Le plan « Huawei 5G » de Boris Johnson en danger, le Royaume-Uni repensant actuellement ses liens avec la Chine

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Le projet du premier ministre britannique Boris Johnson est de faire confiance à Huawei Technologies pour construire les réseaux mobiles de cinquième génération (5G) du Royaume-Uni.

Ce projet est désormais menacé par l’opposition croissante au sein du parti conservateur au pouvoir, selon les propos tenus par certains responsables du gouvernement.

La gestion du COVID-19 par la Chine remet la situation en question

Le gouvernement espérait gagner la confiance des conservateurs avec une campagne d’information de Huawei, digne d’une véritable campagne de démarchage commercial, avant un vote encore imprévu au Parlement sur l’implication de la société dans l’infrastructure 5G du pays. Mais des proches du gouvernement pensent maintenant qu’un durcissement des positions des députés conservateurs rendra difficile, voire impossible, l’adoption de cette loi.

La gestion par la Chine de la pandémie de coronavirus a déclenché de nombreuses réactions et un brainstorming de la part d’éminents conservateurs en faveur d’un réexamen de la politique britannique en matière de collaboration avec la Chine, l’ancien Premier ministre conservateur David Cameron et le président chinois Xi Jinping ayant promis un « âge d’or » en 2015.

Le ministre des affaires étrangères Dominic Raab a également pris la parole lors d’une conférence de presse télévisée hier, en déclarant qu’il ne pouvait pas y avoir de « business as usual » avec la Chine une fois la pandémie terminée.

Un projet pourtant relancé en janvier par Boris Johnson

Le gouvernement de Boris Johnson a décidé en janvier de donner à l’entreprise chinoise Huawei un rôle limité dans les réseaux sans fil 5G et la fibre optique du pays, redevenant un prestataire de services parmi d’autres, tout en plafonnant sa part de marché et en la restreignant au cœur du réseau qui voit et contrôle les informations sensibles.

Le feu vert a été donné suite à une déclaration des services de sécurité britanniques détaillant les risques associés à Huawei (les États-Unis et d’autres pays affirmant que l’entreprise est une branche du parti communiste chinois et espionnant ses utilisateurs) peuvent être gérés. Un porte-parole de Huawei, qui a nié à plusieurs reprises que son équipement pose un risque pour la sécurité des pays concernés, n’a pas encore répondu à une demande de commentaires suite à ces derniers rebondissements.

L’argument du gouvernement n’a pas convaincu une partie des Tories. Parmi eux, l’ancien chef du parti Iain Duncan Smith, qui a mené une rébellion sur un texte de loi sur les télécommunications à la Chambre des Communes le mois dernier pour avertir les ministres sur les potentiels dangers liés à l’entreprise Huawei. Le gouvernement, qui dispose d’une majorité de 80 sièges, a tout de même adopté le projet de loi par seulement 24 voix, malgré l’argumentaire percutant de Duncan Smith.

« Je pense que l’ambiance au sein du parti parlementaire s’est durcie […] Et je pense que c’est une prise de conscience commune de ce que signifie la dépendance envers une entreprise qui fait partie d’un État qui ne partage pas nos valeurs. C’est devenu plus clair », a déclaré Tom Tugendhat, le président conservateur de la commission des affaires étrangères de la Chambre des communes, dans une interview.

Sources utilisées : SCMP.com / Bloomberg.com

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