Les objectifs de BP en matière d’énergie verte seront difficiles à atteindre

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BP, une multinationale pétrolière et gazière anglaise, devra investir des dizaines de milliards de dollars au cours de la prochaine décennie et pourrait devoir accepter des rendements inférieurs à ceux qu’elle peut obtenir du pétrole si elle veut atteindre son objectif de devenir l’un des plus grands producteurs d’énergie renouvelable au monde.

La compagnie pétrolière et gazière britannique veut que 50 gigawatts d’énergies renouvelables telles que l’éolien, le solaire et l’hydroélectricité fassent partie de son portefeuille d’ici 2030, contre seulement 2,5 GW actuellement et plus que la capacité totale d’énergies renouvelables au Royaume-Uni à l’heure actuelle. Le but étant d’élargir le plan de prospection commerciale de son portefeuille énergétique.

Les compagnies pétrolières européennes sont sous la pression des activistes, des banques, des investisseurs et de certains gouvernements pour qu’elles abandonnent les combustibles fossiles et essaient de trouver des modèles commerciaux qui offrent des marges plus élevées que la simple production d’énergie renouvelable.

La semaine dernière, BP a suivi l’Eni en s’engageant à réduire sa production de pétrole au cours de la prochaine décennie et a fixé un objectif de réduction plus important que la compagnie italienne.

Une stratégie à revoir et à mûrir

Les analystes affirment que les grands parcs éoliens offshores sont probablement la voie la plus rapide pour BP, mais comme leur développement peut prendre des années et que leurs coûts de démarrage sont élevés, la société devra peut-être se tourner vers des acquisitions dans une logique de cross-selling et elles ne seront pas bon marché.

« Il sera difficile d’en obtenir de la valeur car ces actifs sont très attrayants et se vendent à des prix très élevés », a déclaré Peter Atherton, associé chez Stonehaven, consultant britannique en stratégie.

BP a déjà une dette de 41 milliards de dollars dans son dernier bilan comptable et comme les investisseurs se détournent de plus en plus des producteurs de combustibles fossiles au profit des entreprises d’énergie verte, ses actions ont diminué de moitié au cours des deux dernières années, réduisant sa valeur marchande à moins de 80 milliards de dollars.

Des valorisations boursières qui vont dans le bon sens

En revanche, les actions de la société danoise Orsted, l’un des plus grands promoteurs d’éoliennes offshore du monde, ont bondi de 135 % au cours de la même période, pour atteindre une valeur marchande d’entreprise de 60 milliards de dollars.

Orsted dispose actuellement d’une capacité éolienne installée de 10 GW, ce qui ne représente encore qu’un cinquième de l’objectif de BP, et s’est engagé à ajouter 3,8 gigawatts supplémentaires.

Les actions de la société espagnole de services publics Iberdrola qui possède 33 GW d’énergie renouvelable installée et développe plusieurs projets, ont fait un bond de 78 % au cours des deux dernières années, portant sa capitalisation boursière à 80 milliards de dollars, à égalité avec BP.

La capacité mondiale d’énergie renouvelable est d’un peu plus de 2 500 GW, selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, mais elle devrait croître rapidement, car les pays cherchent à réduire leurs émissions pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat de 2015.

Les données de l’Agence internationale de l’énergie montrent que les énergies renouvelables, notamment l’énergie éolienne, solaire et hydraulique, ont représenté environ un quart de l’électricité produite dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) l’année dernière.

Source : Reuters.com

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