La croissance mondiale pourrait prendre 10 ans de retard suite à la pandémie

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La pandémie de coronavirus causera des dommages durables sur la croissance économique mondiale à long terme et pourrait même causer une « décennie perdue », a déclaré la Banque mondiale dans un rapport important. Bien que l’économie mondiale devrait se redresser fortement cette année, elle sera encore inférieure d’environ 4 700 milliards de dollars aux projections d’avant la pandémie, a déclaré l’organisation internationale.

Un retard accumulé en 2020

Le PIB mondial s’est contracté de 4,3 % l’année dernière, car la COVID-19 a conduit les gouvernements à pratiquement fermer les économies, selon le rapport Global Economic Prospects de la Banque mondiale. Il devrait augmenter de 4 % l’année prochaine, car les vaccins contre le coronavirus contribuent au retour à une vie normale. Néanmoins, en 2021, l’économie mondiale sera inférieure d’environ 5,3 % – soit quelque 4 700 milliards de dollars – à ce qu’elle aurait été si elle s’était développée normalement selon les estimations précédant la pandémie.

Selon le rapport de la Banque mondiale, la pandémie de coronavirus signifie que la « croissance potentielle » mondiale, c’est-à-dire le taux d’expansion que l’économie mondiale peut soutenir lorsqu’elle est performante sans générer d’inflation, est maintenant plus faible.

Des niveaux d’investissement plus faibles, des améliorations plus lentes dans les domaines de l’éducation et de la santé, l’interruption de contrats de sous-traitance à l’international et une augmentation plus faible de la participation des femmes au marché du travail sont autant de facteurs qui devraient freiner la croissance potentielle à 1,9 % par an sur la période 2020-2029. Cela représente une baisse par rapport aux 2,4 % environ de 2010-2019.

La Banque mondiale a souligné qu’à court terme, il y a actuellement beaucoup d’incertitude et que « plusieurs résultats de croissance sont possibles ». Une accélération de la pandémie de COVID-19 – comme on le voit actuellement au Royaume-Uni et des retards dans la distribution des vaccins seraient alors préjudiciables. Lutter contre ce virus doit donc constituer le principal objectif des stratégies des entreprises et des pays du monde entier.

Les croissances nationales étroitement liées à la pandémie

La crise du coronavirus devrait aggraver la tendance au ralentissement de la croissance dans les pays en développement, qui sont confrontés à des niveaux d’endettement élevés, selon le rapport. Si elles sont mal gérées, les retombées de la pandémie pourraient conduire à une « décennie perdue » de croissance avec pour conséquence un frein au développement et à la création d’entreprises dans ces pays menacés par une crise économique.

En revanche, si elle est bien gérée, l’économie mondiale pourrait s’en sortir mieux que prévu. Un déploiement rapide des vaccins et des mesures efficaces pour limiter la propagation de COVID-19 sont essentiels, a déclaré la Banque mondiale.

L’impact de la pandémie sur les économies du monde entier sera très inégal. Selon le rapport de la Banque mondiale, la région de l’Asie de l’Est et du Pacifique devrait faire preuve d’une capacité de rebond cette année, surtout en Chine. La croissance de l’économie chinoise a certes fortement ralenti pour atteindre 2 % en 2020, mais elle devrait s’élever à 7,9 % cette année.

L’économie américaine, quant à elle, devrait croître de 3,5 %, alors qu’elle a reculé de 3,6 % l’année dernière. La zone euro devrait être à la traîne, avec une croissance de 3,6 % en 2021 qui ne compensera pas la contraction sismique de 7,4 % observée en 2020.

La Banque mondiale, qui apporte un soutien financier aux pays pour stimuler le développement, a déclaré que les pays devraient être sur la corde raide en matière de politique. « Limiter la propagation du virus, apporter une aide aux populations vulnérables et surmonter les difficultés liées à la vaccination sont les principales priorités politiques immédiates. Alors que la crise s’atténue, les décideurs politiques doivent trouver un équilibre entre les risques liés à un endettement important et croissant et ceux liés au ralentissement de l’économie par un resserrement budgétaire prématuré ».

Source : Businessinsider.com

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