La Grande-Bretagne va mettre en place un régulateur pour modérer le contenu publié sur internet

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Pour pousser Google, Facebook et d’autres géants d’internet à contrôler leur propre plateforme, la Grande-Bretagne a déclaré que le régulateur de l’audiovisuel du pays deviendrait une autorité d’internet.

La Grande-Bretagne a présenté mercredi un plan qui donnerait au gouvernement plus de latitude pour réglementer le contenu d’internet, l’objectif étant d’inciter Twitter, YouTube et d’autres géants du web à faire plus pour contrôler leur plateforme.

L’Ofcom entre en scène

Le gouvernement a déclaré que l’autorité de régulation de l’audiovisuel du pays, connue sous le nom d’Ofcom, assumerait de nouvelles responsabilités en matière de surveillance des contenus web et aurait le pouvoir d’imposer des sanctions aux entreprises qui ne feraient pas assez pour lutter contre « les contenus préjudiciables et illégaux de nature terroriste et pédophile ».

De nombreux détails sont restés sans réponse, notamment les sanctions dont disposera le nouveau régulateur ou la manière dont il surveillera les milliards de contenus générés par les utilisateurs et publiés sur les plateformes de médias sociaux.

Une proposition diffusée par le gouvernement l’année dernière suggérait que le régulateur pourrait imposer des amendes, bloquer l’accès aux sites web et rendre les dirigeants légalement responsables des contenus nuisibles diffusés sur leur plateforme.

Plus de détails sur la mise en place opérationnelle prochainement

Le gouvernement a déclaré que de plus amples détails seraient publiés au printemps.

« Nous donnerons au régulateur les pouvoirs dont il a besoin pour mener la lutte pour un Internet qui reste dynamique et ouvert, mais avec les protections, la responsabilité et la transparence que les gens méritent », a déclaré Nicky Morgan, la secrétaire du département pour le numérique, la culture, les médias et le sport.

La pression en faveur d’une réglementation plus stricte montre une divergence par rapport à la vision américaine d’un internet largement axé sur le marché et libre de toute surveillance gouvernementale. En Europe, où la liberté d’expression est plus réglementée qu’aux États-Unis, on constate une volonté croissante d’imposer de nouvelles règles sur le web, notamment en ce qui concerne les discours de haine, le terrorisme et le contenu destiné aux enfants.

En Allemagne, les entreprises risquent des amendes si le contenu haineux n’est pas supprimé dans un délai de 24 heures. La France envisage une proposition similaire.

L’Union européenne débat également sur la modification de certains lois et codes, notamment le code du commerce, qui protègent les sociétés qui fonctionnent sous le statut d’hébergeur contre toute responsabilité pour les contenus publiés sur leur plateforme, l’objectif étant d’améliorer l’expérience des utilisateurs du web.

Les défenseurs de la liberté d’expression et des droits de l’homme ont averti que ces politiques conduiraient à la censure et seraient utilisées comme modèle par des gouvernements plus répressifs pour contrôler les moindres objections à leur encontre.

Source : nytimes.com

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