Amazon déclare avoir perdu un contrat militaire à cause de Donald Trump

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Amazon pense avoir perdu un contrat militaire dédié au cloud computing, d’une valeur de 10 milliards de dollars . L’entreprise de Jeff Bezos voulait rivaliser avec Microsoft, mais s’est retrouvée bloquée, selon elle, par la volonté du président Trump de « bloquer » Jeff Bezos.

Selon le New York Times, Amazon a écrit, dans une plainte déposée à la cour fédérale, que les fonctionnaires du Pentagone ont examiné ses soumissions hors délais pour le projet Joint Enterprise Defense Initiative (JEDI) avant d’accorder le contrat au concurrent Microsoft – dont la PDG Satya Nadella n’est actuellement pas la cible de l’une des querelles les plus partiales de Donald Trump.

Un président obsédé par Jeff Bezos

En effet, Trump serait obsédé par « Jeff Bozo », principalement parce que le PDG milliardaire possède également le « faux » Washington Post. La plainte d’Amazon devant United States Court of Federal Claims à Washington prétend que Trump est intervenu dans le processus contractuel pour s’opposer à Bezos, « son ennemi politique ».

Cela aurait amené le ministère de la Défense à faire des erreurs flagrantes et inexplicables, en conformité avec les directives de la Maison Blanche.

Amazon ne remet pas en cause les performances de son service

Le Pentagone n’a pas reconnu les nombreux cas dans lesquels Amazon Web Service (AWS) a démontré que ses capacités dépassaient largement les exigences de performance des autres prestataires de services positionnés, selon les déclarations de l’équipe juridique d’Amazon qui tente de prouver que le président actuel souhaite limiter le développement de l’entreprise de Jeff Bezos.

Le Pentagone aurait également ignoré les cas où Microsoft a nécessairement échoué à démontrer que sa solution respectait les exigences techniques. Amazon a ajouté dans la plainte que le Pentagone s’était écarté des règles d’approvisionnement et s’était conformé, consciemment ou inconsciemment, au désir exprimé par son commandant en chef de rejeter l’offre supérieure de l’AWS.

Amazon affirme, dans les documents déposés, que ces facteurs comprenaient une exigence de dernière minute dans le brief, l’empêchant d’utiliser des centres et gestionnaires de données existants et déjà certifiés pour une utilisation classifiée, et exigeant plutôt qu’AWS construise une nouvelle infrastructure classifiée dédiée pour le DoD, augmentant ainsi le coût de son offre.

Une autre affirmation concerne le secrétaire à la Défense, Mark Esper, qui a rouvert le processus d’appel d’offres du JEDI après le départ de son prédécesseur, Jim Mattis, fin 2018.

Amazon a écrit que, bien que M. Esper se soit récusé du contrat JEDI le 22 octobre 2019 en invoquant des conflits d’intérêts, la décision d’attribuer le contrat à Microsoft avait déjà été prise cinq jours auparavant.

La plainte déposée qualifie cela de tentative de réécriture du dossier d’appel d’offre afin d’y intégrer l’intervention du président et sa volonté indirecte de bloquer Amazon.

Source – Image à la une par LeParisien

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