Les conséquences de la privatisation de la FDJ

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La FDJ prévoit de procéder à une ouverture du capital à des fonds privés au mois de novembre 2019. Cela soulève notamment deux questions : le projet de privatisation de la FDJ va-t-il grappiller quelques parts de marché des propriétaires de casinos en France ? Le désengagement de l’État va-t-il faire relâcher la prévention de la dépendance au détriment des joueurs ? 

À qui profite la privatisation de cette entreprise en bonne santé ?

De l’année 2000 à 2017, le chiffre d’affaires de la FDJ n’a cessé de progresser grâce aux paris sportifs et aux courses hippiques. Les chiffres passent ainsi de 6,5 milliards à 15,1 milliards d’euros sur cette période. L’entreprise possède actuellement le monopole sur les grandes loteries nationales, d’où son succès. Selon son PDG Stéphane Pallez, la FDJ espère encore une hausse de 4 % de son CA d’ici 2025. Notons que cette fin d’année sera aussi marquée par l’introduction en bourse de l’entreprise.

Dans son processus de privatisation, la FDJ réserve une part de son capital à ses salariés et son réseau de détaillants. Le capital sera aussi ouvert au grand public. De ce fait, bon nombre de joueurs auront l’occasion de miser sur un ticket gagnant, en investissant leur argent au lieu de le dépenser dans les jeux de hasard. Les investisseurs institutionnels sont aussi appelés à grossir le rang des fédérations d’anciens combattants, qui détiennent déjà 9,23 % des parts de la FDJ.

Les craintes des exploitants de casinos

Les casinotiers français craignent deux choses :

  • L’empiètement de la FDJ sur les jeux autorisés. Les casinotiers veulent que l’offre de la « FDJ privatisée » ne comporte pas de jeux de casinos (en l’occurrence, des machines à sous).
  • L’arrivée des investisseurs étrangers, notamment Chinois, déjà très actifs dans l’acquisition d’entreprises françaises historiques ou de châteaux ancestraux.

Les casinotiers craignent en effet qu’une fois privatisée, la Française des jeux conserve de fait son monopole, avec lequel il sera difficile de rivaliser si elle commence aussi à s’attaquer aux jeux de casinos. À noter qu’actuellement, ces derniers tiennent la deuxième place des jeux d’argent en France, avec 23 % de parts de marché. C’est un acteur majeur dans le financement du budget des collectivités territoriales de l’État, par le biais des taxes sur les jeux, dont le montant total versé est de 1,25 milliard d’euros.

Quelles conséquences pour les joueurs ?

La privatisation étant un désengagement de l’État, la question se pose de savoir s’il aura toujours son mot à dire face à des actionnaires privés majoritaires. Nous pouvons notamment soulever le problème de dépendance des joueurs. À cette question, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a répondu que s’occuper des jeux d’argent et de hasard ne faisait pas partie des prérogatives régaliennes de l’État.

Toutefois, pour régir l’ensemble des jeux d’argent, limiter les dérives et protéger les consommateurs, l’État a mis en place l’Autorité nationale des jeux (ANJ). Cet organe de contrôle remplace l’Autorité nationale de régulation des jeux en ligne (ARJEL). L’ANJ disposera de pouvoirs et de compétences plus étendus.

Que pouvons-nous retenir de la privatisation de la FDJ ?

Malgré l’appréhension du public, la privatisation de la FDJ aura bel et bien lieu. Le leader français des jeux d’argent perdra son statut de Société d’économie mixte. Difficile, à ce stade, d’évaluer précisément les conséquences de cette privatisation : il faudra « attendre et voir ». Mais soyez rassuré, si vous êtes parieur, vous pourrez toujours parier sur ce site mais aussi utiliser d’autres sites disponibles sur ABC Bets notamment.

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