Le Japon fixe un budget 2021 record pour relancer son économie

Le Japon fixe un budget 2021 record pour relancer son économie
Vous êtes chef d’entreprise ou travailleur indépendant ?
Créer un compte gratuitement

Rejoignez notre plateforme de mise en relation entre téléprospecteurs à domicile et entreprises !

Le cabinet japonais a approuvé un budget record pour le prochain exercice fiscal, qui dépassera les 1000 milliards de dollars et s’ajoutera au fardeau de la dette la plus lourde du monde développé, alors que le Premier ministre Yoshihide Suga lutte contre le coronavirus et soutient la reprise économique.

Des dépenses supplémentaires pour faire face à la pandémie

Le budget japonais pour 2021 prévoit des dépenses globales de 106 600 milliards de yens sur 12 mois à partir d’avril, soit une augmentation de 3,8 % par rapport au budget initial de l’année dernière, a confirmé lundi le ministère des finances. Les dépenses réelles pourraient être beaucoup plus élevées, étant donné la probabilité de budgets supplémentaires, dont trois ont été élaborés cette année dans le contexte de la pandémie, ajoutant 73 000 milliards de yens aux dépenses totales.

« Nous avons dû trouver un équilibre entre la prévention de nouvelles infections, l’augmentation du pouvoir d’achat des citoyens et l’assainissement des finances publiques », a déclaré le ministre des finances Taro Aso. « Cet équilibre a été la partie la plus difficile de l’élaboration du budget ».

La pandémie a forcé le Japon à ajouter à sa montagne de dettes publiques, les nouvelles émissions de dette ayant atteint un record cette année. Avant même le troisième budget supplémentaire de la semaine dernière, le Fonds monétaire international a vu la dette publique atteindre 266% du produit intérieur brut cette année, avec une balance budgétaire négative de 14,2% du PIB. L’administration Suga a annoncé ce mois-ci un plan de relance de plus de 700 milliards de dollars, en partie financé par le budget de l’année prochaine. Ce plan vise à contenir le virus tout en aidant l’économie à faire la transition vers un monde post-Covid.

Le plan budgétaire en détail

Au Japon, le nombre de cas quotidiens de virus a dépassé les 3 000 ces derniers jours, à deux reprises. Suga a déjà été contraint de déclarer une suspension temporaire d’un programme de subvention de voyage qu’il avait promu, lui dérobant ainsi un levier efficace pour relancer une économie que certains économistes considèrent comme menacée de retomber dans une récession.

Sur le plan de la politique monétaire, la Banque du Japon a maintenu sa position vendredi, prolongeant également de six mois son programme de lutte contre les coronavirus. La banque a également surpris le marché en promettant une évolution des objectifs qu’elle se fixe concernant son soutien de l’activité commerciale du pays.

La répartition des dépenses budgétaires de l’année prochaine se composera de 66 900 milliards de yens de dépenses générales, dont environ 35 800 milliards de yens pour la sécurité sociale, 5 000 milliards pour un fonds de réserve de réponse aux coronavirus, une couverture de dette à hauteur de 23 800 milliards de yens et enfin 16 000 milliards de yens de transferts aux gouvernements régionaux et locaux.

En ce qui concerne les revenus, les émissions d’obligations devraient atteindre leur plus haut niveau depuis la crise financière mondiale. Les revenus tirés de la dette atteindront 40,9 % des recettes totales, contre 31,7 % en 2020. Le ministère des finances prévoit d’offrir un total de 236 000 milliards de yens d’obligations d’État au cours du prochain exercice fiscal, dont la majorité sera constituée d’obligations de refinancement.

A cela s’ajouteront divers revenus tels que 57 400 milliards de yens de recettes fiscales, 43 600 milliards de recettes provenant de l’émission de nouvelles obligations et 5 600 milliards de yens provenant d’autres sources.

C’est donc un budget colossal que s’apprête à mettre en place le Japon en 2021 dans une logique à court terme. Reste à savoir comment ces importants investissements seront rééquilibrés à l’avenir.

Source : Bloomberg.com    

Retour en haut