valeur qui veulent faire beaucoup d’argent. Nous ne pouvons pas faire ce travail gigantesque tout seuls ».

Engie est l’une des entreprises qui tâtent actuellement le terrain. En 2018, le géant français a signé un partenariat stratégique d’une durée de 50 ans pour faire de Greater Springfield la première ville à énergie nette zéro d’Australie, dans le but de mettre en avant ses références écologiques.

D’ici 2038, Engie s’est fixé comme objectif que la ville produise plus d’énergie qu’elle n’en consomme en fixant le cap sur cinq piliers clés : l’urbanisme, les bâtiments, la mobilité, la technologie et l’énergie. Le développement de l’infrastructure des véhicules électriques, la priorité donnée aux transports publics, la construction d’immeubles respectueux de l’environnement, l’installation de panneaux solaires sur l’ensemble des toits disponibles et la conservation de 30 % des terres du secteur pour des espaces verts ouverts figurent parmi les différentes méthodes utilisées pour y parvenir.

Par ailleurs, au début du mois, la start-up Australienne Lavo a choisi Greater Springfield comme centre de fabrication de sa « première mondiale », une batterie à hydrogène d’une durée de vie de 30 ans, capable d’alimenter une maison pendant deux jours avec une seule charge.

Attirer une main-d’œuvre qualifiée

Les nouvelles activités commerciales se situeront dans la « Knowledge Precinct » de Greater Springfield, le pôle d’emploi majeur de la ville, pensé dans le but d’attirer tout un réseau de travailleurs qualifiés dont les compétences sont liées à ses principaux piliers : la technologie, l’éducation et les soins de santé.

Cependant, le timing du projet vient apporter son grain de sable dans la machine. La pandémie de coronavirus a remis en cause le modèle des grands pôles urbains come bassins d’emplois massifs.

Pour autant, M. Sinnathamby reste persuadé que la ville de demain tiendra toutes ses promesses, et qu’elle pourra peut-être même servir de modèle à d’autres. En mettant l’accent sur les nouvelles technologies qui regorgent d’industries naissantes, Greater Springfield semble présenter un bilan économique meilleur que les autres villes de la région avec un taux de chômage effectivement plus faible.

Source : CNBC.com

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