L’Asie doit-elle ouvrir ses portes aux digital nomads ?

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On dit souvent que les travailleurs à distance peuvent exercer depuis n’importe quel endroit disposant d’une connexion Internet. Mais la réalité est parfois plus complexe, surtout dans les pays asiatiques. En effet, dans ces destinations de plus en plus plébiscitées par le digital nomad, les réglementations administratives ne facilitent pas l’installation dans le pays.

L’Asie réfractaire aux visas dédiés à l’activité nomade

La pandémie de coronavirus a poussé des millions de travailleurs de leur bureau à leur domicile – et beaucoup ont décidé qu’ils voulaient changer de pays, au moins temporairement. Face à cette tendance, les pays d’Europe, des Caraïbes et du Caucase tentent d’attirer ces travailleurs grâce à de nouveaux programmes de visas « digital nomads ». Mais à ce jour, aucun pays asiatique n’a officiellement ouvert la porte à cette nouvelle main-d’œuvre éloignée, les laissant se demander s’ils doivent rester dans leur destination asiatique préférée ou partir vivre dans un autre pays plus accueillant administrativement parlant.

Selon une enquête mondiale de Booking.com auprès de 20 000 voyageurs travaillant à domicile pendant la pandémie, plus d’un tiers ont envisagé de travailler à distance depuis une autre destination. « D’après l’étude, nous pouvons dire qu’il y a une volonté de travailler à distance à partir d’une autre destination », a-t-il écrit par courrier électronique.

L’Asie compte quatre des dix meilleures destinations pour les expatriés en 2019, selon l’enquête « Expat Insider 2019 Survey » du site de réseautage d’expatriés InterNations.

Adrien Pierson est le co-fondateur et le directeur d’exploitation de MillionSpaces, un site web de réservation d’espaces de travail qui opère à Singapour et au Sri Lanka. Il a déclaré qu’il pense que l’Asie est de plus en plus attrayante pour les travailleurs à distance. Lancé en 2020, le service de MillionSpaces est conçu pour permettre aux travailleurs de réserver des lieux de travail ou de tenir des réunions dans des hôtels, des bars, des restaurants et des espaces de travail traditionnels, pour des périodes aussi courtes qu’une heure. Selon M. Pierson, le travail à distance est là pour rester car il permet aux travailleurs de vivre dans la destination de leur choix sans devoir attendre la retraite pour y parvenir.

Quel avenir pour les travailleurs itinérants en Asie ?

À ce jour, aucun pays d’Asie n’a annoncé de programme spécialement conçu pour attirer l’afflux de travailleurs à distance généré par la pandémie. On ne sait pas non plus si un pays asiatique leur fournira une voie officielle pour vivre et travailler à l’intérieur de ses frontières. Les gouvernements du continent restent pour le moment totalement muets sur le sujet.

Heureusement, il existe toujours des voies informelles permettant aux travailleurs indépendants de vivre temporairement dans certaines régions d’Asie, bien que la pandémie les ait rendus plus difficiles à gérer.

Pour le moment, les digital nomads vont d’un endroit à l’autre et effectuent de fréquents déplacements pour obtenir de nouveaux visas de tourisme à chaque passage de la frontière. Cependant, avec la pandémie de Covid-19, ces déplacements sont plus coûteux et cela prend plus de temps pour faire les démarches. Tant de points délicats qui font rapidement augmenter le budget nécessaire pour partir vivre l’expérience asiatique

Le nouveau visa touristique spécial de la Thaïlande constitue tout de même un premier élément de réponse pour ces dizaines de milliers de travailleurs. Il permet aux visiteurs de rester jusqu’à 90 jours et peut être renouvelé deux fois, à condition que les touristes soient mis en quarantaine dans des installations agréées pendant au moins 14 jours à leur arrivée, qu’ils fournissent la preuve de plans d’hébergement à long terme et qu’ils disposent d’une couverture d’assurance médicale d’au moins 100 000 dollars.

Quant à savoir si l’Asie s’ouvrira un jour officiellement aux travailleurs à distance, M. Guerreiro de Booking.com estime qu’il est tout à fait naturel que l’offre suive la demande.

Source : Cnbc.com

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