12 millions d’Américains perdront leurs allocations chômage après Noël

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Selon une nouvelle analyse, environ 12 millions de travailleurs sans emploi aux États-Unis perdront leurs allocations de chômage le lendemain de Noël. La suppression de ces allocations pourrait plonger de nombreux ménages dans la pauvreté tout en créant des vents contraires à la reprise économique.

Les programmes d’aide bientôt à échéance

Deux programmes gouvernementaux clés autorisés suite à la pandémie actuelle, Relief, et Economic Security Act, ou CARES Act, expirent le 26 décembre. L’un est le programme d’assistance chômage en cas de pandémie qui fournit une aide aux travailleurs en freelance et aux employés en perte d’activité. Cela priverait 7,3 millions de travailleurs de revenus dont ils ont un besoin urgent, selon une étude publiée mercredi par The Century Foundation, un groupe de réflexion progressiste.

4,6 millions de chômeurs risquent quant à eux d’être privés des « indemnités de chômage en cas de pandémie », un autre programme de la loi CARES qui prévoit 13 semaines supplémentaires d’aide aux chômeurs en plus des 26 semaines que les États fournissent habituellement, selon l’analyse.

Les 600 dollars supplémentaires par semaine que les demandeurs d’emploi recevaient dans le cadre de CARES au titre de l’assurance chômage fédérale ont expiré à la fin du mois de juillet, réduisant ainsi les revenus de nombreux Américains qui ont perdu leur emploi au cours des premiers mois de la pandémie de coronavirus.

Le soutien financier des programmes de relance du gouvernement a permis à de nombreuses entreprises et ménages de se maintenir à flot pour faire face aux retombées du COVID-19 et aux fermetures nationales d’établissements publics ou privés. Le prochain fléchissement des prestations pourrait s’avérer être un autre choc pour les ménages et l’économie, a déclaré Andrew Stettner, expert en chômage de la Fondation Century.

« Les gens ne réalisent pas que la plupart des personnes qui perçoivent actuellement des allocations de chômage seront privées de leurs prestations le 26 décembre », a déclaré M. Stettner. « La plupart des gens passeront de ces 200 à 300 dollars par semaine à rien du tout ». Il a ajouté : « Cela aura un impact énorme sur les familles et l’économie ».

Une année destructrice pour l’emploi

En même temps, plusieurs autres programmes liés à la pandémie doivent expirer à la fin de l’année, ce qui pourrait ajouter une pression supplémentaire auxquelles sont déjà confrontés de nombreux ménages. Par exemple, un moratoire sur les expulsions et un programme d’abstention de remboursement des prêts hypothécaires doivent également expirer d’ici la fin de 2020.

« La semaine dernière, pour la 35ème semaine consécutive, le nombre total de demandes initiales était supérieur à celui de la pire semaine de la Grande Dépression qui avait suivi le krash boursier de 1929 », a écrit Heidi Shierholz, économiste du travail au Centre de politique économique de gauche, dans une note de recherche publiée jeudi. « La croissance de l’emploi ralentit. Des mesures de relance sont désespérément nécessaires ».

Si ces différents programmes d’aide ne sont pas prolongés après la fin de l’année, le secteur bancaire se prépare déjà à prendre le relais avec une recrudescence de téléacteurs qui se tiennent prêts à à proposer des programmes d’emprunts malgré le risque de solvabilité de cette tranche de la population. Cependant, si l’on se dirige dans cette voie, le spectre de la crise de 2008 risque alors de rapidement refaire surface.

La fin des programmes de relance constituerait un véritable test pour l’économie, selon Bob Schwartz, économiste en chef d’Oxford Economics. L’expiration de l’aide au chômage arrive au moment où COVID-19 fait un bond dans tous les États-Unis, provoquant de nouvelles restrictions de la part des États et des villes.

« Avec des taux d’infection en hausse dans la majeure partie du pays, de nouvelles restrictions sont mises en place, ce qui ouvre la voie à un nouveau gonflement des taux de chômage », écrit Bob Schwartz dans un rapport. « Si le Congrès ne prolonge pas les allocations de chômage, une source vitale de revenus pour ce segment de la population en détresse s’éteindra ».

Certains demandeurs d’emploi ont déjà atteint la fin de leurs allocations de chômage cet automne, comme les travailleurs qui ont été parmi les premiers à perdre leur emploi au printemps. Environ 4,4 millions de travailleurs auront déjà épuisé leurs allocations de chômage supplémentaires au titre de la loi CARES avant la date butoir du 26 décembre, selon les estimations de la Fondation Century.

Source : Cbsnews.com

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