British Steel : La France menace de mettre son veto sur la vente de la société

British Steel : La France menace de mettre son veto sur la vente de la société
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La vente de British Steel à la firme chinoise Jingye pourrait être bloquée par la France. Jingye ayant accepté en novembre dernier de reprendre l’entreprise en faillite pour 50 millions de livres sterling tout en sauvant environ 4 000 emplois.

Toutefois, l’approbation du gouvernement français est nécessaire car British Steel possède une usine en France qui est considérée comme un atout national stratégique. Le ministre français des finances, Bruno Le Maire, a menacé d’opposer son veto à l’accord, comme l’a d’abord rapporté Sky News.

M. Le Maire a fait part de ses intentions au Chancelier Sajid Javid la semaine dernière lors d’une réunion à Bruxelles, ce que des sources gouvernementales ont confirmé à la BBC.

Un désaccord en rapport avec l’activité de l’entreprise sur le territoire français

Le différend anglo-français porte sur l’usine de British Steel à Hayange, qui approvisionne le réseau ferroviaire français, dont l’opérateur ferroviaire public SNCF.

Même si le siège social est en Grande-Bretagne, la France a le pouvoir de bloquer la vente de l’usine d’Hayange, qui a déjà fait l’objet d’une annonce de vente séparée de celle de l’opération britannique, cette fois-ci validée a priori par les autorités françaises.

Lorsque British Steel s’est effondré il y a plus de sept mois, le contrôle de la société de portefeuille est passée au service britannique de l’insolvabilité, chargé de vendre les actifs.

Bien que le service soit le propriétaire effectif d’Hayange, le contrôle opérationnel quotidien de l’usine reste en France.

L’usine française considérée comme un actif d’importance stratégique par Bruno Le Maire

Des sources gouvernementales ainsi que certains communiqués confirment que le ministre français des finances a indiqué au chancelier Sajid Javid qu’il s’oppose à cette acquisition chinoise. L’usine de British Steel à Hayange étant un des fournisseurs majeurs d’acier auprès de la société ferroviaire publique SNCF, le gouvernement français la considère comme un actif d’importance stratégique.

La position française est différente de celle du gouvernement britannique, malgré le fait que British Steel soit un fournisseur majeur de la société publique Network Rail. Des sources au sein de l’industrie sidérurgique confirment également la connaissance des objections françaises.

Si on étudie le marché britannique actuel, on constate qu’il existe également un malaise généralisé au sein de l’industrie sidérurgique britannique face à l’ampleur des ambitions chinoises au Royaume-Uni.

En effet, Jingye souhaite augmenter sensiblement la production à Scunthorpe et a acquis il y a une semaine la société britannique de commerce d’acier Stemcor. Ces actions ont suscité l’inquiétude des autres producteurs d’acier face à la pénétration croissante des intérêts chinois dans une importante industrie primaire.

Les objections françaises ont été largement anticipées et un processus visant à séparer l’usine française du reste de British Steel est en cours depuis plusieurs mois. Le gouvernement garde espoir que l’accord avec Jingye puisse encore être conclu et les discussions pour sceller cet accord sont en cours.

Source utilisée : BBC.com

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