Apple et Google obligent à repenser la publicité en ligne

Apple et Google obligent à repenser la publicité en ligne
Vous êtes chef d’entreprise ou travailleur indépendant ?
Créer un compte gratuitement

Rejoignez notre plateforme de mise en relation entre téléprospecteurs à domicile et entreprises !

Les mesures prises par Apple et Google en matière de confidentialité numérique obligent le secteur de la publicité à revoir sa façon de travailler, a déclaré Maurice Levy, de Publicis Groupe, sur CNBC.

Le président de la troisième plus grande société de publicité au monde a déclaré que les changements apportés au logiciel de smartphone iOS d’Apple et au navigateur Web Chrome de Google signifiaient que les annonceurs devaient « revoir toute la façon dont nous travaillons. »

S’adapter aux nouvelles normes de ciblage des utilisateurs

« Ce n’est pas une victoire claire » pour les agences de publicité traditionnelles, a confié Maurice Levy à Karen Tso de CNBC lundi. « La confidentialité est extrêmement importante », a-t-il ajouté. « Et je pense que le fait que toutes ces plateformes prennent soin de la vie privée des consommateurs et de leurs clients est quelque chose qui est extraordinairement important. Mais cela conduit à revoir la façon dont nous travaillons. »

Apple a commencé cette année à obliger les développeurs d’applications sur ses plateformes à demander la permission avant de pouvoir collecter des identifiants uniques utilisés par les annonceurs pour cibler les publicités mobiles et mesurer leur efficacité.

La société avait déjà interdit l’utilisation de cookies tiers non autorisés sur lesquels s’appuient de nombreux annonceurs pour suivre les internautes et leur proposer des publicités personnalisées sur son navigateur Safari.

Désormais, Google prévoit également d’abandonner les cookies tiers sur Chrome, et est en train de chercher une alternative pour les campagnes de marketing sortant de ses utilisateurs. La semaine dernière, le géant de la technologie a déclaré qu’il donnerait son avis au régulateur britannique de la concurrence sur sa proposition de remplacement des cookies.

Cette initiative a donné lieu à des luttes intestines dans le secteur de la technologie, Facebook et Apple s’opposant sur les mises à jour de confidentialité relatives à la protection des données de ce dernier. Facebook est susceptible d’être l’une des entreprises les plus touchées par les changements d’iOS d’Apple, et s’est lancé dans de nouveaux secteurs d’activité comme le commerce en ligne afin d’amortir le choc.

Selon M. Levy, l’acquisition par Publicis de la société de données Epsilon, pour un montant de 4,4 milliards de dollars, devrait contribuer à protéger le géant du marketing des retombées des modifications apportées par Apple et Google en matière de confidentialité.

Taxe technologique

Apple, Google et d’autres grandes entreprises technologiques font l’objet d’un examen de plus en plus minutieux de la part des régulateurs du monde entier, qu’il s’agisse de leur taille ou du montant des impôts qu’elles paient.

Ce mois-ci, les pays les plus riches du Groupe des Sept (G-7) ont conclu un accord historique visant à fixer un impôt minimum mondial sur les sociétés de 15 %. Cette décision vise en grande partie à lutter contre l’évasion fiscale des géants du numérique tels que Google, Apple, Facebook et Amazon, grâce à un nouveau système fiscal lié aux lieux où les multinationales exercent réellement leurs activités plutôt qu’à ceux où elles ont leur siège.

« Je pense que la décision qui a été prise est une très bonne décision », selon Maurice Levy. « Je crois qu’il est normal que quelqu’un qui travaille dans un pays paie les impôts de ce pays. » M. Levy a ajouté : « 15% n’est pas excessif c’est un minimum je considère que c’est juste et je pense que le G20 acceptera ce genre de solution. »

« Comme toutes ces plateformes ont une capitalisation boursière qui dépasse les centaines de milliards de dollars, il est important qu’elles contribuent aux impôts dans le pays où elles opèrent. »

Source : CNBC.com

Retour en haut