L’utilisation de jets d’affaires par les PDG américains augmente la facture fiscale de leurs entreprises

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Alors que l’utilisation des jets d’affaires aux États-Unis atteint des niveaux supérieurs à ceux précédents la crise financière de 2008, les chefs d’entreprise utilisant de plus en plus ce moyen de transport pour leurs voyages personnels, de nombreux investisseurs sont tenus dans l’ignorance quant au coût réel d’un tel avantage sur les frais de déplacement.

Selon les derniers chiffres publiés par Equilar Inc., le coût médian estimé pour ce type de vol a grimpé de 11 % l’an dernier, passant de 96 532 $ en 2017 à 107 286 $ pour les sociétés du S&P500 qui offre à leurs PDG l’accès à des jets d’affaires pour leurs déplacements privés. Il s’agit là d’une hausse de 27 % par rapport aux 84 636 $ de 2007, l’année précédant la crise financière.

Cet avantage constitue un complément de revenu imposable pour les dirigeants. Les estimations sont souvent fondées sur ce qu’aurait coûté un siège en première classe sur un vol commercial plutôt que sur le coût réel, beaucoup plus élevé, de l’utilisation d’un jet d’affaires.

Des pertes considérables en déduction fiscale

Non seulement ce sont les entreprises qui paient le coût total de ces vols, qu’il s’agisse de vacances familiales, de voyages, d’événements sportifs importants ou de déplacements à partir d’une résidence familiale éloignée, mais elles peuvent aussi constater que leur facture fiscale peut être beaucoup plus élevée en raison des déductions perdues.

Cela s’explique par le fait que l’Internal Revenue Service des États-Unis a limité les déductions que peut se permettre une société en ce qui concerne l’utilisation de ces avions par des dirigeants pour des besoins personnelles.

Par conséquent, les entreprises renoncent à une longue liste de déductions fiscales lors du calcul des frais réels des jets qui sont utilisés pour des voyages personnels, y compris les déductions sur les salaires des pilotes, les frais d’entretien, les assurances, l’amortissement des aéronefs et les frais financiers. Les entreprises peuvent généralement déduire le coût total de ces dépenses lorsque les avions sont utilisés pour des vols d’affaires.

Une absence de transparence envers les actionnaires et une opinion publique défavorable

Toutefois, étant donné que la Securities and Exchange Commission des États-Unis n’exige pas la divulgation de ces déductions perdues, les investisseurs ne sont pas plus avisés. Selon les données de la Federal Aviation Administration des États-Unis, le nombre d’arrivées et de départs d’avions d’affaires aux États-Unis devrait atteindre 4,5 millions en 2019, soit le niveau le plus élevé depuis 2007, bien qu’un faible pourcentage seulement soit attribuable aux cadres des grandes sociétés.

La perception populaire de l’utilisation des avions d’affaires aux États-Unis a atteint un pic en 2008, alors que la crise financière s’aggravait. C’est à ce moment-là que des membres du Congrès ont fustigé les PDG des trois grands constructeurs automobiles américains pour s’être rendus à Washington en avion d’affaires pour demander de l’aide financière. De quoi affecter considérablement une image de marque.

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