Believe, la start-up française qui révolutionne le streaming audio

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Believe, une start-up française qui se présente comme un nouveau type de label musical pour l’ère du streaming, a déposé une demande d’introduction en bourse dans le but de lever 500 millions d’euros pour alimenter son expansion et financer des acquisitions.

Believe gagne sa place dans le paysage du streaming audio

Fondée en 2005 par le directeur général Denis Ladegaillerie, Believe, dont le siège est à Paris, vise une valorisation supérieure à 2 milliards d’euros, selon une personne au fait du dossier. La société cherche à capitaliser sur le regain d’enthousiasme des investisseurs pour le secteur de la musique. Un secteur qui a renoué avec la croissance après deux décennies de déclin, grâce à l’apparition des services de streaming par abonnement comme Spotify, Deezer et Apple Music qui ont révolutionné le modèle économique de l’industrie.

Cette nouvelle ère a également commencé à modifier la dynamique du pouvoir entre les artistes qui sont des marques à part entière, les grands labels et les investisseurs spécialisés qui se ruent sur le marché. Le streaming a non seulement fait grimper la valeur des anciens catalogues, mais a également mis la pression sur les grands labels pour qu’ils reversent une plus grande partie des bénéfices qui en découlent aux artistes, créant ainsi une ouverture pour les nouveaux venus tels que Believe.

« Les artistes veulent garder leur propre propriété intellectuelle et avoir un partenaire avec une expertise numérique, qui leur offre des conditions économiques plus favorables que les labels traditionnels », a déclaré M. Ladegaillerie ce lundi. « On ne développe pas un artiste à l’ère numérique comme on le faisait à l’ère analogique. Comme la musique devient numérique à l’échelle mondiale dans les dix prochaines années, cela crée une opportunité pour nous, car le marché se transforme. »

Believe travaille avec des musiciens indépendants et des labels de musique lorsqu’ils cherchent à se développer en accroissant leur popularité via les médias sociaux et à mettre leurs œuvres sur les plateformes de musique en streaming. Il s’agit d’un large éventail d’artistes, allant de personnes qui débutent à des artistes plus établis, comme le rappeur français Jul. Pour les plus petits artistes, elle propose une plateforme appelée TuneCore qui leur permet de publier leur musique à faible coût, mais la grande majorité de ses revenus provient de son service premium destiné aux plus grands artistes.

Un modèle économique disruptif

Contrairement aux labels de musique traditionnels, les grands artistes avec lesquels elle travaille conservent leurs propres droits d’auteur et versent à Believe une part des revenus pour les services qu’elle fournit. La plateforme est l’une des nombreuses nouvelles entreprises de musique numérique qui cherchent à défier les grands labels en proposant des accords plus souples et des contrats axés sur les services. Des sociétés telles qu’AWAL de Kobalt, vendue cette année à Sony, Ditto au Royaume-Uni et Downtown aux États-Unis sont apparues à l’ère du streaming pour offrir aux musiciens une alternative aux contrats d’enregistrement traditionnels pour promouvoir et développer leur travail. En somme, ces applications fonctionnent comme une place de marché mettant en relation artistes et auditeur.

Selon son document d’enregistrement d’introduction en bourse, la société a déclaré 441,4 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020, soit une hausse de 12 % par rapport à 2019. Toutefois, ce chiffre est inférieur aux 65 % réalisés de 2018 à 2019, la croissance ayant ralenti en raison de la pandémie. Elle a également basculé dans une perte nette de 26,3 millions d’euros l’année dernière en raison de lourds investissements dans la technologie et le personnel, après avoir réalisé un bénéfice de 4,6 millions d’euros en 2019.

Denis Ladegaillerie a déclaré que Believe se concentrait toujours sur la croissance et l’expansion dans de nouveaux pays et qu’elle continuerait donc à investir dans les années à venir plutôt que de se concentrer sur la rentabilité.

Source : FT.com

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