BlackRock évoque le changement climatique et commence à retirer ses investissements dans les énergies fossiles

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La récente décision de la société de gestion d’actifs BlackRock de reconnaître l’urgence de la crise climatique et de commencer à réorienter ses investissements a fait grand bruit à Wall Street mardi dernier. 

Qu’est-ce que BlackRock ?

Basé à New-York, BlackRock est un fond d’investissements que l’on peut considérer comme un gestionnaire d’actifs. Il gère 7000 milliards de dollars ce qui en fait le plus important fond au monde.

Bien sur, BlackRock n’est pas propriétaire de cette immense somme d’argent, elle lui est confiée par des investisseurs. Concernant ces clients, on peut les considérer comme des investisseurs institutionnels, soit des entités, privées ou publiques, qui disposent de grandes quantités d’argent.

Ces investisseurs constitutionnels confient donc à BlackRock la mission d’assurer le placement, la gestion ainsi que le développement de leurs actifs sur les marchés.

Une décision considérable pour la finance et pour le climat

Selon une estimation, on compte environ quatre-vingts billions de dollars d’argent sur la planète. Si cette valeur est juste, alors les sept billions de dollars que détient BlackRock correspondent à près d’un centime de chaque dollar présent sur la planète, principalement sous la forme d’actions dans lesquelles elle investit notamment pour des fonds de pension.

Ainsi, lorsque le PDG de BlackRock, Larry Fink, a consacré sa lettre annuelle aux investisseurs aux changements climatiques qui nous ont maintenant « mis au bord d’un remaniement fondamental de la finance ». Cette lettre et cette phrase en particulier marque un tournant dans l’histoire du fond d’investissements.

Larry Fink a bien évidemment raison au sujet de l’avenir financier. Nous ne pouvons pas regarder les nuages de fumée qui obscurcissent maintenant le continent australien et en ressortir en pensant que nous pouvons maintenir notre cap actuel.

Mais toutes les personnes y prêtant un minimum d’attention, y compris les PDG des fonds d’investissement, connaissent déjà ce constat depuis des années. Mais aujourd’hui, certains facteurs incitent M. Fink à prendre cette décision pour continuer à valoriser la notoriété de sa société.

Les actions des énergies fossiles ont commencé à faire baisser les portefeuilles. Comme l’a fait remarquer The Times, « si M. Fink avait décidé il y a dix ans de retirer les fonds de BlackRock des sociétés qui contribuent au changement climatique, ses clients auraient été bien servis. Au cours des dix dernières années, jusqu’à vendredi, les sociétés du secteur de l’énergie du S&P 500 n’avaient gagné que 2 % au total. Au cours de la même période, le S&P 500 élargi a presque triplé ».

La pression du public ne cesse d’augmenter. Des campagnes militantes ont été menées pour que le secteur financier commence à prêter attention au climat et y voit un éventuel avantage concurrentiel.

Au cours des derniers mois, Goldman Sachs, Liberty Mutual et le Hartford Financial Services Group ont tous mis en place de nouvelles gouvernances climatiques, et la Banque européenne d’investissement (la plus grande banque publique internationale au monde) a annoncé qu’elle cesserait complètement de prêter à des projets de combustibles fossiles.

Source utilisée : NewYorker.com

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