Le groupe LVMH souhaite racheter Tiffany pour 14 milliards de dollars

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Le groupe de luxe serait en discussion avec Tiffany&Co, le bijoutier américain, d’après Bloomberg. LVMH projetterait ainsi de lancer une OPA sur le groupe, celui-ci tablant actuellement sur une capitalisation à hauteur de 12 milliards de dollars à Wall Street. Un tel projet de rachat s’inscrit directement dans la volonté du groupe français de s’implanter davantage aux États-Unis.

Déjà propriétaire de Louis Vuitton, Chaumet, Bulgari, ainsi que Christian Dior, le groupe du luxe français souhaite faire de Tiffany&Co une de ses filiales. L’écart de puissance financière entre les deux groupes est clairement décisif, de son côté LVMH capitalise 194 milliards d’euros à la bourse de Paris, tandis que de l’autre, Tiffany&Co capitale 12 milliards de dollars à la bourse de New York. Dans les faits, LVMH réaliserait ainsi son plus gros rachat depuis celui de Christian Dior il y a deux ans, à hauteur de 6,5 milliards d’euros.

Une implantation dense sur le marché américain

Derrière une telle opération, LVHM veut clairement développer sa présence aux États-Unis. Cette ambition a été ouvertement affichée le jeudi 17 octobre 2019, date à laquelle Bernard Arnault lui-même inaugurait un atelier de maroquinerie au Texas, pour la marque Louis Vuitton.

Ainsi, l’acquisition de Tiffany&Co consolide sa présence dans la joaillerie, et lui permet de se dresser confortablement face à Richemont, le groupe Suisse qui possède notamment Cartier et Maume & Mercier, et les futurs acteurs du luxe qui s’appuieront sur l’uberisation pour acquérir des parts de marché.

Une offre encore sans réponse dans un secteur sous tension

LVMH aurait envoyé une offre en début de mois, offre qui n’a pas encore suscité de réponse de Tiffany. Cette offre se chiffrerait à 120 dollars par action, soit une estimation 21% plus haute que le cours affiché lors de la clôture de Wall Street fin de semaine dernière (14,5 milliards de dollars).

En ce qui concerne le secteur d’activité de la joaillerie, il est face à de multiples appréhensions liées à la guerre commerciale sino-américaine actuelle. La campagne anti-corruption en Chine a également pesé sur ce marché. En effet, il était relativement habituel d’offrir des cadeaux luxueux aux hauts fonctionnaires.

En conclusion, LVMH n’a fait aucune déclaration sur cette offre, et de son côté Tiffany a déclaré que la société ne souhaitait pas faire de commentaires sur des rumeurs. Plus d’informations à venir…

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