Siemens confirme sa participation au projet de mine de charbon Carmichael malgré la polémique

Siemens confirme sa participation au projet de mine de charbon Carmichael  malgré la polémique
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Siemens, véritable géant allemand de l’ingénierie, a déclaré qu’il comptait bel et bien soutenir le développement d’une gigantesque mine de charbon à ciel ouvert en Australie, malgré les protestations de militants pour le climat.

L’entreprise a obtenu en 2019 un contrat pour l’équipement d’une technologie de signalisation d’une ligne de chemin de fer destinée à assurer le transport de charbon en provenance d’une mine exploitée par Adani, un groupe indien, dans l’état du Queensland en Australie.

Des contestations de toute part

Ce samedi, de nombreuses personnalités, telles que Greta Thunberg et Hugo Clément, ont sollicité Siemens pour qu’elle n’intervienne pas dans ce projet. Joe Kaeser, le directeur général de Siemens, a rapidement répondu au sein d’un communiqué traitant leurs objections, en expliquant qu’il n’existait aucun moyen, juridiquement et économiquement responsable, pour briser le contrat sans se confronter à des contreparties fiduciaires.

Sur place, les gouvernements locaux et fédéraux ont validé le projet en se basant sur la loi de 1999 qui évoque la protection de l’environnement ainsi que la conservation de la biodiversité, le tout basé sur l’étude et le respect de plusieurs centaines de pages contenant des déclarations sur les impacts sur l’environnement.

Joe Kaeser a notamment conclu sa prise de parole en expliquant qu’il ressent beaucoup d’empathie pour le sujet environnemental mais qu’il doit tout de même équilibrer les multiples intérêts des parties prenantes du projet tant qu’elles exercent en toute légalité.

Des préoccupations à l’échelle internationale

La production estimée de cette gigantesque mine de charbon devrait s’élever à 60 millions de tonnes minimum, ce qui ferait d’elle l’une des mines les plus importantes du monde et lui permettrait de créer un véritable vivier d’emplois pour les locaux.

Face à la violence des feux de brousse qui ravagent actuellement le pays suite à une vague de chaleur sans précédent, nous pouvons nous poser la question de la régularité de telles catastrophes si le monde entier continue de rester dépendant du charbon et d’autres sources d’énergie fossile. La gestion des risques adoptée n’étant pas toujours à la hauteur des potentiels dangers.

En ce qui concerne la Grande Barrière de corail au large du Queensland, où de rares coraux ont été décimés par la pollution et les étoiles de mers friandes de corail, de multiples bateaux de transports de charbon passeront régulièrement dans la zone et risquent de causer de nombreux préjudices.

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