Le lancement de Disney+ en France souligne les défis du streaming international

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Disney a peut-être amassé un catalogue gargantuesque de contenus pour son nouveau service de streaming, mais son modèle commercial traditionnel crée des obstacles au moment où il déploie Disney+ sur des marchés plus internationaux.

Une position incontestable au box-office mondial

Disney+ a été lancé aux États-Unis en novembre dernier avec plus de 7 000 épisodes télévisés et 500 films.

Après avoir acquis des marques telles que Pixar, Marvel, Fox Studios et Star Wars, Disney est devenu le champion mondial du box-office au cours de la dernière décennie.

Au prix de 6,99 $ par mois, le service a attiré 28,6 millions de personnes en quatre mois seulement, mais il faut désormais les fidéliser pour qu’ils restent abonnés au service. Disney+ est actuellement disponible au Canada, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis et sera bientôt lancé dans de nombreux autres pays à travers le monde, de quoi convertir encore de nombreux prospects.

La société entame désormais une expansion internationale plus large. Le service sera notamment lancé en France le 24 mars en tant que plateforme de streaming autonome et également dans le cadre d’un bouquet avec le service de télévision premium français OCS.

Mais suite à cette annonce, de nombreux internautes ont mis en avant ce que les abonnés ne pourront pas visionner dans le cadre de leur abonnement Disney+ par rapport à celui proposé aux États-Unis. La France maintient une règle stricte selon laquelle les films sortis en salles doivent attendre 36 mois avant de pouvoir être diffusés sur des plateformes de streaming par abonnement.

Cela signifie que des films à succès comme Le dernier Jedi et L’ascension de Skywalker ne seront pas disponibles au lancement du service. Les spectateurs devront attendre jusqu’en 2022 pour profiter de ce dernier opus. Il en est de même pour La Reine des Neiges 2, Toy Story 4, Avengers : Endgame et le nouveau Roi Lion.

La société doit également analyser les droits internationaux de films plus anciens pour tenter de les intégrer à la plateforme. Le premier film Iron Man et l’incroyable Hulk de 2008, par exemple, ont été produits avant que Disney n’acquière Marvel. Leurs droits en France ont été vendus à une chaîne de télévision, ils ne seront donc pas non plus disponibles sur Disney+, à priori.

Une situation qui n’est pas uniquement limitée au marché français

Bien que ces règles soient spécifiques à la France, chaque pays a son propre lot de réglementations concernant les médias numériques.

Lorsqu’il s’agit de concurrencer Netflix sur les marchés internationaux, ces modèles commerciaux hérités et les contrats de droits établis créent des obstacles importants.

Ces problèmes de droits pour les entreprises de médias traditionnels ne se limitent pas aux marchés internationaux. Warner Media semble avoir fait une erreur de calcul en vendant les droits numériques des films Harry Potter à NBC Universal il y a plusieurs années.

Ainsi, les films Harry Potter seront sur la plateforme de streaming Peacock de NBC Universal lors de son lancement dans le courant de l’année et n’arriveront pas sur HBO Max de Warner avant au moins 2025, ce qui enlève encore une opportunité de créer une certaine valeur ajoutée au lancement de cette plateforme à l’international.

Sources utilisées : Venturebeat.com et Disneyplus.com

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