Relancer l’économie européenne : la banque centrale dans une impasse

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Nous voilà 6 semaines après l’annonce d’éventuelles mesures de relance, la Banque Centrale Européenne est dans une impasse et doit prendre position dès ce jeudi face à une situation économique relativement instable.

A ce contexte s’ajoute la passation de pouvoir de Mario Draghi, président actuel de l’institution monétaire, à Christine Lagarde. Dans cette dernière ligne droite de son mandat de 8 ans, doit-on s’attendre à un ultime acte audacieux ? On attend normalement sa réponse aux marchés fournis par la BCE, mais également sur la conjoncture actuelle de l’UE et plus précisément de la zone euro qui est plutôt ralentie.

Une certaine division au sein des gouverneurs de la BCE

Des divergences sont apparues au sein du conseil des gouverneurs au cours de l’été, ces derniers étant relativement divisés sur la possibilité de dévoiler dès à présent une stratégie monétaire conséquente et ambitieuse.

Pour rentrer davantage dans le détail, certains camps justifiant un soutien à l’économie de la zone euro avec une stratégie de baisse des taux d’intérêt, couplée à la relance des rachats d’actifs tel que ce qui avait été fait entre 2015 et 2018. Même si les camps opposés à ce soutien sont évidemment perplexes à l’idée de cette reprise des rachats de dettes.

Dans tous les cas, la BCE prône la conduite d’une politique monétaire totalement basée sur les données et non les lois des marchés. On attend donc impatiemment l’annonce de ce jeudi qui sera accompagnée de plusieurs prévisions économiques, qui mettraient notamment celles de juin dernier évoquant une inflation de 1.3 % sur cette année, et de 1.6 % d’ici 2021.

Même si ces prévisions sont positives, on reste particulièrement dubitatifs car l’économie de la zone euro n’a pas affiché de signe de croissance et d’amélioration au cours des derniers mois, et dévoile presque des signes de récession comme cela est presque le cas en Allemagne. Comme dans un contexte entrepreneurial, il s’agit donc de mettre en place une vraie stratégie de développement !

De plus, il faut également intégrer les facteurs d’influence environnants tels que la situation politique Italienne actuelle ou encore le flou total autour du Brexit, mais également la guerre commerciale sino-américaine ne favorisant pas les échanges commerciaux mondiaux et impacte fortement le développement commercial.

En conclusion, la Banque Centrale Européenne est bien partie pour laisser son refinancement des institutions bancaires nul, tout en réduisant celui en place sur les dépôts. Concrètement, cela revient à imposer une taxe aux banques sur les liquidités qu’elles confient à la Banque centrale au lieu de choisir de les accorder en prêts aux ménages et aux entreprises de la zone euro.

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