Les Américains n’arrivent pas à rembourser des millions de prêts alors que la COVID-19 menace l’économie du pays

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Dans les régions où les coûts sont les plus élevés, les allocations chômage ne suffisent pas aux emprunteurs endettés de payer leurs factures.

Les Américains renoncent à rembourser plus de 100 millions de prêts étudiants, de prêts automobiles et d’autres formes de dettes depuis que le coronavirus a frappé les États-Unis, ce qui témoigne des conséquences de la pandémie sur les finances publiques.

Le nombre de comptes qui ont bénéficié d’un report, d’une exonération ou d’un autre type d’aide depuis le 1er mars et qui restent dans un tel état est passé à 106 millions à la fin mai, soit le triple du nombre enregistré à la fin avril, selon la société d’évaluation de crédits TransUnion.

Les étudiants sont les plus touchés par la crise économique actuelle

La plus forte augmentation a été enregistrée pour les prêts aux étudiants, avec 79 millions de comptes en situation déficitaire, contre 18 millions un mois plus tôt. Les prêts automobiles bénéficiant d’un délai de remboursement ont doublé pour atteindre 7,3 millions de comptes. Les prêts personnels bénéficiant d’un report ont également doublé pour atteindre 1,3 million de comptes.

L’augmentation du nombre de retards de paiement suggère que la vague de licenciements liés au coronavirus a laissé de nombreux Américains sans moyens pour faire face à leurs dettes. De nombreuses personnes ont épuisé leurs économies, et les allocations chômage dans les régions où les coûts sont élevés ne suffisent pas à remplacer les salaires ou à aider les emprunteurs endettés à payer leurs factures.

Un plan de relance suffisant pour soutenir la récession actuelle ?

Dans certains cas, le gouvernement ordonne aux entreprises de laisser les emprunteurs différer leurs prêts. Le plan de relance adopté en mars, par exemple, a permis à la plupart des emprunteurs de ne plus rembourser leurs prêts étudiants jusqu’au 30 septembre. Une décision juste quand on sait que ces prêts sont contractés pour financer ses études, cours qui ne peuvent pas être donnés dans des conditions habituelles à cause du COVID-19.

Ce plan a également permis aux propriétaires de logements affectés par le coronavirus ou par ses retombées économiques de demander à leur conseiller financier l’autorisation de suspendre leurs paiements pendant une période pouvant aller jusqu’à 12 mois. Si le crédit immobilier est garanti par le gouvernement, le service des hypothèques est généralement censé accéder à ces demandes.

En ce qui concerne les autres types de prêts, les consommateurs recherchent activement de l’aide. De nombreux organismes de crédit, de prêts automobiles et de prêts personnels permettent encore aux consommateurs de différer ou d’interrompre leurs paiements, dans l’espoir de gagner du temps pour que l’économie se redresse et que les consommateurs se remettent sur la bonne voie.

Capital One Financial, par exemple, travaille avec des clients qui disent ne pas pouvoir payer leurs factures. La banque a déclaré plus tôt ce mois-ci qu’environ 2 % des titulaires de comptes bancaires actifs bénéficiaient de la suspension de paiement à la fin mai, contre 1 % à la mi-avril. Quelque 13 % de ses comptes de prêts automobiles étaient en état de report, contre 9 % auparavant.

Les organismes de crédits également en difficulté

Mais les établissements de crédits n’assumeront pas longtemps les prêts non remboursés, et beaucoup s’attendent à ce que les retards de paiement s’envolent dans le courant de l’année, alors que la récession se prolonge.

Les reports rendent également difficile pour les créanciers de déterminer le pilotage commercial à adopter en cette période. Ils ont notamment du mal à définir les demandeurs qui peuvent obtenir de nouveaux prêts. Il n’existe pas de méthode uniforme pour signaler aux sociétés d’évaluation de la solvabilité les personnes cherchant de l’aide pour leurs dettes, et certains prêteurs disent qu’ils ont du mal à déterminer si les scores et les rapports de solvabilité des demandeurs reflètent leur véritable taux de risque. Les scores de crédit tiennent compte des paiements manqués, comme les impayés, mais ne sont pas censés refléter les reports liés à la pandémie.

TransUnion a récemment commencé à vendre de nouvelles données aux organismes de prêts pour les aider à déterminer si les consommateurs ont été touchés par la pandémie. Dans certains cas, par exemple, TransUnion proposera des données sur les consommateurs qui sont en sursis et sur la durée de ce statut.

Les données, qui font partie des services CreditVision Acute Relief vendus aux créanciers, peuvent également être utilisées de manière anonyme pour les aider à déterminer s’ils doivent renforcer ou assouplir leurs exigences de souscription.

Source utilisée : WSJ.com

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