La concurrence chinoise dénoncée par l’industrie française de la fibre optique

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La Chine, en recherche permanente de nouveaux marchés à conquérir, fait tout pour convaincre les investisseurs français du secteur de la fibre optique.

Pour rappel, cette technologie présente depuis les années 60 est produite en France sur 3 sites de production : Acome, Prysmian et Silec. Depuis 2013, l’industrie de ce secteur a investi 210 millions d’euros dans les équipements de production et a été confronté en parallèle à une multiplication des ventes par 4 au cours des 5 dernières années.

D’ici 2022, les opérateurs principaux tels qu’Orange et SFR doivent couvrir les zones urbaines qui représentent 55 % des logements et locaux professionnels de toute la France. Sur ce point, il est notamment possible de tester votre éligibilité sur des sites dédiés tels que test-fibreoptique.fr.  En ce qui concerne les collectivités territoriales, celles-ci sont responsables de l’apport du très haut débit dans les zones rurales.

Une situation qui se complique au niveau du financement de l’État, et rend plus difficile la lutte contre le concurrence chinoise

Les zones rurales profitent d’un soutien financier de l’État, à hauteur de 3,3 milliards d’euros. Cependant, l’exécutif a récemment refusé une aide supplémentaire évoquée par le Sénat afin de développer une installation de la fibre dans les zones rurales.

Pour sa part, la Chine a équipé la grande partie de son territoire avec cette technologie de connexion, et est en quête de nouveaux marchés attractifs afin de ne pas limiter sa production. En ce qui concerne l’installation de fibre chinoise en France, en 2018, nous étions à une part de 10 % des installations existantes face à une demande européenne de plus en plus considérable. Dans cette situation, la Chine l’emporte par son prix bien plus attractif.

Principal point de préoccupation, la qualité de l’équipement

En effet, la qualité de l’installation est un sujet prioritaire et celle de la fibre chinoise peut être discutable. Cela a un impact sur l’attractivité des producteurs au niveau de tous les marchés. En effet, pour citer un exemple, certaines régions d’Afrique bénéficient d’un taux d’intérêt particulièrement bas (accordé par des banques chinoises) lorsqu’il s’agit d’assurer le financement de ces infrastructures plutôt onéreuses, ce qui provoque assez naturellement un déséquilibre concurrentiel pour les industriels français du secteur. 

Ainsi, l’industrie française se retrouve face à un carnet de commandes qui diminue fortement face à la concurrence chinoise et cela développant le risque d’une suppression d’emplois.

La conclusion est assez prévisible, le financement de ces infrastructures est particulièrement onéreux, les acteurs doivent donc avoir le soutien de l’Etat et d’investisseurs privés. Si la Chine vient proposer et installer sa fibre en France, l’industrie française verrait ses parts de marché en Europe descendre, mais laisserait surtout le champ libre aux acteurs chinois pour se saisir du financement de ces installations alors que cela doit avant tout relever du secteur public. 

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