L’économie française subit un effondrement record

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L’économie française a connu sa plus forte contraction jamais enregistrée au cours du deuxième trimestre de cette année, lorsque des mesures strictes de lutte contre le coronavirus ont étouffé l’industrie manufacturière, le tourisme et les dépenses de consommation dans toute l’Europe.

La production de la deuxième plus grande économie de la zone euro a baissé de 13,8 %, a déclaré vendredi l’Insee, avec une baisse considérable des dépenses de consommation, du commerce et aussi des investissements Si la contraction n’est pas aussi grave que les 15,2 % prévus par les économistes, c’est la pire depuis la Grande Récession et depuis le début de la série, il y a plus de 70 ans.

« C’est un chiffre sévère, mais moins sévère que prévu », a déclaré le ministre français des finances Bruno Le Maire sur la chaîne de télévision CNEWS. « Nous devons continuer à apporter des réponses radicales et puissantes pour nous redresser le plus rapidement possible ».

Les pays latins les plus touchés

Les retombées du virus ont été très importantes, les chiffres attendus pour vendredi devraient montrer que la zone euro a subi une chute de 12% au cours du deuxième trimestre. Les données confirmeront probablement que la région a été touchée de manière inégale, la France, l’Italie et l’Espagne étant potentiellement les plus touchées. L’Allemagne, la plus grande économie d’Europe, s’est contractée de 10 %, tandis que l’Espagne s’est contractée de près de deux fois ce montant.

Malgré la morosité du continent, l’euro a continué à se renforcer par rapport au dollar, franchissant brièvement la barre des 1,19 $. Cela fait suite à une forte baisse du PIB américain, ainsi qu’aux inquiétudes croissantes concernant le virus en Amérique, et à l’incertitude politique dans la perspective de l’élection présidentielle.

La reprise de la zone euro, qui est déjà en cours, sera soutenue par les mesures de relance de la Banque centrale européenne ainsi que par un accord historique entre les pays pour un fonds de relance partagé. Mais la menace de suppressions d’emplois dans la région malgré le développement du travail à domicile, ainsi qu’une nouvelle flambée d’infections, signifient qu’un récent rebondissement de l’activité pourrait ne pas être durable.

On a déjà constaté une augmentation du nombre de cas de Covid-19, l’Allemagne voisine tirant la sonnette d’alarme en raison de la hausse des taux d’infection. Au Royaume-Uni, le gouvernement a réimposé des restrictions de confinement sur une grande partie du nord de l’Angleterre.

Un objectif à l’horizon 2022

Après avoir dépensé environ 136 milliards d’euros en mesures d’urgence, le gouvernement français prépare actuellement un plan de relance de 100 milliards d’euros qui ciblera les investissements industriels et la transition vers une économie plus verte. L’objectif est de ramener la productivité économique à son niveau d’avant la crise d’ici le début de l’année 2022.

Les données de vendredi ont montré que le secteur français du bâtiment a été particulièrement touché par le confinement, avec une baisse de la production de 24 % au deuxième trimestre après une chute de 12,8 % au premier.

Des signes encourageants ont été observés, avec des dépenses de consommation en juin qui ont atteint un niveau plus élevé qu’avant le confinement en février et une inflation qui a rebondi plus rapidement que prévu en juillet pour atteindre 0,9 %. Mais la confiance des ménages a baissé ce mois-ci, et le gouvernement s’attend à ce que les pertes d’emploi et les faillites augmentent encore.

Certains des plus grands employeurs du pays ont déjà annoncé des réductions pour relancer le développement de leurs sociétés, Renault prévoyant de supprimer environ 14 600 emplois dans le monde entier et Airbus envisage une réduction de 11 % de sa masse salariale mondiale.

« J’aimerais pouvoir vous dire que nous sommes sortis d’affaire, mais ce n’est pas le cas », a déclaré M. Le Maire lors d’une audition de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale cette semaine. « Le pire est devant nous. »

Source : Bloomberg.com

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