BP lève le voile sur ses profits dans le commerce du pétrole

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BP a donné un aperçu de la rentabilité de son énorme et secrète branche commerciale, suggérant qu’elle réalise des bénéfices annuels pouvant atteindre 2,5 milliards de dollars.

La révélation, qui a eu lieu lors des présentations de cette semaine sur les plans de la société en matière d’énergie propre, fait suite à l’émergence du commerce au cours du premier semestre de l’année comme l’un des rares points lumineux pour BP et ses pairs (notamment les actionnaires du groupe). BP argumente commercialement en mettant en avant que les opérations ont apporté un torrent de liquidités qui a partiellement compensé l’impact de la crise du coronavirus sur les prix du pétrole et la demande d’énergie.

Des activités internes stables et fructueuses depuis longtemps

Les activités de négoce interne de BP ont depuis longtemps permis d’augmenter le rendement du capital investi moyen de l’entreprise de 2 points de pourcentage, selon le directeur général Bernard Looney.

Contrairement aux bénéfices commerciaux gérés et étroitement surveillés, la société divulgue le capital moyen qu’elle emploie chaque année. De 2015 à 2019, ce chiffre était de 124,2 milliards de dollars par an, selon le rapport annuel de l’année dernière. Cela suggère qu’une augmentation de 2 % du RoACE équivaut à environ 2,5 milliards de dollars.

BP ne divulgue pas les bénéfices de son unité de négociation et a refusé de commenter les questions de Bloomberg News sur ce calcul.

Un statut de véritable négociant mondial de ressources et de matières premières

Bien que plus connu pour ses champs pétrolifères, ses raffineries et ses stations-service, BP est une entreprise qui se présente comme l’un des plus grands négociants de matières premières au monde. Aux côtés de ses rivaux Royal Dutch Shell et Total, elle parie son propre argent sur les hauts et les bas des marchés mondiaux du pétrole et du gaz naturel.

La société a déclaré avoir négocié un peu moins de 11 millions de barils de pétrole brut par jour l’année dernière, soit plus que les noms les plus connus du secteur du commerce des matières premières tels que Vitol Group, Trafigura Group et Glencore.

Historiquement, les trois grandes compagnies pétrolières ont divulgué le moins d’informations et de données possible sur la façon dont leurs négociants assurent le développement commercial de leurs entreprises. Lorsque les investisseurs ont interrogé Total au début de l’année sur la rentabilité de ses activités de négoce, le PDG Patrick Pouyanne a répondu : « Le commerce du pétrole est un secret. » En toute logique, on se doute donc que si cela reste confidentiel, c’est parce que le géant français ne souhaite pas donner une visibilité claire sur la nature du succès de sa rentabilité commerciale, d’autant plus dans le contexte actuel tenant de plus en plus compte des enjeux environnementaux et écologiques au niveau des énergies fossiles.

De plus, il est important de noter que les opérations commerciales des compagnies ont exploité les mouvements de prix sauvages créés cette année par la pandémie. BP, par exemple, a souligné les « résultats exceptionnellement bons » de sa branche commerciale au cours du deuxième trimestre, tandis que la division équivalente de Shell a enregistré des bénéfices record. L’impact de la pandémie est donc clairement en demi-teinte pour certaine activités mondiales.

Source : Bloomberg.com

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