Salesforce complète son offre avec l‘achat de Slack

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En matière de gestion de la relation client, Salesforce s’impose comme l’un des leaders du marché avec un chiffre d’affaires qui dépasse les 20 milliards de dollars annuels. En ce mois de décembre, la société américaine frappe un grand coup en faisant l’acquisition de la plateforme de communication collaborative Slack pour une valeur avoisinant les 28 milliards de dollars. Des chiffres extrêmement importants, mais qui représentent cependant les perspectives qu’offre un tel partenariat.

Une union parfaite

Du côté de l’acheteur Salesforce, on se félicite chaleureusement de cette acquisition. Son président directeur général Marc Benioff n’a d’ailleurs pas caché sa satisfaction d’un tel accord qu’il présente comme « l’avenir des logiciels d’entreprise ». Selon lui, nous assistions ici à « une révolution dans les méthodes de travail dans le cadre d’une organisation commerciale consacrée au tout numérique, et ce partout dans le monde ».

Cet enthousiasme affiché se répercute d’ailleurs dans l’autre camp si l’on en croit la déclaration de Stewart Butterfield, le PDG du groupe Slack qui estime que cette collaboration représente tout simplement « la combinaison la plus stratégique de l’histoire du logiciel ». Une combinaison certainement rendue possible parce que les valeurs que partagent les deux sociétés sont similaires. « Avec Salesforce, nous sommes conscients du rôle de plus en plus prépondérant que jouent les logiciels de CRM au sein de chaque organisation. Nous partageons des objectifs de simplification optimale de nos outils, tout en conservant une capacité d’utilisation maximale », poursuit M. Butterfield.

 Il est intéressant de noter que cet accord ne constituait pourtant pas le plan A de Salesforce pour investir dans une solution de plateforme sociale. Il semblerait en effet que la firme se soit grandement intéressée au populaire réseau social Twitter en 2016, mais ce partenariat aura finalement été avorté en raison de la crainte des actionnaires liée au caractère très controversé de la plateforme. La compagnie de solutions logicielles s’était finalement tournée vers une création interne baptisée « Chatter », mais qui n’obtiendra jamais vraiment le succès escompté. Dans le même temps, Slack aurait également pu connaitre un tout autre avenir puisque c’est Microsoft qui s’est intéressé à elle avant d’y renoncer pour développer son propre outil de communication collaborative.

La suite logique pour Slack

Le rachat de l’entreprise Slack était devenu une évidence suite aux derniers résultats délicats au cours de la période 2020 ayant vu sa cotation en bourse chuter de 40% de sa valeur. Cette chute soudaine traduit une première moitié d’exercice 2020 plus que préoccupante avec une perte nette qui s’élève à plus de 145 millions de dollars au cours des 6 premiers mois de cette année. Le rachat d’un tel bateau à la dérive était donc devenu très facile, de quoi interloquer sur le montant très important dépensé par Salesforce. Malgré cette période difficile, Slack reste tout de même estimé au-delà des 25 millions de dollars, de quoi rassurer les acheteurs, d’autant plus que ce changement de gouvernance avait déjà provoqué une hausse de près de 50% sur le marché boursier.

A l’heure du marketing conversationnel, cet investissement par Salesforce vient alors créer de la valeur ajoutée non négligeable pour venir concurrencer son rival Microsoft et son Microsoft Teams, l’équivalent de Slack. Face à cette concurrence prestigieuse, la tâche s’annonce assez rude pour la nouvelle alliance, mais elle pourra compter sur la capacité de Slack à intégrer facilement d’autres logiciels d’entreprise. En intégrant diverses fonctionnalités à son réseau, Slack pourrait offrir à Salesforce un solide argumentaire de vente pour sa clientèle face à un marché ultra concurrentiel. En effet, son nouvel outil collaboratif doit faire face à des géants de la technologie tels que Microsoft, bien sûr, mais aussi Google, Facebook ou encore Cisco.

Source : Techcrunch.com

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