Coronavirus : John Chambers, l’ancien PDG de Cisco, pense que l’économie américaine ne se redressera pas avant 2021

Coronavirus : John Chambers, l'ancien PDG de Cisco, pense que l'économie américaine ne se redressera pas avant 2021
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L’économie américaine sera en difficulté au moins jusqu’à la fin de l’automne et ne se redressera pas complètement avant le début de l’année prochaine.

Cette annonce a été faite par John Chambers, spécialiste du capital-risque et ancien PDG de Cisco, dans un entretien accordé à Marketwatch. Il a également déclaré que « Les choses vont empirer avant de s’améliorer ».

John Chambers a précisé que la nouvelle pandémie de coronavirus martelait l’économie américaine, le système de santé et les chaînes d’approvisionnement mondiales, et constituait une menace existentielle pour de nombreuses entreprises.

L’économie américaine en crise jusqu’à l’année prochaine

L’économie américaine sera coincée dans le marasme au moins jusqu’à la fin de l’automne et ne connaîtra pas de reprise complète avant 2021.

John Chambers, qui a supervisé une multiplication par 40 du revenu annuel du géant de la technologie Cisco pour atteindre 40 milliards de dollars entre 1995 et 2015 quand il était PDG, l’a explicitement dit : « Le prochain trimestre va être moche ».

Les fonctionnaires ont fermé des entreprises non essentielles et ordonné à leurs populations de rester chez elles, ce qui a conduit à près de 10 millions de demandes de prestations de chômage aux États-Unis en deux semaines. Il y a toujours des pénuries de fournitures médicales essentielles telles que les masques respiratoires et les ventilateurs, ainsi que de longs délais d’expédition.

Des aides et des soutiens massifs pourtant mis en place par le gouvernement

Les autorités ont tenté d’atténuer les conséquences de cette situation en réduisant les taux d’intérêt, en augmentant les achats d’obligations et en affectant des milliards de dollars à l’aide aux compagnies aériennes et aux autres secteurs en difficulté, aux gouvernements des États et aux collectivités locales, aux petites entreprises, aux prestataires de soins de santé et aux ménages.

« Il n’y a pas de rebondissement magique », a mis en garde M. Chambers. « Le gouvernement fédéral, la Fed, la banque centrale et le Trésor ont fait un travail incroyable en réagissant aussi rapidement qu’ils l’ont fait. ».

La nécessité de se « Réinventer ou être laissé derrière »

La perturbation actuelle va éliminer les entreprises les plus faibles mais offre une opportunité aux innovateurs, a déclaré M. Chambers à Marketwatch.

« Les entreprises sont à court de liquidités », a-t-il déclaré, ce qui naturellement les empêche de tenir le coup face à l’ampleur de leurs frais réels, et a poursuivi en affirmant « Il est temps de réinventer ou d’être laissé derrière ».

John Chambers a donné l’exemple de Cisco, qui a réagi à la pandémie de grippe aviaire de 2005 en déployant TelePresence, un pionnier des produits de vidéoconférence. Il a également cité Shake Shack et Delta Air Lines qui ont numérisé leurs opérations, arguant qu’ils étaient bien placés pour faire face à la pandémie.

Le même scénario s’annonce pour l’économie française

Plus le temps passe, plus la situation de l’économie tricolore semble suivre le même chemin que celle de son homologue outre-Atlantique. Sur cette année 2020, les experts s’entendent à dire que la France subira sa plus grande récession depuis l’après-guerre, malgré le fait que le gouvernement essaye tant bien que mal de limiter les dégâts de la crise du COVID-19 qui a mis la plupart des entreprises à l’arrêt ou en difficultés, notamment celles ne pouvant pas profiter de la solution que constitue le télétravail et faisant face à des frais généraux importants.

L’INSEE a indiqué qu’un seul mois de confinement ferait perdre 3 points au PIB national, et que deux mois entraînerait une chute de 6 points.

Pour sa part, l’assureur-crédit Coface a notamment précisé ces derniers jours que les défaillances de sociétés seront probablement en croissance de 15 % sur cette année, celles-ci manquant certainement de capitaux propres pour traverser tant bien que mal cette crise.

En conclusion, nous assistons à une crise considérable pour certains, de véritables opportunités pour d’autres, un paradoxe qui aura dans tous les cas des impacts extrêmes et définitifs.

Source utilisée : BusinessInsider.com

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