La société Astrobotic a remporté un contrat pour transporter le rover VIPER de la NASA sur la lune

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Astrobotic, une société de Pittsburgh, a remporté un contrat de pour transporter le rover VIPER de la NASA vers la surface lunaire. La NASA devant trouver de la glace sur la Lune, ce rover mènera les recherches.

La NASA a annoncé hier un contrat pour envoyer un premier robot sur la Lune, le Volatiles Investigating Polar Exploration Rover, après avoir envoyé quatre rovers sur Mars et un cinquième qui devrait être lancé en juillet.

Astrobotic, société privée américaine située à Pittsburgh, a remporté un contrat de 199,5 millions de dollars (176,5 millions d’euros) pour livrer ce robot explorateur sur la lune d’ici la fin de l’année 2023. Ce montant comprend la fusée pour le lancement de la mission mais aussi l’atterrisseur qui posera le rover près du pôle sud de la lune.

Le VIPER est le dernier d’une série de missions dans le domaine de la robotique que la NASA finance en raison de son intérêt renouvelé pour la Lune.

VIPER restera 100 jours sur lune à rechercher des blocs de glace, qui seraient localisés près des pôles de la lune – parmi les endroits les plus froids du système solaire et plus précisément dans des cratères ombragés.

L’importance de la présence d’eau glacée sur la lune

Cette eau pourrait constituer une ressource inestimable pour les futurs astronautes. Elle pourrait notamment produire de l’oxygène leur permettant de respirer, ainsi que du carburant pour les fusées qui retournent sur Terre ou qui se dirigent vers une autre destination du système solaire.

Cependant, l’emplacement exact et la nature de cette glace ne sont pas connus. Elle pourrait être à la surface sous forme de givre comme enfouie sous terre. Elle pourrait être pure comme liée à des minéraux. La mission du robot VIPER est d’en savoir plus à ce sujet et les informations recueillies permettraient de planifier l’endroit où les astronautes se poseraient sur la lune, mission que la NASA a prévu de mener à bien en 2024.

« VIPER va être le premier robot à toucher cette eau congelée que nous avons détectée », a déclaré Steven Clarke, qui a récemment quitté son poste d’administrateur associé adjoint pour l’exploration à la direction scientifique de la NASA pour un autre rôle au sein de cette agence.

Le rover transportera une série d’instruments, dont une foreuse qui lui permettra d’étudier ce qui se trouve sous la surface de la lune.

Cette mission est la première de la NASA destinée à envoyer un rover sur la lune. La Chine en a envoyé deux depuis 2013, dont un l’année dernière dans le cadre de la première mission d’atterrissage sur la face cachée de la Lune et l’Union soviétique en avait envoyé deux dans les années 1970. Bien que la tentative d’atterrissage avait échoué, nous pouvons également citer le vaisseau spatial indien qui transportait également un rover.

La NASA collabore de plus en plus avec des entreprises privées

La NASA, qui avait auparavant conçu l’ensemble de la mission, y compris l’atterrisseur, cherche maintenant des entreprises privées pour assurer le transport vers la lune, souvent en collaboration avec des charges utiles extérieures à la NASA, un programme établi en 2018 sous le nom de Commercial Lunar Payload Services.

Cette approche, selon la NASA, est moins coûteuse et pourrait également aider les jeunes entreprises à établir des activités rentables.

Une précédente mission de la NASA utilisait la même approche commerciale. Il s’agit de celle où Robert L. Behnken et Douglas G. Hurley, deux astronautes américains, avaient été envoyés sur la Station spatiale internationale à bord d’un vaisseau spatial construit par la société SpaceX d’Elon Musk.

Lors des précédentes missions, la NASA a cherché à mettre en place des expériences peu coûteuses et de petite envergure, et les responsables de la NASA ont déclaré qu’ils s’attendaient à ce que peut-être la moitié de ces missions échouent, mais que les retombées justifiaient ces risques.

Deux lancements, dont un par Astrobotic, sont prévus l’année prochaine, et un troisième en 2022.

Les enjeux sont plus importants pour VIPER. Pesant près de 450kg, il est à peu près de la taille d’une voiturette de golf – 1,5 mètres de long, autant de large et environ 2,5 mètres de haut. Les responsables de la NASA ont refusé de dire combien coûtera le rover en tant que tel.

Pour Astrobotic, la nouvelle priorité de la NASA a fait évoluer ses activités

L’entreprise a été créée en 2008 dans l’espoir de remporter le Google Lunar X Prize, un concours organisée par la Fondation X Prize et parrainée par Google, récompensant l’équipe réussissant à poser en premier un vaisseau spatial privé sur la lune. Ce concours a pris fin en 2018 sans qu’il y ait de gagnant. Astrobotic se concentre depuis sur la conquête de charges utiles commerciales.

Astrobotic s’était déjà engagé à envoyer des charges utiles sur la lune, notamment un instrument de l’agence spatiale mexicaine et des capsules temporelles. Mais le contrat avec la NASA a accéléré le développement du marché des voyages sur la lune.

« C’est un avantage considérable d’avoir la NASA comme plus gros client […] C’est un facteur clé« , a déclaré John Thornton, le directeur général d’Astrobotic, dans une interview.

Lorsque le rover sera lancé en 2023, il sera posé sur le module d’atterrissage Griffin développé par la société. Son envergure de 4.5 mètres de long et de 2 mètres de haut est plus importante que celle du vaisseau spatial qui doit effectuer la première mission en 2021. Une fois à la surface, le rover descendra l’une des deux rampes et commencera sa recherche d’eau.

Source utilisée : nytimes.com et astrobotic.com

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