Facebook envisage d’interdire les publicités les jours précédant les élections américaines

Facebook envisage d'interdire les publicités les jours précédant les élections américaines
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Facebook envisage d’interdire la publicité politique sur sa plateforme dans les jours précédant l’élection présidentielle américaine de novembre. L’interdiction potentielle est à l’étude depuis l’automne dernier.

Facebook a fait l’objet de vives critiques pour sa politique qui permet aux politiciens de diffuser de fausses publicités. Le PDG Mark Zuckerberg a défendu avec acharnement la position de son entreprise et a affirmé l’automne dernier que l’interdiction des publicités politiques ne serait pas une bonne idée.

L’interdiction potentielle des publicités a été signalée pour la première fois par Bloomberg. Pour sa part, Twitter a mis fin aux annonces politiques l’année dernière, en déclarant notamment : « Nous pensons que la portée des messages politiques doit se mériter, et non être achetée ». La déclaration ayant été tweeté par le PDG de Twitter, Jack Dorsey, lorsqu’il a expliqué cette décision et cette volonté de ne pas être source de génération de leads « électoraux ».

Facebook obligé de se positionner sur le sujet

Dans un discours prononcé à Washington en octobre dernier, M. Zuckerberg a déclaré que face à la sensibilité qui entoure les publicités politiques, il fallait notamment se pencher sur la question de savoir s’il fallait cesser de les autoriser complètement.

Cependant, les publicités politiques sont une partie importante de la voix des politiques, en particulier pour les candidats locaux, les challengers en devenir et les groupes de pression qui, autrement, n’obtiendraient peut-être pas beaucoup d’attention de la part des médias. L’interdiction des publicités politiques favorise les candidats sortants et tous ceux que les médias couvrent en les aidant à capter l’attention des leads ciblés.

Allant plus loin, le véritable questionnement se pose au niveau de la limite à définir dans ce type d’interdiction. Même si quelqu’un souhaite interdire les publicités politiques, il n’est pas clair où la limite serait fixée. Est-ce que l’on interdirait toutes les publicités sur les soins de santé, l’immigration ou l’émancipation des femmes ? Si on interdit les publicités de certains candidats mais pas celles portant sur les sujets évoqués précédemment, cela aurait-il vraiment une éthique et une logique de donner de l’audience à un débat politique sans permettre aux candidats eux-mêmes de s’exprimer ?

Pour résumer, M. Zuckerberg a conclu en déclarant « Il y a des problèmes dans toutes les situations, et quand on n’est pas clairement certain de savoir quoi faire, je crois que nous devrions opter pour une plus grande expression ».

Un avis également partagé par une partie du monde politique

Réagissant à la perspective d’une interdiction des publicités à cause de leur éventuel objet publicitaire politique, Nell Thomas, le directeur technique du Comité national démocrate, a tweeté vendredi « qu’une interdiction des publicités contondantes n’est pas une vraie solution à la désinformation sur ».

Selon Nell Thomas, l’interdiction de Twitter et la limitation par Google de la manière dont les publicités politiques et les contenus portant sur des call to action électoraux peuvent être ciblées sur les électeurs ont rendu « plus difficile pour les campagnes basiques qui souhaite parler personnellement aux électeurs ». Elle a ajouté que « les médias sociaux doivent faire le travail difficile de combattre la désinformation sans pour autant retirer les outils clés pour faire sortir le vote ».

Source : CNN Business.com

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