Coronavirus : La crise sanitaire actuelle met en difficulté les entreprises de livraison de repas à domicile

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Cette crise sanitaire oblige des milliards de personnes à se confiner à leur domicile. Une occasion en or pour le marché florissant de la livraison de repas à domicile ? Pas vraiment.

Certains des plus grands acteurs mondiaux, tels que Uber Eats et Just Eat, racheté par Takeaway.com, sont en difficulté : les fournisseurs des restaurants ont reçu l’ordre de fermer et les consommateurs, qui travaillent désormais à domicile, prennent le temps de cuisiner et semblent avoir perdu leur appétit pour les plats à emporter.

Malgré cette tendance, de plus en plus de restaurants proposent des plats à emporter, ce qui a donné un coup de pouce aux services en ligne, certaines des plus grandes chaînes alimentaires mondiales utilisant habituellement leurs applications. C’est le cas de McDonald’s et Wagamama qui sont encore fermés pour le moment.

Les données de SimilarWeb, une entreprise basée à Londres qui fournit des statistiques sur le trafic des sites internet du monde entier, mettent en évidence l’ampleur de ce ralentissement en Europe au fur et à mesure que la pandémie se propage et que les gouvernements ordonnent aux gens de rester chez eux.

Une baisse conséquente en Europe

En France, en Espagne et au Royaume-Uni, Just Eat et Uber Eats ont enregistré une baisse du nombre moyen d’utilisateurs quotidiens, de 2 % à 23 % en mars, par rapport aux moyennes de janvier et février. Les données montrent que Deliveroo a également enregistré des baisses en France et en Espagne, mais une légère augmentation au Royaume-Uni.

Ces baisses reflètent une forte diminution du nombre de clients réguliers, les commandes récurrentes représentant actuellement 90 % de l’activité de ces applications, selon SimilarWeb.

Ces données contrastent fortement avec les augmentations à deux chiffres des volumes de livraison de produits alimentaires au cours de la même période durant laquelle les consommateurs se sont précipités pour s’approvisionner.

Ces chiffres donnent un aperçu de la façon dont le virus a rapidement modifié les habitudes des consommateurs en matière d’alimentation et a mis un frein à une industrie en pleine croissance qui est principalement constituée d’emplois étudiants.

Avant l’arrivée du COVID-19, l’industrie européenne, dont le chiffre d’affaires s’élevait à environ 16,5 milliards de dollars, devait croître de 10 % par an au cours de la prochaine décennie, selon Statistica.

En Asie et en Amérique, le constat n’est pas encore prévisible

En Asie, Takeaway.com a vu les premiers signes d’une reprise de la demande après un ralentissement au début des périodes de fermeture.

« L’Asie est entrée en phase de verrouillage en premier et des signes de reprise s’y manifestent d’abord », a déclaré un porte-parole de l’entreprise.

En Chine, l’épicentre initial de l’épidémie qui s’est accompagné des premières mesures de confinement, le service chinois de livraison de plats à domicile Meituan Dianping a déclaré la semaine dernière qu’il s’attendait à une perte au premier trimestre suite à une baisse du nombre de commandes.

Aux États-Unis, Grubhub a déclaré que la demande de plats à emporter semblait se rétablir dans certaines parties du pays, mais que la situation était différente dans des endroits comme New York, où une scène de restaurants animés a fermé les portes au fur et à mesure que les restrictions s’appliquaient.

« New York ne va pas bien parce que les habitants ont fui, les restaurants ferment et les gens ont peur […] À Seattle, les gens ont l’impression que le pire est passé, ils se sentent un peu plus confiants », a déclaré Matt Maloney, PDG de Grubhub, dans une interview.

La mise en place d’incentives

Uber Eats, Grubhub, Delivery Hero et Just Eat Takeaway (dont la fusion est en attente d’approbation) ont offert des incentives aux restaurants. Il s’agit notamment d’une réduction de la commission ou des frais généraux de livraison et l’adhésion plus rapide de nouveaux membres, pour améliorer leur trésorerie et les aider à traverser la crise.

Ces actions devraient permettre au nombre d’adhérents à ces services de se développer à long terme, une fois que les commandes seront aussi nombreuses qu’auparavant. Grubhub a inscrit plus de 20 000 nouveaux restaurants en mars, dépassant de loin son précédent record mensuel fixé à 5000 restaurants, a déclaré M. Maloney. Deliveroo, tant qu’à lui, propose 3 000 nouveaux restaurants au Royaume-Uni depuis le mois dernier, selon un porte-parole.

La perte d’activité a incité certains à se lancer sur de nouveaux marchés. Delivery Hero se développe en fournissant des produits d’épicerie aux clients confinés chez eux et Uber Eats a élargi son offre de produits d’épicerie en s’associant avec des supermarchés comme Carrefour.

Les ventes des épiceries et des magasins de proximité proposés sur Uber Eats ont plus que doublé dans certaines villes européennes, a déclaré le porte-parole d’Uber.

Delivery Hero offre son service d’épicerie gratuitement et essaie de le faire payer en vendant des produits de consommation à forte marge, a déclaré le PDG Niklas Ostberg à Reuters.

Cependant, une certaine inquiétude reste présente. Lorsque les restrictions seront assouplies et que les restaurants commenceront à rouvrir, les commandes ne reprendront pas aussi vite que souhaité, les pertes d’emploi pouvant également entraver le pouvoir d’achat des ménages. Certains restaurants, comme ceux n’ayant pas une forte capacité d’autofinancement, ne survivront peut être pas.

Source utilisée : Reuters.com

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