La technologie au service de la biodiversité

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Dans le paysage de la biodiversité, l’apiculture est l’une des plus anciennes industries existantes, mais elle est confrontée à de nombreuses menaces. Un certain nombre d’entreprises technologiques espèrent aider l’abeille à avoir un avenir plus radieux.

Des enjeux écologiques et commerciaux

Noah Wilson-Rich, responsable scientifique de la société américaine Best Bees Company, estime qu’il est affligeant de constater le nombre de ruches qui meurent chaque année. Son entreprise installe des ruches sur des propriétés commerciales et résidentielles, du toit au jardin. Son personnel utilise ensuite un système logiciel avancé pour surveiller et enregistrer la santé de toutes les colonies d’abeilles.

Les données sont partagées avec des chercheurs d’université afin de les aider à mieux comprendre le sort des insectes. « Nous cherchons à savoir pourquoi les ruches prospères vivent », explique M. Wilson-Rich. « Nous devons comprendre pourquoi elles se portent mieux. Avec ces données de recherche, nous pouvons obtenir des avantages merveilleux… cela nous dit comment les abeilles se portent réellement. »

L’industrie mondiale du miel étant estimée à 9,2 milliards de dollars en 2020, il existe également un impératif commercial important derrière l’utilisation accrue de la technologie pour surveiller et soigner les abeilles. Surtout à une époque où la pandémie de coronavirus a focalisé les esprits sur des questions plus larges d’approvisionnement alimentaire.

Les entreprises technologiques à la recherche d’innovations

L’entreprise ApisProtect est également à l’avant-garde de l’industrie apicole. Elle fabrique des capteurs sans fil pour ruches qui collectent et transmettent des données à un tableau de bord basé sur un site web. « Nous recueillons des données sur la température, l’humidité, le son et le déplacement des abeilles qui s’envolent de la ruche », explique Fiona Edwards Murphy, directrice générale.

« Ce que nous faisons, c’est extraire ces points de données brutes, puis utiliser l’apprentissage automatique pour les convertir en informations utiles. Nous disons à l’apiculteur, par exemple, quelles ruches sont en croissance et quelles ruches sont en décroissance, ou quelles ruches sont vivantes et quelles ruches sont mortes. » Cette technologie marque un changement important par rapport aux pratiques apicoles traditionnelles, selon lesquelles les apiculteurs doivent inspecter manuellement les ruches.

Dans une exploitation commerciale, seuls 20 % environ des ruches à un moment donné nécessitent une intervention. Le problème est que les apiculteurs ne savent pas quels sont ces 20%. Ils doivent alors inspecter manuellement et régulièrement chaque  ruche pour obtenir un état de la situation.

« Ce que nous faisons, c’est leur permettre d’obtenir une image de ce qui se passe dans toutes leurs ruches, réparties sur une vaste zone, avant même qu’ils ne quittent leur bureau le matin. Pour les apiculteurs commerciaux, nous constatons une forte baisse des coûts de main-d’œuvre pouvant être diminués de moitié. Cela a évidemment un impact énorme sur l’activité apicole. »

L’entreprise israélienne, Beewise, vise à réduire encore plus le besoin d’intervention humaine. Elle a créé le produit breveté « Beehome », une grande structure en forme de boîte alimentée par l’énergie solaire qui peut abriter 24 ruches distinctes. Capable de fonctionner de manière autonome, ou par l’intermédiaire d’une application sur le téléphone ou la tablette de l’apiculteur, chaque Beehome est équipé d’un ensemble de caméras, de capteurs et de bras robotiques qui, ensemble, prennent en charge les actions qui, autrement, nécessiteraient une intervention humaine, comme la lutte contre les parasites, la prévention des essaims et la récolte du miel. En externalisant ces missions, l’apiculteur peut alors se concentrer sur d’autres tâches en parallèle afin de booster sa productivité.

Les seules actions qui nécessitent une intervention humaine consistent à s’assurer que les abeilles ont accès à une source de nourriture et à de l’eau, et à aller récupérer le miel récolté par la machine. « Dans une ruche ordinaire, il y a environ 10 000 à 50 000, voire 100 000 abeilles », explique Saar Safra, directeur général de Beewise. « Cela représente une grande quantité de données à analyser, et l’IA [intelligence artificielle] le fait en quelques secondes. Elle peut identifier ce qui se passe, et appliquer le bon traitement. »

Source : BBC.com

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