Adam Neumann : la chute du PDG de WeWork

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Le cofondateur de WeWork, Adam Neumann, a laissé sa place de directeur général ce mardi. Cette décision fait suite à plusieurs semaines d’agitation pour la société de coworking.

Le départ du directeur général de la société n’est pas sans conséquence, d’autant plus qu’il s’agit d’une des multiples actions entreprises par la société pour se stabiliser, suite à une introduction en bourse loin d’être parfaite.

Ces 6 dernières semaines, suite à la publication de l’entrée en bourse de The We Company, l’entreprise a réalisé de grosses mises à jour dans sa gouvernance. Elle aurait notamment diminué sa valorisation à 15 milliards de dollars et également décalé la délivrance de ces actions qui était prévue pour cet octobre.

Adam Neumann a notamment déclaré « Bien que notre entreprise n’ait jamais été aussi prospère, au cours des dernières semaines, la surveillance minutieuse dont j’ai été l’objet est devenu une distraction importante, et j’ai décidé qu’il était dans le meilleur intérêt de l’entreprise que je me retire du poste de directeur général ».

Malgré cette décision, le désormais « ancien » directeur général garde sa place de président non exécutif. De leur côté, le directeur financier Artie Minson et le vice-président Sebastian Guggin, prennent chacun le titre de coprésident directeur général.

Une entreprise sur-évaluée

En janvier dernier, l’entreprise avait pourtant déclaré qu’elle était évaluée à 47 milliards de dollars. Cette déclaration avait soulevé de nombreuses questions pour cette société de location de bureaux partagés à destination de professionnels indépendants, en homeshoring notamment. En effet, pendant un certain temps, de nombreux professionnels se demandait comment une société immobilière pouvait être valorisée à hauteur de 26 fois la valeur de son chiffre d’affaires. Pourtant, WeWork donnait l’impression d’être sur la bonne voie pour être à l’origine de l’une des introductions en bourse les plus conséquentes depuis des années.

Mais on était loin du compte, le retour de flamme a été particulièrement violent et rapide. Dès la publication du formulaire d’introduction en bourse en août dernier, WeWork affichait une perte pour l’année 2018 à hauteur de 1,9 milliards de dollars, sur un chiffre d’affaires à hauteur de 1,8 milliards. De plus, les pertes pour l’entreprise s’étaient développées davantage sur le premier semestre 2019.

En ce qui concerne les investisseurs potentiels, la structure assez surprenante de gouvernance et d’actionnariat détaillée au sein du formulaire d’introduction était bien plus troublante. On y découvrait des droits de vote à hauteur de 20 contre 1 pour Adam Neumann, ainsi qu’une clause spécifique expliquant que sa femme Rebekah serait en mesure de jouer un rôle considérable si l’entreprise se retrouvait à choisir un nouveau PDG dans le cas ou Neumann ne pourrait plus assumer cette tâche.

Un mois après la publication de ce formulaire d’introduction, la société a publié un nouveau document incluant certains amendements qui diminuaient les droits de vote du PDG actuel à 10 contre 1, et a déclaré notamment que le conseil d’administration sélectionnerait son successeur directement.

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