Comment relancer l’économie post-pandémie en France ?

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L’année 2021 débute sous les mêmes bases que l’exercice précédent avec un contexte économique lourdement impacté par le contexte sanitaire. Alors que 16 départements se retrouvent de nouveau sous la contrainte de restrictions de déplacements, la campagne de vaccination poursuit son cours dans l’ensemble de l’hexagone et laisse entrevoir une réouverture progressive du pays. Alors pour les entreprises il faut déjà penser à demain et trouver des solutions afin de reprendre la production de plus belle, et soutenir l’offre pour inciter la demande.

L’interventionnisme de l’Etat

« Quoi qu’il en coûte », tels étaient les mots du Président français Emmanuel Macron lorsqu’il s’est adressé à ses citoyens lors de l’annonce du premier confinement en Mars 2020. Une formule qui accompagne son Gouvernement dans la réponse économique apportée à cette crise sanitaire depuis un an maintenant. Cette expression s’est alors traduite par de nombreuses aides concrètes :

  • Un prêt aux entreprises garanti par l’Etat ;
  • Un fonds de solidarité à destination des entreprises ;
  • Un report des cotisations sociales et autres factures dues ;
  • Une généralisation du chômage partiel pour les salariés ;
  • Une aide spécifique à l’embauche et à l’apprentissage.

Avec l’ensemble de ces mesures mises en place, le Gouvernement d’Emmanuel Macron espère limiter les fermetures d’entreprise et préparer un rebond de l’économie dès le second semestre de cette année. Mais ces seules mesures économiques ne suffiront pas à retrouver un niveau de production équivalent à celui de 2019.

Soutenir l’offre en augmentant le temps de travail

Pour rattraper le retard accumulé ces 365 derniers jours, cela passe par « Une nécessaire augmentation de la durée moyenne du travail », selon l’économiste français Bertrand Martinot qui plaide en faveur d’un soutien aux entreprises qui souhaitent accroître le temps de travail, sans sacrifier la question de sa rémunération. Il propose alors différentes solutions pour donner le pouvoir aux entreprises d’étendre ce temps de travail :

Pourquoi il est difficile d’embaucher ?

Il est évident de penser que la première solution pour soutenir l’offre serait d’embaucher de la main d’œuvre supplémentaire ou de faire appel à un prestataire extérieur. Mais la réalité n’est pas aussi simple. En effet, aujourd’hui des milliers d’entreprises sont soutenues par des aides d’Etat. Lorsque ces aides s’arrêteront, certaines d’entre elles n’auront tout simplement pas les moyens de se renforcer.

Maximiser les heures supplémentaires

Il faut donc capitaliser sur les ressources déjà possédées et les optimiser. Cela fonctionne aussi bien pour les ressources physiques, que pour la force de travail. D’après M. Martinot, les heures supplémentaires doivent alors devenir la norme dans chaque structure qui en a les moyens, et dans la limite de ce que propose le Code du travail

Travailler les jours fériés

On compte officiellement 11 jours fériés en France. Parmi ceux-là, seul le 1er Mai est obligatoirement chômé pour tous les salariés (sauf dans les secteurs essentiels comme les hôpitaux). En ce qui concerne les 10 autres jours fériés, dont vous pouvez trouver la liste complète sur ce site, le choix est laissé à l’employeur de faire travailler ses salariés ou non. Dans beaucoup d’entreprises, ces jours fériés sont chômés. Une tendance qui pourrait alors s’inverser pour éviter les ralentissements de production. Bertrand Martinot cible en particulier le Jeudi de l’Ascension qui entraîne très souvent un pont le Vendredi, faisant perdre 48 heures d’activité à l’entreprise.

Se former en dehors du temps de travail

La formation est essentielle pour la montée en compétence d’un salarié. Cependant, elle demande beaucoup de ressources en temps. M. Martinot préconise donc, dans la mesure du possible, de réaliser ces formations en dehors des heures de travail avec l’accord du salarié et dans la limite de 10% de son temps de travail.

La mise en place de telles mesures ne semble pas viable pour le long terme car elle finirait par impacter la motivation de l’employé. Mais appliquée de manière provisoire, elle pourrait s’affirmer comme une solution efficace pour booster la productivité des entreprises du territoire national.

Source : institutmontaigne.org

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