Pfizer lance un essai de son vaccin dans 4 États américains

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Le fabricant de médicaments américain a déclaré avoir choisi le Rhode Island, le Texas, le Nouveau-Mexique et le Tennessee pour ce programme en raison de leurs différences de taille globale, de la diversité des populations et des infrastructures de vaccination. Cette diversité permet alors de constater la bonne distribution ou non du vaccin dans des environnements urbains et ruraux variés.

Répondre à une problématique de transport et de stockage

« Nous espérons que les résultats de ce projet pilote de distribution de vaccins serviront de modèle aux autres États américains et aux gouvernements internationaux, alors qu’ils se préparent à mettre en œuvre des programmes efficaces de vaccination contre la Covid-19 », a déclaré M.Pfizer en ajoutant que « Les quatre États inclus dans ce programme pilote ne recevront pas par la suite de doses de vaccin plus tôt que les autres États en vertu de ce projet pilote, et ils ne recevront pas non plus de considération différentielle ».

Pfizer a lancé un programme pilote de livraison de son vaccin expérimental dans ces différents États, alors que le fabricant de médicaments cherche à résoudre les problèmes de distribution posés par ses exigences de stockage dans un environnement ultra-froid. En effet, le vaccin de Pfizer doit être expédié et stocké à -70 degrés Celsius, ce qui est nettement inférieur à la norme pour les vaccins de deux à huit degrés Celsius. En France, le gouvernement prend déjà les devant face à cette problématique avec l’acquisition de congélateurs ultra-froids capables de maintenir le vaccin à sa température de conservation. Cependant, François Lerouge, directeur commercial de Médifroid, le principal fabricant de solutions de congélation prévient du manque de matières premières et que tous les centres hospitaliers ne pourront pas bénéficier d’une telle logistique. Il a déjà lancé une campagne de prospection B to B pour collaborer avec des sites de conservation stratégiquement pertinents. « Des commandes massives, cela risque de poser problème si on s’y prend, comme souvent, la veille pour le lendemain », prévient-il.

Le vaccin de l’espoir

Il y a une semaine, Pfizer a publié les premiers résultats de son vaccin sur lequel ils travaillent en collaboration avec la firme allemande BioNTech. Cette troisième phase d’essai clinique a montré que ce vaccin était efficace à plus de 90%.

Plus tôt dans la journée de lundi, son concurrent Moderna Inc. a déclaré que son vaccin expérimental était efficace à 94,5 % pour prévenir la Covid-19, sur la base de données provisoires provenant d’un essai en phase avancée, ce qui renforce l’espoir que les vaccins contre la maladie puissent être brevetés et utilisables à grande échelle très prochainement. Le vaccin de Moderna ne nécessite pas de congélation à froid, un facteur qui pourrait s’avérer être un avantage majeur par rapport au produit de Pfizer. Les experts ont d’ailleurs fait part de leurs inquiétudes quant aux difficultés de distribution associées au vaccin de Pfizer en raison de ses exigences de stockage spécialisées.

Les vaccins de Pfizer et de Moderna utilisent tous deux une nouvelle technologie appelée ARN messager synthétique pour activer le système immunitaire contre le virus.

Dans un élan d’optimisme quant à la possibilité qu’un vaccin puisse bientôt contrôler le coronavirus et la destruction économique qu’il a causée, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles a atteint un record lundi pour la première fois en neuf mois. Sur la simple perspective de l’arrivée d’un nouveau vaccin, l’indice boursier français du CAC 40 a également connu un bond exceptionnel au cours des dernières 48 heures.

Une bonne nouvelle qui devrait alors rapidement se répercuter sur l’économie réelle. En France pour rappel, la seconde vague de coronavirus a entrainé une nouvelle fermeture de commerces dits non essentiels, et de nombreuses entreprises ont considérablement réduit leur volume d’activité. Les travailleurs indépendants se retrouvent aussi durement touchés, eux qui ne perçoivent pas de rémunération fixe et qui ne possèdent donc pas de matelas de sécurité alors que les missions en freelance se font plus rares dans de nombreux secteurs d’activité en cette période.

Pour tous ces corps de métiers exposés en première ligne à cette crise financière, la perspective d’un virus efficace redonne l’espoir de voir des jours meilleurs arriver rapidement.

Source : Theguardian.com

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