Le confinement européen menace le cours du pétrole

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La première moitié de l’année a vu le cours Brent du baril de pétrole diminuer de 5,8 %, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) connait lui une baisse de 6%. Respectivement passés sous la barre des 37 et 35 dollars le baril, ces tarifs atteignent aujourd’hui leurs plus bas niveaux depuis mai.

Dans le même temps les  pays européens, et la France en tête de liste, ont de nouveau imposé des mesures strictes ces derniers jours telles que le reconfinement de leur population pour tenter d’endiguer la seconde phase du COVID-19. Une crise majeure qui freine le développement commercial des entreprises, notamment leurs actions de prospection de clientèle, dans ces pays désormais au ralenti et qui vient une nouvelle fois menacer le cours du pétrole qui pourrait partir de nouveau à la baisse.

Une inquiétude grandissante chez les producteurs de pétrole

Pour cette fin d’année, les compagnies pétrolières mondiales s’attendent de nouveau à une forte baisse de la demande, bien que les estimations diffèrent. Vitol, prévoit de manière optimiste une demande hivernale de 96 millions de barils par jour, tandis que Trafigura s’attend plutôt à ce que la demande tombe à 92 millions de barils par jour, et même moins.

« Beaucoup de négociants pétroliers  regardent maintenant les États-Unis et leur taux d’infection croissant. Ils craignent que dans les  prochaines  semaines les Etats-Unis adoptent des mesures similaires à celles établies récemment en Europe. »,  déclare Michael McCarthy, stratège en chef du marché chez CMC Markets à Sydney.

Le marché du pétrole a tout de même pu limiter quelques pertes après que les commandes d’exportation du Japon ont augmenté pour la première fois en deux ans et que l’activité industrielle chinoise a atteint en octobre un niveau record depuis près de dix ans. Cependant, la performance commerciale de ce seul marché asiatique ne suffira pas à combler les pertes engendrées sur les marchés européens et américains.

Par conséquent, les inquiétudes concernant l’affaiblissement de la demande couplées à l’augmentation de l’offre de l’OPEP et des États-Unis ont considérablement impacté les marges commerciales des  groupes pétroliers en continuant de faire chuter les prix de l’or noir pour un deuxième mois consécutif en octobre, le WTI ayant baissé de 11 % et le Brent de 8,5 %.

En effet,  des approvisionnements en provenance de la Libye et de l’Irak, membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, ont compensé les réductions de production des autres membres de l’OPEP faisant alors augmenter la production globale du groupe pour un quatrième mois consécutif en octobre, selon une enquête de Reuters.

L’OPEP lance une opération de crise

L’OPEP et ses alliés, dont la Russie, ont formé un groupe connu sous le nom d’OPEP+, dont les membres s’engagent à réduire leur production d’environ 7,7 millions de barils par jour pour soutenir les prix.

L’OPEP+ prévoit de tenir une réunion politique les 30 novembre et 1er décembre et certains analystes s’attendent déjà à ce qu’elle retarde les plans visant à augmenter la production de 2 millions de barils par jour à partir de janvier. Retarder ainsi la hausse de la production contribuerait à soutenir un déficit budgétaire important en bloquant les prix au cours du premier trimestre de l’année prochaine et du reste de l’année 2021, a déclaré l’organisation.

Aux Etats-Unis pourtant, le nombre total de plateformes de forage de pétrole et de gaz naturel a augmenté en octobre pour un troisième mois consécutif, selon les données de Baker Hughes. Dans le même temps et à l’approche des élections américaines de ce mardi, l’incertitude électorale a incité les investisseurs américains à la prudence sur les marchés mondiaux.

Ces prochains jours devraient alors décanter la situation et permettre de trouver un équilibre entre offre et demande pour limiter les risques d’une nouvelle chute des tarifs pétroliers en 2021.

Source : Reuters.com

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