Le gouvernement japonais propose un plan de 555 milliards de dollars pour accompagner la relance économique

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Le Premier ministre Shinzo Abe prévoit un plan de relance économique record pour aider les ménages et les entreprises du Japon durant cette pandémie.

Le parti au pouvoir au Japon a proposé une quantité importante de mesures pour un total de 60 000 milliards de yens (555 milliards de dollars), soit plus de 10 % du produit intérieur brut du pays, quatre mois seulement après le précédent plan de relance économique, le premier ministre ayant exigé des mesures plus importantes que celles proposées pendant la crise financière mondiale de 2008.

Un plan de relance historique

Shinzo Abe a réitéré sa promesse en mettant en place aujourd’hui, le plus important plan de relance économique de l’histoire du Japon, suite à une enquête réalisée par la banque centrale auprès des entreprises japonaises qui a révélée qu’elles avaient de moins en moins confiance en la politique menée par le gouvernement.

Néanmoins, les dépenses répétées suite à la faillite de la banque d’investissement multinationale Lehman Brothers le 15 septembre 2008 laissent penser que les premières mesures proposées par le premier ministre contre le COVID-19 ne seront pas les seules mises en place, le Japon essuyant également des pertes économiques à l’étranger.

Le monde a radicalement évolué depuis la mise en place des mesures économiques de Shinzo Abe en décembre dernier, les plus grandes puissances économiques sont désormais en état d’urgence pour limiter le nombre croissant de décès. En se basant sur la liste des entreprises du pays, de nombreux magasins, restaurants et usines ont fermés et le nombre de licenciements massifs et d’employés au chômage partiel augmentent. Enfin, les dépenses des ménages se limitent de plus en plus aux produits de première nécessité.

Un alignement sur les politiques agressives adoptées par d’autres puissances mondiales

Le Japon s’associe maintenant aux mesures agressives initiées par les États-Unis, l’Allemagne, l’Italie et de la Corée du Sud qui apparaissent désormais comme de véritables études de cas dans le plan proposé par le premier ministre du pays.

Le Japon risque d’aggraver la récession en raison de la pandémie, de la hausse de la taxe sur la consommation (l’équivalent de la TVA en France) et du report des Jeux olympiques.

Au cours des trois prochains mois, certains analystes prévoient une chute de l’économie nationale de plus de 10 %, la plus forte chute depuis l’arrivée de Shinzo Abe en 2012. Si la région métropolitaine de Tokyo, qui représente un tiers de l’économie, se retrouve elle aussi dans une situation de confinement, les dégâts seraient bien plus importants.

Shinzo Abe devra probablement élaborer plusieurs séries de mesures : « On ne peut pas vraiment stimuler l’économie avant qu’elle ne se stabilise à nouveau, donc les discussions sur les mesures de relance à venir vont inévitablement se poursuivre » a déclaré Koya Miyamae, économiste principal chez SMBC Nikko Securities Inc.

La faillite de la banque d’investissement multinationale Lehman Brothers

Les cicatrices suite à la faillite de la banque Lehman Brothers sont profondes au Japon. Bien que les prêts subprime (des prêts immobiliers bancaires dit à risque) ont contribué à déclencher la tourmente du système financier mondial, l’économie japonaise a chuté davantage que l’économie américaine.

Après la crise, le Japon a cherché à délocaliser sa production à un rythme plus rapide et à constituer des réserves plus importantes pour se protéger contre les crises futures. Les difficultés rencontrées par les entreprises japonaises expliquent pourquoi les salaires n’ont pas réussi à refléter les gains du récent plein emploi sur le territoire.

En décembre 2008, le gouvernement japonais avait déjà pris des mesures à hauteur de 75 000 milliards de yens pour empêcher l’économie nationale de chuter davantage. Au cours du trimestre suivant, leur économie a encore faibli à un rythme annuel de 18 %, ce qui a donné lieu à une nouvelle quantité de mesures pour un total de 57 000 milliards de yens en avril 2009 et à d’autres en décembre de la même année.

Shinzo Abe a encore un long chemin à parcourir avant d’atteindre les 157 000 milliards de yens de ces cinq séries de mesures, mais le plan de 60 000 milliards de yens proposé aujourd’hui lui permet d’ores et déjà de proposer le plus important plan de mesures depuis la crise financière.

Source utilisée : Bloomberg.com

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