L’Italie prévoit un déficit de 10,4 % malgré un soutien important du gouvernement italien dirigé par Giuseppe Conte

L'Italie prévoit un déficit de 10,4 % malgré un soutien important du gouvernement italien dirigé par Giuseppe Conte
Vous êtes chef d’entreprise ou travailleur indépendant ?
Créer un compte gratuitement

Rejoignez notre plateforme de mise en relation entre téléprospecteurs à domicile et entreprises !

Le gouvernement italien de Giuseppe Conte se prépare à un déficit plus important bien qu’il se démène pour trouver les ressources nécessaires à la survie d’une économie ravagée par des semaines de mesures de confinement strictes.

L’État s’attend à ce que le déficit budgétaire de son compte de résultat atteigne 10,4 % du produit intérieur brut cette année, l’activité se réduisant de 8 % après un arrêt progressif de l’activité à l’échelle nationale depuis le 8 mars.

Giuseppe Conte demandera l’approbation du Parlement pour augmenter le déficit de 55 milliards d’euros (59,4 milliards de dollars) pour financer de nouvelles mesures de relance.

Une dette publique qui risque de dépasser celle de la Grèce il y a 10 ans

Le Premier ministre et son équipe sont engagés dans une bataille difficile pour maintenir l’unité du pays malgré une importante baisse de ses finances publiques déjà fragiles. Les responsables affirment que la dette publique atteindra au moins 150 % du PIB à la fin de l’année.

Ce chiffre est bien supérieur à la situation dans laquelle la Grèce se trouvait lorsqu’elle a déclenché la crise de la dette souveraine il y a dix ans. Rome dépend déjà du plan d’urgence d’achats d’obligations de la Banque centrale européenne pour maintenir ses coûts d’emprunt à un bas niveau, la situation pourrait donc s’aggraver considérablement. Bloomberg prévoit que la chute du PIB sera de 13 % cette année, soit 5% de moins que la projection de l’Italie.

Les calculs étant encore en cours d’affinement, la projection de déficit s’est creusée dans la nuit de mercredi à hauteur de 10,3 %. Les conseillers du gouvernement travaillent toujours sur ce plan et les détails pourraient changer, notamment au niveau de la stratégie de restructuration de l’économie du pays, le cabinet devant approuver le programme dans les prochains jours.

La mise en place de fonds de licenciement

Le nouveau plan de président du Conseil des ministres prévoit une croissance de 4,7 % l’année prochaine et réserve environ 13 milliards d’euros pour aider les entreprises en cas de licenciements temporaires et 12 milliards d’euros pour les entreprises qui ont besoin de liquidités.

Dans tous les cas, cela ne sera pas suffisant étant donné l’ampleur du chômage, des difficultés que beaucoup d’italiens auront pour retrouver du travail ou pour simplement compléter leur revenu face à la situation actuelle.

Mardi, le Premier ministre a promis de nouvelles mesures de relance économique d’une valeur d’au moins 50 milliards d’euros. Le mois dernier, son gouvernement a approuvé un premier plan de 25 milliards d’euros.

Dans un effort visant à protéger les économies les plus vulnérables de la zone euro contre le risque de dégradation des notations de crédit, la Banque centrale européenne acceptera certaines dettes surévaluées en garantie de ses prêts aux banques, a déclaré le Premier ministre après un appel des responsables politiques mercredi soir.

La BCE acceptera les obligations à condition qu’elles aient eu une note d’investissement le 7 avril. La décision d’ignorer ces futures réductions intervient deux jours avant que S&P Global Ratings dévalorise ses notations pour l’Italie.

Source utilisée : Bloomberg.com

S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
Retour en haut
0
Vous avez apprécié cet article ? Laissez un commentaire.x
()
x