La société WeWork sauvée par un de ses actionnaires, la banque japonaise SoftBank

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SoftBank a décidé d’injecter 5 milliards de dollars dans la société de coworking WeWork. En parallèle, le cofondateur Adam Neumann est écarté de la société suite à la vente de ses actions pour un milliard de dollars.

Le constat est sans appel, c’est désormais la fin de l’aventure pour Adam Neumann. Fin septembre dernier, son poste de PDG lui avait déjà été retiré, et aujourd’hui, c’est le contrôle entier de la société qui lui est enlevé.

Nous assistons à une véritable opération de sauvetage, au cours de laquelle le conseil d’administration de WeWork a validé la proposition de son actionnaire majeur consistant à faire une injection de capital supplémentaire. SoftBank avait déjà injecté 10 milliards dans la société.

Une véritable prise de contrôle de la société

Dans les faits, le japonais SoftBank va ainsi déposer 5 milliards supplémentaires sur la table, tout en faisant une offre d’achat d’un montant de 3 milliards. Au-delà d’une opération de sauvetage, il s’agit là d’un investissement à long terme qui va donner à SoftBank les pleins pouvoirs sur WeWork, en détenant ainsi 80% du capital de la société.

Pour sa part, Adam Neumann va mettre en vente environ un tiers de ses parts pour la modique somme d’un milliard de dollars. Lui qui était l’un des PDG les plus fiers du secteur du numérique et qui rêvait d’amasser une fortune de 1000 milliards de dollars va devoir se contenter d’un seul. Marcelo Claure devrait être nommé à sa place pour remettre l’entreprise dans la bonne direction. Il s’agit de l’ancien directeur de l’opérateur Sprint et un des proches de Masayoshi Son, le patron de SoftBank.

Un business model peu novateur

Cette situation met un point de vérité dans un constat fait depuis longtemps. La société WeWork n’est pas une société de la nouvelle économie de marché, au sein de laquelle la notion d’économie d’échelle et de plateforme (telle que l’ubérisation) est censée permettre la création de bénéfices, mais un business model qui a modernisé l’activité de location d’espaces de travail.

Pour conclure, une partie des actifs perçus comme non stratégiques vont être mis en vente. En complément, un plan de licenciement massif de 15% des 12500 employés de la société est prévu.

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