Les enjeux prioritaires de Christine Lagarde à la direction de la BCE

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Christine Lagarde va prendre la direction de la BCE alors que l’Europe (et le monde) est actuellement dans un contexte économique sur fond d’incertitudes face au futur de la politique monétaire européenne.

Le 1er novembre prochain, Mario Draghi cèdera sa place de président de la BCE (Banque Centrale Européenne) à Christine Lagarde, ancienne directrice du FMI. Concernant la politique menée par l’italien, ce dernier peut se vanter d’avoir réussi à empêcher l’implosion de la zone euro, celle-ci étant dans la crise de dettes souveraines depuis 7 ans.

C’est en injectant une quantité de liquidité massive sur les marchés (2600 milliards de dollars), qu’il a réussi à stabiliser la situation. En conséquence, les taux d’intérêts de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal sont redescendus au stade du raisonnable.

Depuis le début d’année, les fluctuations des taux sont sorties de la zone d’inquiétude et la zone euro est désormais dans un contexte inédit, affichant des taux peu cohérents avec la réalité économique du moment.

En résumé, l’Allemagne peut en ce moment emprunter sur les marchés pour une durée de 10 ans à hauteur d’un taux négatif de -0.70 %. De son côté, la France peut aller chercher un taux, lui aussi négatif, de -0.40 %. Ainsi, la politique monétaire instaurée par la BCE a certes supprimé le risque d’implosion de la zone euro en 2012, mais elle a tout de même supprimé tout lien de cohérence entre les marchés financiers et la réalité économique actuelle.

Des marchés trop optimistes ?

A ce jour, les marchés pensent que la BCE possède tous les outils nécessaires pour sortir l’économie de la zone euro de n’importe quelle situation problématique, sans limite. Pour faire simple, les marchés pensent qu’il suffit à la BCE d’injecter des liquidités pour ne pas se retrouver en crise ou en récession.

Le problème étant que si la Banque Centrale Européenne continue d’appliquer de telles mesures pour stabiliser la situation économique, elle se confronte au risque de faire perdre toute crédibilité à sa monnaie. Ce qui aura pour conséquence directe une forte dévaluation de l’euro. Voilà en quelque sorte le paradigme auquel Christine Lagarde va devoir se confronter, autant dire que ce nouveau poste est loin d’être un job d’appoint.

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