Le géant pétrolier britannique BP s’engage à réduire ses émissions de dioxyde de carbone

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Le géant pétrolier britannique BP s’est fixé mercredi un objectif ambitieux en matière de changement climatique, du moins pour une grande compagnie pétrolière.

La société BP se fixe pour objectif d’éliminer ou de compenser d’ici 2050 toutes les émissions de dioxyde de carbone provenant de ses activités, ainsi que les émissions causées par la combustion du pétrole et du gaz qu’elle extrait.

Une décision surprenante (et peut être rassurante ?) étant donné que les géants pétroliers font parties des lobbyistes les plus virulents et puissants de la planète. La compagnie a cependant fourni peu de détails sur la manière exacte dont elle allait réaliser cet exploit difficile mais nécessaire pour revaloriser son image.

Cette promesse est également un signe que les grandes entreprises, y compris les producteurs de combustibles fossiles, sont confrontées à une pression croissante de la part des investisseurs et des militants, leur objectif étant qu’elles prennent le réchauffement climatique au sérieux.

« Nous voulons regagner la confiance de la société », a déclaré Bernard Looney, directeur général de BP, lors d’une conférence de presse à Londres en poursuivant par une phrase essentielle « Nous devons changer, et changer profondément. ».

Une décision motivée par la pression médiatique

Les préoccupations croissantes concernant le changement climatique constituent une menace existentielle pour les compagnies pétrolières et gazières, de nombreux scientifiques ayant déclaré que la prévention d’une augmentation importante des températures nécessite une forte réduction de l’utilisation des combustibles fossiles.

Ces dernières années, les actionnaires ont fait pression sur les compagnies pétrolières pour qu’elles se préparent à un avenir où les pays passeront aux véhicules électriques et adopteront de nouvelles réglementations pour limiter les émissions de dioxyde de carbone. Une manière d’alarmer ces entreprises d’un changement radical qui aura notamment des conséquences dans l’acquisition de leads, les consommateurs devenant de plus en plus des acteurs de cette transition.

D’autres compagnies pétrolières européennes (dont Royal Dutch Shell, Total et Equinor) ont déjà mis en place des actions pour réduire leurs émissions., mais BP va plus loin, en s’engageant à réduire également à zéro les émissions liées au pétrole et au gaz qu’elle extrait et qu’elle commercialise.

Une remise en question du modèle de production de BP

Cette dernière étape est à la fois la plus difficile et la plus importante, car c’est là que les compagnies pétrolières ont un impact climatique considérable.

La société BP émet environ 55 millions de tonnes de gaz à effet de serre chaque année, qui proviennent directement de ses opérations d’extraction et de ses raffineries. Mais 360 millions de tonnes supplémentaires sont émises chaque année lorsque le pétrole et le gaz que BP extrait est vendu et finalement brûlé pour alimenter des véhicules ou chauffer des maisons.

A titre de comparaison, l’ensemble de l’État de Californie a produit 424 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre en 2017.

Pour réduire les émissions provenant de l’utilisation de ses produits, BP pourrait réduire la quantité de pétrole et de gaz qu’elle extrait, développer des combustibles à faible teneur en carbone, comme ceux fabriqués à partir d’algues ou de plantes ou compenser ses émissions de combustibles par des mesures telles que la plantation d’arbres ou l’investissement dans une technologie encore naissante pour aspirer le dioxyde de carbone présent dans l’air.

Sources utilisées : nytimes.com et bp.com

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