Trump interrompt les négociations commerciales avec la Turquie et augmente des droits de douane

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Le président Donald Trump a signé un décret visant à sanctionner la Turquie, en augmentant les droits de douane sur l’acier turc jusqu’à 50 % et en mettant immédiatement fin aux négociations commerciales en cours. C’est ce qui a été confirmé ce lundi par le vice-président Mike Pence.

« Cette ordonnance permettra aux États-Unis d’imposer des sanctions supplémentaires sévères à l’encontre de ceux qui pourraient être impliqués dans de graves violations des droits de l’homme, faire obstacle à un cessez-le-feu, empêcher les personnes déplacées de rentrer chez elles, rapatrier de force des réfugiés ou menacer la paix, la sécurité ou la stabilité en Syrie », a déclaré Trump.

Ces mesures sous forme de représailles font suite à la décision du président américain de retirer toutes les troupes américaines de la frontière nord de la Syrie avec la Turquie, ce qui a permis aux forces turques de lancer une offensive contre les forces kurdes, pourtant alliées aux États-Unis.

La Turquie et les groupes kurdes s’affrontent depuis des années et Ankara a récemment fait savoir qu’elle prévoyait de mener des opérations contre les Kurdes près de la frontière nord de la Syrie avec la Turquie. La Maison-Blanche a annoncé le 6 octobre, à la suite d’un rendez-vous téléphonique entre Trump et le président turc Recep Tayyip Erdogan, qu’elle retirait les troupes américaines de la zone.

Une réponse tardive de Trump qui fait suite à une décision qui a divisé son propre camp

Cette décision relativement brusque a suscité une vague de critiques bipartisanes contre le président, y compris et c’est plutôt rare, de la part de certains de ses alliés les plus engagés au Congrès. La sénatrice Lindsey Graham, par exemple, a publiquement critiqué la décision de Trump et a annoncé son intention de travailler avec la présidente du Congrès, Nancy Pelosi sur une résolution conjointe visant à compenser ce retrait.

Les portes-parole des Kurdes ont accusé les Etats-Unis de les « avoir abandonnés à un massacre turc ». Comme à son habitude, le président Trump s’est servi des réseaux sociaux pour se défendre contre ce torrent de critiques.

Peu avant d’annoncer les sanctions et les hausses tarifaires, Trump a écrit dans plusieurs tweets que « quiconque veut aider la Syrie à protéger les Kurdes, aucun problème pour moi, que ce soit la Russie, la Chine ou Napoléon Bonaparte ».

« J’espère qu’ils prendront tous la bonne décision », a précisé le président Trump au sujet de ceux qui viendraient en aide aux Kurdes, ces derniers étant un groupe ethnique apatride qui a joué un rôle essentiel dans la lutte contre le califat de l’ISIS au Moyen Orient.

Source utilisée : CNBC.com

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