George Eustice réclame une avancée des négociations au sujet du Brexit

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La semaine qui arrive doit se solder par une avancée majeure dans les négociations pour un accord commercial post-Brexit, ont déclaré dimanche les ministres britannique et irlandais. Pour rappel, la Grande-Bretagne bénéficie actuellement d’une période de transition qui s’étend jusqu’au 31 décembre prochain afin de pouvoir régler les questions juridiques et commerciales qu’entraine cette décision de quitter l’Union Européenne

L’enjeu économique de ces négociations

Britanniques et Irlandais ont entamé les négociations depuis plusieurs mois déjà. Si un consensus n’est pas rapidement trouvé, des échanges commerciaux d’une valeur d’environ 1 000 milliards de dollars risquent d’être mis en péril par les droits de douane à l’importation et le durcissement des règles liées à l’externalisation du travail comme la collaboration avec un call center basé au sein de l’Union Européenne par exemple. De plus, cette économie basée sur les échanges internationaux se retrouve d’autant plus fragilisée par un contexte où la Grande-Bretagne et l’Union Européenne s’efforcent de contenir les retombées économiques de la pandémie de COVID-19. Autant de points de vigilance sur l’économie du pays qui pourraient bien entrainer la suppression de nombreux postes, contraignant des milliers de britanniques à se lancer dans la recherche d’un nouvel emploi.

« Il faut que les choses bougent cette semaine, que nous surmontions certains de ces problèmes difficiles et que nous trouvions une solution, pour parvenir au moins une sorte d’accord à l’issue de ces négociations », a déclaré dimanche le ministre britannique de l’environnement, George Eustice, à Sky News.

« Sinon, cela devient très difficile et nous commençons à manquer de temps pour le mettre en œuvre », a ajouté M. Eustice.

Les négociations n’ont toujours pas conduit à un accord depuis déjà plusieurs échéances et restent en suspens sur des points bloquants tels que les quotas de pêche, les règles relatives aux aides d’État, la législation des entreprises exportatrices dont les performances commerciales risquent d’être fortement impactées,  ou encore la manière de régler les futurs différends. Tant de sujets qui doivent impérativement se régler d’ici la fin de l’année civile.

L’Irlande du Nord au cœur de tensions

Simon Coveney, ministre des affaires étrangères Irlandais, a déclaré que Londres a également dû renoncer à son projet d’adopter une législation spécifique sur le commerce entre l’Irlande du Nord sous administration britannique et le reste du Royaume-Uni, en cas d’échec des négociations de Brexit.

Londres a reconnu que le projet de loi pourrait violer le droit international en passant outre l’accord de divorce qu’elle avait précédemment conclu avec le bloc.

« Il est impossible que l’Union Européenne accepte de ratifier un nouvel accord si le gouvernement britannique enfreint l’accord existant, qui n’a même pas 12 mois, et viole ainsi le droit international », a déclaré M. Coveney.

George Eustice lui reste optimiste et soutient que le gouvernement britannique avait l’intention de faire avancer la législation et qu’il restaurerait les parties du projet de loi supprimées par la chambre haute du Parlement la semaine dernière.

Le président américain élu Joe Biden a déclaré que Brexit ne doit pas saper l’accord de paix du « Vendredi Saint » de 1998 pour l’Irlande du Nord, négocié par les États-Unis, des commentaires qui ont été considérés comme un avertissement à Londres au sujet du projet de loi.

L’ancien premier ministre britannique Gordon Brown a déclaré dimanche que la victoire électorale de Joe Biden allait probablement pousser le premier ministre Boris Johnson à conclure un accord commercial avec l’UE qui permettrait d’éviter la nécessité de cette législation susceptible d’entacher les relations publiques britanniques vis-à-vis de ses partenaires commerciaux internationaux.

« Je pense que l’arrivée de Joe Biden a fait toute la différence », a déclaré M. Brown à la télévision de la BBC.

Source : Cnbc.com

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