Les banques américaines ont priorisé les grandes sociétés aux petites dans le cadre du budget d’aides aux entreprises

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Des procès en action collective allèguent que JPMorgan Chase et des géants financiers comme la Bank of America et Wells Fargo ont « donné la priorité à la cupidité des entreprises » en distribuant des dizaines de milliards de dollars provenant d’un fond fédéral de lutte contre le coronavirus destiné aux petites entreprises. Ce fond est désormais vide.

D’après les plaintes, ces grandes banques ont privilégié les emprunteurs qui sollicitent des prêts plus importants dans le cadre du programme de protection des salaires aux petites entreprises. Cette décision risque de mettre en difficulté de nombreuses petites entreprises qui risqueront de fermer et leurs employés qui auront du mal à retrouver du travail.

Les banques ont agi ainsi pour maximiser les frais d’obtention de prêts et leurs propres bénéfices avant que le fond ne soit épuisé, de nombreuses petites entreprises ont donc été exclues du programme. Les prêts, accordés par l’intermédiaire de l’administration américaine des petites entreprises, étaient censés être accordés selon le principe du premier arrivé, premier servi, d’après le litige.

JPMorgan Chase atteint des records

JPMorgan Chase, la plus grande banque des États-Unis et une des principales holding financières mondiales, a prêté 14 milliards de dollars par le biais du programme Paycheck, un montant supérieur à toutes les autres banques américaines.

La taille moyenne de ces prêts issus d’un partenariat public-privé (PPP) était d’un peu plus de 515 300 $, soit plus du double de la taille moyenne de tous les prêts accordés par toutes les banques dans le cadre de ce programme d’aides, qui est de 206 000 $, selon les données de la Small Business Administration.

C’est également beaucoup plus que la moyenne des prêts demandés par les clients de JPMorgan qui n’ont pas pu avoir accès à l’aide lors de la première phase de ce PPP, qui a coûté près de 350 milliards de dollars et qui s’est terminée en moins de deux semaines.

Le Congrès s’efforce d’injecter des centaines de milliards supplémentaires dans ce programme d’aides pour soutenir la trésorerie des entreprises américaines en difficulté. JPMorgan a de son côté déclaré hier qu’elle avait traité 40 000 demandes de prêts supplémentaires qu’elle est prête à accorder dès que des fonds supplémentaires seront disponibles pour les petites entreprises. Le montant moyen de ces prêts avoisine 182 500 dollars.

« Chase a caché au public qu’elle remaniait les demandes de prêts issus de PPP qu’elle recevait et qu’elle donnait la priorité aux demandes qui feraient gagner le plus d’argent à la banque », selon l’une des actions collectives déposées en fin de semaine dernière contre JPMorgan.

JPMorgan a refusé de faire des commentaires sur ce sujet. Dimanche, la banque a révélé sur son site web qu’elle avait accordé 18 000 prêts de ce type à ses clients. C’est plus du double par rapport aux 8 500 prêts qui ont été accordés par la banque aux entreprises de taille moyenne, a déclaré la société.

« Je comprends également que beaucoup d’entre vous soient frustrés d’avoir fait une demande au début du processus, et que le financement de la SBA ait expiré avant que vous puissiez recevoir un prêt […] Nous voulons que vous sachiez que nous nous efforçons de faire en sorte que le plus grand nombre possible de nos clients business reçoivent des prêts», a déclaré Jennifer Roberts, PDG de Chase Business Banking, dans une déclaration sur le site web de la banque lundi, une façon de faire leur mea-culpa face aux difficultés rencontrées par certains de leurs clients.

Une stratégie présente dans de nombreuses banques américaines

Bank of America, Wells Fargo et d’autres grandes banques ont également été visées par des enquêtes et des poursuites similaires, initiées par le cabinet d’avocats qui mène l’affaire contre JPMorgan et par un autre cabinet spécialisé.

Un porte-parole de la Bank of America a déclaré que la banque nie les allégations selon lesquelles elle aurait accordé des prêts sur salaire dans le but de maximiser les profits. Un porte-parole de Wells Fargo a déclaré que la banque « travaille aussi vite que possible pour aider les petites entreprises clientes avec le programme de protection des chèques de paie, conformément aux règlements et aux conseils fournis par le Département du Trésor des Etats-Unis ».

Source utilisée : CBSNews.com

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