Qui sera le successeur de Stephen Poloz au poste de gouverneur de la Banque du Canada ?

Qui sera le successeur de Stephen Poloz au poste de gouverneur de la Banque du Canada ?
Vous êtes chef d’entreprise ou travailleur indépendant ?
Créer un compte gratuitement

Rejoignez notre plateforme de mise en relation entre téléprospecteurs à domicile et entreprises !

La recherche d’un successeur à Stephen Poloz, l’actuel gouverneur de la Banque du Canada, par le Premier ministre Justin Trudeau, est bientôt terminée, le gouvernement ayant déjà réduit la liste des candidats présélectionnés à deux.

Alors que Stephen Poloz s’apprête à quitter ses fonctions le 2 juin, la pression s’exerce sur le ministre des finances, Bill Morneau, pour qu’il désigne un remplaçant rapidement, l’objectif étant de profiter d’une certaine période de transition, notamment pour préparer le poste pour le futur gouverneur, à un moment où la banque centrale est en première ligne pour lutter contre les retombées économiques liées au COVID-19.

Une première candidate confirmée, le flou total pour le second

La première adjointe de Stephen Poloz, Carolyn Wilkins, qui a joué un rôle central dans la réponse de la banque centrale à la crise, est l’un des candidats restants.

Le second nom n’a pas encore été rendu public, cependant, en se basant sur certains sondages réalisés auprès de proches du dossier, Jean Boivin de BlackRock n’est plus en lice. Tiff Macklem, doyen de l’école de gestion de l’Université de Toronto et ancien fonctionnaire de la banque centrale, fait régulièrement l’objet de spéculations, bien qu’il ne soit pas certain qu’il ait sollicité ce poste.

La fiche de poste est claire, celui qui obtiendra le feu vert héritera d’une mission difficile, très différente même de celle des candidats qui ont passé un entretien officiel en février et début mars.

Dans un effort pour stabiliser une économie aux prises avec une pandémie et la chute des prix du pétrole, Stephen Poloz a réduit le taux d’intérêt de référence, a injecté des dizaines de milliards de dollars dans le secteur bancaire et a commencé à acheter des titres de la dette publique.

D’une part, le rôle de la Banque du Canada dans la crise est secondaire, la politique monétaire jouant un rôle secondaire par rapport aux dépenses publiques d’urgence. D’autre part, les enjeux n’ont jamais été aussi importants pour le gouverneur d’une banque centrale qui doit financer un niveau d’emprunt public sans précédent.

La situation est très risquée pour le prochain gouverneur, le rôle de financement du déficit de la banque centrale risquant de politiser l’institution et d’éroder son indépendance. Cette tâche exigera une certaine ossature pour définir et atteindre de nouveaux objectifs financiers, économiques et commerciaux.

« Vous avez besoin de quelqu’un de fort », a déclaré Mark Chandler, responsable de la recherche sur les revenus fixes à la Banque royale du Canada, lors d’un entretien téléphonique.

Une situation économique sans précédent à gérer

L’achat pur et simple d’obligations d’État est sans précédent au Canada, mais il est loin d’être unique au monde dans la période actuelle.

Toutes les grandes banques centrales le font pour les mêmes raisons : la dette publique nécessaire pour faire face à la crise est trop importante pour être absorbée par le secteur privé.

Le programme d’achat d’obligations d’État de la Banque du Canada n’en est qu’à ses débuts. Jusqu’à présent, une grande partie de l’activité de la banque centrale a consisté en des opérations à court terme sur le marché monétaire visant à fournir temporairement des liquidités au système financier.

La dette du gouvernement fédéral a augmenté de plus de 30 milliards de dollars canadiens (21 milliards de dollars) au cours des trois dernières semaines, mais elle risque d’augmenter encore sous peu, étant donné que le déficit budgétaire devrait facilement dépasser les 200 milliards de dollars canadiens, un écart qui représente environ 10 % de la production économique.

La banque centrale prévoit également d’acquérir des obligations provinciales et des obligations d’entreprises, ce qui lui permettra de s’impliquer davantage dans la politique et d’accroître son exposition au risque de crédit.

Source utilisée : BNNBloomberg.ca

S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
Retour en haut
0
Vous avez apprécié cet article ? Laissez un commentaire.x
()
x