Uber va payer 4,4 millions de dollars pour régler une affaire de discrimination sexuelle

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Selon un communiqué d’une des agences fédérales américaines, Uber a accepté de verser 4,4 millions de dollars à la Commission américaine pour l’égalité des chances dans l’emploi suite à des accusations de discrimination sexuelle en interne.

Une accusation de discrimination sexuelle datant de 2017 a conduit à une enquête de l’EEOC, qui a trouvé des motifs raisonnables pour croire qu’Uber a toléré des harcèlements sexuels suivis de représailles contre les personnes qui se sont plaintes de ces harcèlements.

La somme demandée à Uber sera utilisée pour indemniser toute personne que l’EEOC détermine comme victime de harcèlement sexuel après le 1er janvier 2014.

Uber a accepté de renforcer sa culture d’entreprise contre ce type de harcèlement. L’entreprise va également créer un système pour identifier les employés qui ont fait l’objet de plus d’une plainte pour harcèlement et les managers qui ne tiennent pas compte aux plaintes en matière de harcèlement. Une structure tiers surveillera Uber pendant trois ans.

Des recommandations seront envoyées à toutes les employées qui ont travaillé chez Uber à un moment quelconque entre le 1er janvier 2014 et le 30 juin 2019.

« Nous avons travaillé fort pour nous assurer que tous les employés puissent s’épanouir chez Uber en mettant l’équité et la responsabilité au cœur de ce que nous sommes et de ce que nous faisons », a déclaré Tony West, chef du contentieux d’Uber, dans le communiqué du COSEE.

Des discriminations sexuelles à l’origine de plusieurs départs

L’enquête fédérale sur les pratiques d’embauche, les salaires et le harcèlement sexuel chez le leader de l’uberisation a commencé en août 2017, mais n’a été rendue publique qu’après la publication d’un rapport dans le Wall Street Journal en juillet 2018.

Le fondateur et ancien PDG de la plateforme de mise en relation, Travis Kalanick, a été mis à la porte en juin 2018. Son départ est intervenu plus d’un an après qu’un ancien ingénieur eut publié un billet de blog sur le sexisme et le harcèlement dont Uber était victime, ce qui a déclenché une enquête interne, dirigée par l’ancien procureur général des États-Unis Eric Holder.

Le mois suivant, deux cadres ont également quitté l’entreprise sur la base d’allégations selon lesquelles ils auraient mal traité des plaintes de discrimination ou auraient fait des commentaires désobligeants à certaines femmes et minorités.

Des problèmes récurrents en cette fin d’année

Uber a également été confronté à des problèmes de sécurité liés à son programme de covoiturage.

Au début de ce mois de décembre, Uber a publié un rapport de sécurité très attendu qui révèle, entre autres, qu’elle a reçu 5 981 rapports d’agression sexuelle en 2017 et 2018. Parmi ceux-ci, 464 rapports de viol ont été identifiés.

Ce document a été publié plus d’un an après une enquête de CNN sur les agressions et les abus sexuels commis sur le service. Face à ces actualités, Uber continuera-t-il à valoriser son entreprise ?

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