IBM voit sa croissance continuer de chuter en 2020

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Dans les derniers mois de l’année 2020, au cours d’une conférence Transform organisée par CNBC, Arvind Krishna, PDG d’IBM a dressé le bilan d’une entreprise en plein processus transformation. Il a informé qu’il voulait tirer parti de l’acquisition pour un montant de 34 Milliards de dollars de Red Hat qui date de 2018, afin d’aider sa clientèle à utiliser de manière optimale un système cloud hybride en pleine expansion, tout en faisant appel à l’intelligence artificielle pour accroître l’efficacité.

Miser sur des solutions d’avenir

Cette approche semble assez saine. Mais plutôt que cette nouvelle stratégie s’impose comme un important facteur de croissance de l’entreprise, le bilan d’IBM montre aujourd’hui que ses revenus générés par une solution logicielle performante basée sur le cloud et l’intelligence artificielle ont diminué de près de 5 % n’excédant pas la barre des 7 milliards de dollars.

Si M. Krishna cherchait un point positif, il pourrait entrevoir des perspectives d’avenir en constatant que sa nouvelle propriété, Red Hat, a elle-même réalisé de bonnes performances, avec des revenus en hausse de 18 % en comparaison avec la période de l’année précédente, selon la société. Mais de manière générale, les revenus de la multinationale américaine ont connu une baisse pour la quatrième période consécutive. L’année 2020 s’est donc inscrite dans la lignée des périodes précédentes puisque le prédécesseur de M.Krishna, Mme. Virginia Rometty, a connu avant son départ une période de plus de 5 années consécutives de baisse de revenus.

Arvind Krishna a exposé sa stratégie en novembre, en déclarant à CNBC : « L’acquisition de Red Hat nous a conféré la base technologique sur laquelle s’appuyer pour bâtir une plateforme technologique hybride de cloud computing basée sur l’open-source et sur la liberté laissée à nos clients alors qu’ils s’embarquent dans ce voyage ». Jusqu’à maintenant, cette approche n’atteint tout simplement pas les niveaux de croissance que le PDG espérait.

Le fournisseur de services numériques est également sur le point de se séparer de sa division de services d’infrastructure gérés, ce qui, comme l’a dit M. Krishna, devrait donner à Big Blue la liberté de travailler plus intensément sur sa nouvelle stratégie. « Le succès de cette acquisition nous donne maintenant le carburant nécessaire pour passer à l’étape suivante, et à une étape plus importante, celle de la suppression des services d’infrastructure gérés. Par conséquent, le reste de l’entreprise peut se dédier au développement de l’intelligence artificielle et du cloud hybride », a-t-il déclaré.

Conserver sa ligne de conduite

Bien qu’il soit peut-être prématuré d’affirmer que sa stratégie de transformation basée sur l’innovation n’a pas obtenu les résultats escomptés, la réussite n’est pour le moment pas présente et la chute du chiffre d’affaires d’IBM doit être aussi démoralisante pour M. Krishna qu’elle l’a été pour Ginni Rometty. Car lorsque vous guidez l’entreprise vers des technologies plus modernes et loin des anciennes, vous espérez à un moment donné commencer à voir le travail porter ses fruits, mais jusqu’à présent, cela n’a été le cas pour aucun des deux dirigeants.

Arvind Krishna continue tout de même à travailler sur cette vision en achetant, au cours des derniers mois de l’année dernière, quelques atouts supplémentaires comme la société de contrôle des performances des applications cloud Instana, ou encore et la société de conseil Nordcloud. Des choix stratégiques réalisés pour élargir son portefeuille de services de cloud hybride afin de faire d’IBM un prestataire unique qui propose ce type de service.

À l’heure actuelle, le bilan d’IBM continue à évoluer de manière assez préoccupante. Bien qu’elle réalise des gains, notamment grâce à Red Hat en première ligne, cela ne suffit pas à contrebalancer les pertes, et il faut que quelque chose change.

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